DÉVOTION DU 15 Septembre 2026 Référence Biblique : Luc 16 : 1 – 31
Référence Biblique : Luc 16 : 1 – 31
« Jésus dit aussi à ses disciples : Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens. Il l’appela, et lui dit : Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens. » (Luc 16 : 1, 2)
L’une des définitions du mot intendant est « une personne qui gère les biens ou les affaires financières d’une autre ». C’est la responsabilité que Dieu a confiée à chacun de nous, que nous possédions beaucoup ou peu. Il nous a confié la charge des ressources, des talents et des occasions dont Il nous a bénis, et la façon dont nous les utilisons et en prenons soin est ce qui importe.
Il y a quelque temps, un frère de notre église a témoigné du vol de son camion. Même si ce vol et les démarches nécessaires pour les rapports de police, déclarations d’assurance et besoin d’un véhicule de remplacement, lui ont sans doute causé des désagréments, c’est sa réaction qui m’a impressionné. Les premiers mots qui sont sortis de sa bouche ont été : « Seigneur, quelqu’un a volé Ton camion ! » Il avait la bonne perspective : il se rappelait que le véhicule appartenait vraiment au Seigneur et qu’il n’en était que l’intendant.
Il est facile de perdre de vue cette juste perspective et de nous considérer comme les propriétaires de ce que nous avons. La tendance incontestable de la société est de se concentrer sur les biens personnels, les droits et les préférences. Cependant, la Bible nous rappelle constamment nos responsabilités. Les propriétaires ont des droits ; les intendants ont des responsabilités.
La parabole de l’intendant infidèle d’aujourd’hui met en évidence trois principes importants concernant l’intendance biblique. Premièrement, nous voyons le principe de propriété. Aucune des instructions de l’Écriture n’aura de sens si nous négligeons le fait que Dieu, en tant que notre Créateur, possède tous les droits de propriété. Et Sa propriété ne s’applique pas seulement aux ressources ou objets matériels ; elle inclut également les occasions et les capacités qu’Il nous a données.
Une fois que nous comprenons que Dieu est le propriétaire de tout, nous pouvons passer au deuxième principe : celui de la responsabilité. Certains diront peut-être : « Je ne sais pas chanter ni jouer d’un instrument. Je n’ai aucun talent particulier, le concept d’intendance ne s’applique donc pas à moi. » Ce n’est pas le cas. Rappelez-vous qu’en tant qu’intendants de Dieu, nous devons non seulement utiliser fidèlement nos capacités, mais nous devons aussi utiliser nos ressources matérielles, notre temps et nos occasions comme Dieu le veut. Tout est voulu par Dieu ; tout appartient à Celui qui l’a accordé, et nous devons l’utiliser efficacement pour Lui.
Enfin, nous apprenons le principe de la redevabilité. Tout comme pour l’intendant infidèle dans la parabole d’aujourd’hui, un jour de règlement de comptes arrive ! Un jour, nous serons appelés à rendre des comptes sur la manière dont nous avons géré ce que Dieu a confié à nos soins.
N’oublions jamais que la clé du succès selon la perspective de Dieu consiste à mener notre vie sur la base de l’intendance plutôt que de la propriété personnelle. Nous pourrons alors attendre avec impatience le jour où nous serons accueillis au Ciel et entendrons le Christ Lui-même dire : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. »
CONTEXTE
Luc 16 contient deux récits donnés par Jésus alors qu’Il traversait la campagne en direction de Jérusalem pour Sa dernière fête des Tabernacles. Les versets 1 à 13 constituent une parabole sur un intendant infidèle, probablement prononcée peu après les paraboles du chapitre 15. Les versets 19 à 31 représentent le récit fait par Jésus au sujet de l’homme riche et de Lazare.
À l’époque biblique, un intendant était un gestionnaire qui agissait en tant qu’agent de son maître dans la conduite des affaires financières, et qui disposait de larges pouvoirs pour contrôler et distribuer les richesses de son maître. Le mot traduit par « dissiper» au verset 1 signifie littéralement « éparpiller ». Le même mot est utilisé dans la parabole du fils prodigue, lorsqu’il est dit qu’il est parti dans un pays éloigné et a « dissipé son bien en vivant dans la débauche ».
L’expression « rends compte » au verset 2 était une demande de bilan financier complet. Cet examen des comptes n’avait pas pour but de prouver l’innocence ou la culpabilité de l’intendant. Apparemment, l’usage abusif des biens du maître était déjà établi au-delà de tout doute, car l’intendant avait été informé : « Tu ne pourras plus administrer mes biens ». Cependant, la révision des comptes allait sceller le sort de l’intendant.
Il est important de comprendre qu’il existe une séparation entre les deux propositions du verset 8. Dans la première proposition, le « maître » qui adresse des éloges est le maître de la parabole, et non Jésus. Bien que le maître ait manifesté une certaine admiration contrainte pour l’habileté de l’intendant, Jésus a qualifié cet intendant d’« infidèle ». Dieu ne cautionne le péché pour aucune raison.
Dans la seconde partie de ce verset, Jésus a observé que bien souvent, les enfants de ce siècle font preuve de plus de sagesse que les « enfants de lumière » (ou les chrétiens). Les « richesses injustes » au verset 9 font référence aux richesses temporelles.
L’expression grecque traduite par « quand vous viendrez à manquer » (dans la version anglaise) pourrait en réalité se traduire par « quand elles viendront à manquer » ou « lorsqu’elles ne seront plus disponibles ». Les « demeures éternelles » font référence à l’avenir éternel. Compte tenu de ces définitions, Jésus semblait exhorter Ses auditeurs à utiliser les biens de ce monde d’une manière qui les préparerait pour l’éternité.
La plupart des spécialistes de la Bible pensent que le récit de l’homme riche et de Lazare aux versets 19 à 31 n’était pas une parabole, mais plutôt un événement réel. L’une des raisons est que Lazare, Abraham et Moïse sont tous nommés ; or, dans les paraboles, aucun nom n’est donné. Cependant, qu’il s’agisse d’une parabole ou d’une histoire vraie, Jésus a vu la nécessité d’instruire Ses disciples au sujet de l’au-delà. Ces versets réfutent clairement la doctrine de l’annihilationisme, la croyance selon laquelle l’âme humaine n’est pas immortelle à moins qu’elle ne reçoive la vie éternelle et que, par conséquent, comme les animaux, les pécheurs cessent simplement d’exister à la mort.
Le Lazare de ce récit ne doit pas être confondu avec le Lazare qui était le frère de Marie et de Marthe, que Jésus a ressuscité des morts. Concernant la remarque de Jésus au verset 31 disant que ceux qui résistaient à Son enseignement ne seraient pas persuadés « quand même quelqu’un ressusciterait d’entre les morts », il est intéressant de noter que le frère de Marie et de Marthe est effectivement ressuscité des morts. Bien que les chefs religieux n’aient pas cru et aient cherché à tuer Lazare, beaucoup ont cru grâce à ce miracle (voir Jean 12 : 9 – 11).
Le verset 23 dit : « Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, en proie aux tourments ». Cela invalide l’enseignement du « sommeil de l’âme », la croyance en un état intermédiaire d’inconscience entre la mort et la résurrection. À la mort, l’âme et l’esprit d’une personne sauvée vont immédiatement auprès du Seigneur ; les non-sauvés vont dans un lieu de souffrance et de tourment. À la résurrection, le corps et l’âme des rachetés seront réunis dans un corps glorifié et continueront d’exister éternellement avec le Seigneur ; le corps et l’âme des non-sauvés résideront pour toujours dans un lieu de châtiment éternel.
Les paroles d’Abraham « Mon enfant, souviens-toi… » (verset 25) indiquent qu’en Enfer (ou dans le séjour des morts), il existe un souvenir clair des événements et des circonstances survenus durant la vie de la personne.
REGARDER DE PLUS PRÈS
1. Quelle était l’accusation portée contre l’intendant qui a poussé le maître à le convoquer et à le démettre de ses fonctions ?
2. Selon vous, que signifie, au verset 8, l’expression « car les enfants de ce siècle sont plus prudents […] que ne le sont les enfants de lumière » ?
3. Au verset 25, Abraham a dit au riche : « Mon fils, souviens-toi… » Faites le point sur votre vie dès maintenant. De quoi avez-vous hâte de vous souvenir au Paradis ?
CONCLUSION
Un jour, nous devrons tous rendre des comptes sur la manière dont nous avons géré les ressources et les opportunités dont Dieu nous a comblés. Efforçons-nous d’être de fidèles intendants !