DÉVOTION DU 31 Mai 2026 Références bibliques : Proverbes 10 : 1 – 32 ; 11 : 1 – 31
Références bibliques : Proverbes 10 : 1 – 32 ; 11 : 1 – 31
«Celui qui se souvient de la correction prend le chemin de la vie, mais celui qui oublie la réprimande s’égare. » (Proverbes 10 : 17)
Notre fille de deux ans peut être charmante, douce et intelligente. Et ce n’est pas seulement notre avis en tant que parents ; d’autres personnes disent parfois qu’elle a l’air d’une enfant parfaite.
Cependant, ce que la plupart des gens ignorent, c’est qu’à la maison, notre fille peut devenir carrément une autre fille !
Alors qu’elle est timide et silencieuse à l’église et en présence de personnes qu’elle ne connaît pas bien, à la maison, elle est souvent bruyante, turbulente et parfois exigeante.
Comme tout enfant en bas âge, elle a besoin d’être corrigée assez souvent. En fait, sa chaise de punition est peut-être la chaise la plus utilisée dans notre maison !
Néanmoins, lorsque mon mari ou moi-même la corrigeons, elle est très contrariée.
Elle a peut-être juste crié « Non ! » et couru dans l’autre sens par défi, mais après quelques minutes de temps mort et une discussion calme sur ce qu’elle a fait de mal, elle s’excuse sincèrement et nous embrasse.
Elle se laisse facilement convaincre après avoir été corrigée; ce qui
facilite la tâche parfois douloureuse de la discipliner.
En tant qu’enfants de Dieu, notre Père juge parfois nécessaire de nous corriger ou de nous châtier. Lorsque le Seigneur nous corrige, sommes-nous aussi dociles et acceptons-nous Ses corrections aussi facilement qu’un jeune enfant ?
Regrettons-nous sincèrement nos erreurs et demandons-nous humblement pardon ? Offrons-nous notre amour et notre dévouement après avoir été punis ?
Dans le verset central d’aujourd’hui, Salomon dit : « Celui qui se souvient de la correction prend le chemin de la vie, mais celui qui oublie la réprimande s’égare. »
Si nous acceptons la correction et l’appliquons à notre vie, Dieu nous amènera finalement à la vie éternelle.
Lorsque Jésus était sur terre, Il a indiqué cela en disant que Ses disciples devaient devenir comme des petits enfants s’ils voulaient hériter du royaume des Cieux. Il faisait peut-être en partie référence à la manière dont un enfant réagit à la discipline.
En tant qu’adultes, il n’est pas facile d’admettre que nous avons tort ou de réaliser que nous devons nous améliorer dans un domaine particulier.
Cependant, le Seigneur peut nous aider à réagir de la bonne manière. Si nous continuons à tenir compte de Ses corrections, nous mûrirons spirituellement et nous obtiendrons finalement la vie éternelle au Paradis.
CONTEXTE
Le chapitre 10 commence une nouvelle section des Proverbes.
Contrairement aux neuf premiers chapitres du livre, qui contiennent des exhortations plus ou moins longues sur le thème de la recherche de la sagesse et de l’éloignement de la folie, la majeure partie des chapitres 10 à 22 des Proverbes est constituée de versets indépendants.
Chaque verset est une maxime concise qui transmet le bon sens et la sagesse spirituelle pour des questions du quotidien. Ces maximes ont été composées par Salomon et sont considérées comme la partie du livre qui a été écrite en premier.
Dans les chapitres 10 à 15, la plupart des proverbes présentent une opposition entre les justes et les méchants.
Les riches métaphores qu’on retrouve dans ces deux chapitres renforcent la véracité des observations.
Plusieurs de ces métaphores sont humoristiques, comme dans Proverbes 10 : 26 et 11 : 22. À l’époque de Salomon, les femmes portaient souvent de gros anneaux au nez, qui étaient considérés comme de beaux ornements.
Cependant, tous les versets n’utilisent pas de métaphores. Au verset 4 du chapitre 11, le « jour de la colère » fait référence au jugement de Dieu qui s’abat sur les injustes après la mort.
La plupart des versets de ce passage sont des observations antithétiques en deux parties (voir ci-dessous), les deux sections étant reliées par la conjonction « mais ».
La principale caractéristique d’un proverbe hébreu est qu’il se compose de deux parties et non d’une seule. La poésie hébraïque n’était pas basée sur les rimes ou le rythme, mais sur la relation entre les deux parties (appelée parallélisme).
Vous trouverez ci-dessous des exemples des différents types de parallélisme que l’on trouve dans ces chapitres.
Synonyme : la deuxième partie répète la pensée de la première avec des mots différents. (Exemple : « L’âme bienfaisante sera rassasiée, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé. » – Proverbes 11 : 25.)
Antithétique : la deuxième partie énonce le même principe que la première, mais dans une perspective opposée. (Exemple : « La balance fausse est en horreur à l’Éternel, mais le poids juste lui est agréable. » – Proverbes 11 : 1.)
Synthétique : la deuxième phrase augmente et élargit le sens de la première. (Exemple : « Celui qui dissimule la haine a des lèvres menteuses, et celui qui répand la calomnie est un insensé. » – Proverbes 10 : 18.)
Comparatif : la deuxième phrase établit une comparaison entre une vérité fondamentale, éthique ou théologique, et une illustration qui est souvent issue de la nature. (Exemple : « Comme passe le tourbillon, ainsi disparaît le méchant ; mais le juste a des fondements éternels. » – Proverbes 10 : 25).
REGARDER DE PLUS PRÈS
1. Selon Proverbes 10 : 24, ce que le méchant redoute s’accomplira. En revanche, qu’arrivera-t-il au juste ?
2. Que veut nous dire Proverbes 10 : 12 lorsqu’il affirme que « l’amour couvre toutes les fautes » ?
3. En se basant sur Proverbes 11 : 11, comment nos vies chrétiennes peuvent-elles être une bénédiction pour nos communautés ?
CONCLUSION
Si nous nous laissons humblement corriger et guider par Dieu, nous nous retrouverons à marcher sur le chemin de la justice et à profiter des avantages qui en découlent !