DÉVOTION DU 18 Avril 2026 Référence biblique : Jérémie 22 : 1 – 23
Référence biblique : Jérémie 22 : 1 – 23
«Ainsi parle l’Éternel: Pratiquez la justice et l’équité; délivrez l’opprimé des mains de l’oppresseur; ne maltraitez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve; n’usez pas de violence, et ne répandez point de sang innocent dans ce lieu. Car si vous agissez selon cette parole, les rois assis sur le trône de David entreront par les portes de cette maison, montés sur des chars et sur des chevaux, eux, leurs serviteurs et leur peuple.» (Jérémie 22 : 3 – 4)
En janvier 1943, le docteur Adélaïde Hautval, fille d’un pasteur protestant français, fut envoyée à Auschwitz. Quel était son crime ?
Après avoir été arrêtée pour avoir traversé la zone non occupée en France, afin d’assister aux funérailles de sa mère, elle avait protesté avec véhémence contre le traitement inhumain des prisonniers juifs.
Elle avait dit aux gardiens : « Ce sont des êtres humains comme nous. » Le gardien lui répondit qu’à partir de ce moment, elle serait traitée comme une juive.
Elle a été forcée de porter un écusson jaune l’identifiant comme “amie des Juifs” et a été transférée à Auschwitz, le plus grand camp de concentration et d’extermination de l’Allemagne nazie.
En raison de sa formation médicale, Hautval a été affectée au tristement célèbre bloc 10, où les équipes médicales nazies réalisaient des expériences pseudo-médicales sur des femmes juives.
Malgré les représailles potentielles, elle a courageusement refusé de participer à ces expériences et a tout fait pour aider les femmes condamnées.
Surnommée “l’ange en blanc” par les prisonnières, elle cachait les femmes malades sur les couchettes supérieures, ne signalait pas les épidémies qui se produisaient dans les camps de la prison et offrait toute la gentillesse possible aux femmes juives.
En avril 1945, Hautval fut libérée par les troupes alliées et témoigna ensuite au procès de plusieurs médecins allemands. À la fin de l’un de ces procès, le juge a déclaré qu’elle était « l’une des femmes les plus impressionnantes et les plus courageuses à avoir jamais témoigné devant les tribunaux de ce pays ».
Quel bel exemple d’une femme qui a mis en pratique l’exhortation contenue dans les versets de réflexion ! Adélaïde Hautval a fait de son mieux pour « délivrer l’opprimé de la main de l’oppresseur. »
Elle a refusé, au péril de sa vie, de maltraiter l’étranger, l’orphelin et la veuve. Elle a fini par être honorée pour sa position : en 1965, le gouvernement israélien lui a décerné le titre de “Juste parmi les nations”.
Dans les versets de réflexion d’aujourd’hui, Jérémie a conseillé le roi Jojakim et deux autres membres de la famille royale de pratiquer la droiture et la justice. Ils ont reçu l’assurance que s’ils se détournaient du mal et faisaient le bien, le royaume de Juda prospérerait.
Cependant, le prophète a également déclaré que s’ils continuaient à se rebeller, ils seraient complètement détruits.
Le principe énoncé dans ces versets est toujours d’actualité. Ceux qui choisissent de faire le bien et de vivre dans l’obéissance à Dieu, jouiront de Sa bénédiction.
Bien que cette bénédiction ne se traduise pas toujours par une prospérité matérielle ou des avantages temporels dans cette vie, elle apportera certainement une riche récompense dans l’éternité.
À l’inverse, ceux qui refusent de faire le bien, s’ils continuent dans cette voie, subiront les conséquences éternelles de leur rébellion contre Dieu.
Aujourd’hui, efforçons-nous de faire partie de ceux qui font le bien et qui vivent dans l’obéissance à Dieu. Nous ne le regretterons jamais si nous faisons ce choix !
CONTEXTE
Le chapitre 22 poursuit le neuvième sermon, et entame une série d’oracles, dont certains, selon les spécialistes de la Bible, auraient été prononcés par Jérémie sous les règnes des rois précédant Sédécias.
Ces messages renforcent le fait que Juda et ses rois ont été soigneusement avertis du jugement qui allait s’abattre sur la nation.
Les versets 1 à 9 contiennent un message à la maison royale, et introduisent les autres avertissements. Les responsabilités des rois y sont notées, ainsi que les récompenses pour leur accomplissement. Cependant, si les rois refusaient de suivre les ordres de Dieu, leur pays serait dévasté.
« Galaad » et « la tête du Liban » peuvent faire référence au palais royal, construit en chêne et en cèdre. Il peut également s’agir de la campagne de Juda ; Galaad était la région la plus fertile et le Liban était la montagne la plus élevée. Mais ni les rois, ni les ressources naturelles ne suffiraient à arrêter le jugement de Dieu.
Les versets 10 à 12 sont un oracle sur Schallum, également appelé Joachaz. Il s’agit du fils de Josias, qui est devenu roi lorsque Josias a été tué à Megiddo. Après trois mois de règne, Schallum fut emmené en Égypte par Pharaon Néco.
Le peuple de Juda pleurait encore Josias, mais Dieu leur dit de pleurer Schallum, car il ne reviendrait jamais en Juda. Il fut le premier roi de Juda à mourir en exil.
L’oracle suivant, versets 13 à 23, s’adressait à Jojakim, également appelé Eliakim. Un autre fils de Josias, il était un roi impie et un dirigeant sans scrupules. Il se bâtit un palais somptueux, en faisant travailler le peuple sans le payer et en l’opprimant.
Dieu rappela à Jojakim que son père avait vécu dans le luxe, mais que Dieu l’avait béni à cause de sa droiture et de sa justice envers le peuple.
Le prophète déclara que Jojakim serait traduit en justice pour sa violence envers le peuple de Juda. Il allait mourir d’une mort honteuse et ne serait pas enterré comme un roi.
Dans l’Ancien Orient, on pleurait bruyamment les morts, mais personne ne pleurerait Jojakim. Son corps serait traité comme celui d’un animal.
Les versets 20 à 23 laissent entendre à nouveau que les alliés (« ceux qui t’aimaient ») et les chefs (« pasteurs ») du peuple de Juda ne pourront pas les aider, car ils ont refusé d’écouter les avertissements de Dieu.
REGARDER DE PLUS PRÈS
1. Quel était le message de Dieu à l’égard de Schallum ?
2. Pourquoi pensez-vous que le message d’espoir offert au verset 4 n’a pas été suivi ?
3. En quoi la désobéissance à Dieu conduit-elle toujours à la destruction ?
CONCLUSION
Ceux qui tiennent compte de la Parole de Dieu et choisissent de vivre dans la droiture sont assurés de Sa bénédiction, mais ceux qui refusent encourent le jugement divin.