DÉVOTION DU 12 JUIN 2025 Référence biblique : 1 Samuel 1 : 1 – 28

DÉVOTION DU 12 JUIN 2025 Référence biblique : 1 Samuel 1 : 1 – 28

juin 12, 2025

Référence biblique : 1 Samuel 1 : 1 – 28

« Elle dit : Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! Et cette femme s’en alla. Elle mangea et son visage ne fut plus le même. » (1 Samuel 1 : 18)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ma belle-mère a reçu un message redoutable : son fils était porté disparu au combat ! Plus tard, ils apprirent qu’il avait été fait prisonnier de guerre. Mon beau-père a immédiatement pensé au pire : George ne reviendrait jamais à la maison !

La famille se souvient cependant que leur mère n’a pas désespéré. Elle et sa sœur aînée ont prié et lu la Bible, trouvant le réconfort profond apporté par Dieu dans le Psaume 18, en particulier les versets 28 à 31. Elle ne parlait pas beaucoup de la situation, mais vaquait tranquillement à ses occupations, prenant soin de la famille et gardant une attitude de prière.

Après quatorze mois passés dans de terribles conditions d’emprisonnement, son fils, ainsi que d’autres pilotes capturés, sont retournés auprès de leurs proches. Elle a rendu gloire à Dieu pour son retour.

Dès leur naissance, elle avait élevé ses enfants avec la prière et l’espoir qu’ils serviraient Dieu et mèneraient une vie honorable. Ses prières les ont suivis, eux et leurs enfants, tous les jours de sa vie. Elle m’a fait penser à Anne, qui a épanché son âme devant le Seigneur, puis s’en est allée, et son visage n’était plus triste.

Chaque année, lorsqu’Elkana se rendait à Silo pour célébrer le culte et offrir des sacrifices, Anne devait subir les remarques désobligeantes de Peninna (la seconde femme d’Elkana) sur son incapacité à concevoir un enfant (verset 6). Elle désirait ardemment avoir des enfants à elle, et devait ressentir la profonde douleur de voir Elkana avec les enfants de son autre femme. Malgré tout, elle se souvenait qu’elle était la « servante » de l’Éternel.

Anne a confié son cœur à Dieu avant d’adresser sa requête au sacrificateur Eli. Lorsqu’elle a consacré son fils à naître à Dieu, elle a également consacré son propre cœur et ses instincts maternels. Elle faisait confiance à Dieu sans compromis pour l’avenir de Samuel.

Après tout, la situation au Tabernacle s’était détériorée à cause du refus d’Eli de s’occuper de ses fils immoraux, Hophni et Phinées. En tant que servante de Dieu, Anne savait qu’elle devait s’acquitter du vœu qu’elle avait fait à Dieu.

Anne est à nouveau mentionnée au chapitre 2, mais nous n’entendons plus parler d’elle ensuite. Bien qu’elle n’apparaisse que brièvement dans les Écritures, une chose est sûre : elle a tenu sa promesse à Dieu et tout le pays d’Israël a été béni grâce à la conduite de son fils, Samuel.

Aujourd’hui, nous pouvons profiter de son exemple pour faire ce que nous savons devoir faire, même s’il faut faire des sacrifices.

CONTEXTE

Le souverain sacrificateur Eli, qui a vu Anne prier pour avoir un fils, exerçait également les fonctions de juge pendant son ministère. Cependant, à cette époque de sa vie, Eli n’obéissait pas aux normes lévitiques aussi étroitement que lorsqu’il avait pris ses fonctions de sacrificateur.

Anne partageait son mari, Elkana, avec une coépouse, Peninna. La loi juive n’interdisait pas la polygamie, mais cela ne faisait pas partie du plan originel de Dieu, qui prévoyait une seule femme, mariée à un seul homme, pour toute la vie. Elkana conduisait fidèlement sa famille à la « maison de l’Éternel », aussi appelée « le temple », « l’habitation » de Dieu ou « la tente d’assignation ».

Selon la loi mosaïque, toute personne faisant un vœu était tenue par Dieu d’accomplir ce qu’elle avait prononcé. Ce n’est que dans des circonstances très spécifiques qu’un vœu pouvait être annulé, comme dans le cas d’un mari (ou d’un père si la femme n’était pas mariée) qui désapprouvait le vœu de sa femme.

Le jour où il l’apprenait, si le mari se taisait, le vœu restait valable et la femme devait accomplir ce qu’elle avait promis. Si le mari choisissait de désapprouver le vœu, la femme en était libérée et l’Éternel lui pardonnait (voir Nombres 30 : 2 – 13).

On ne sait pas si et quand Elkana a appris le vœu fait par sa femme Anne de donner Samuel « à l’Éternel pour tous les jours de sa vie ». Cependant, les versets 22 et 23 indiquent qu’il ne s’est pas opposé à Anne lorsqu’elle lui a fait part de son désir que Samuel « reste là pour toujours » dans la maison de l’Éternel.

Si l’on considère que Samuel serait son fils premier-né d’une femme qu’il aimait, cela montre une consécration tant de sa part que de celle d’Anne.

REGARDER DE PLUS PRÈS

1. Pourquoi Anne était-elle si affligée pendant le voyage ainsi qu’au temple à Silo ?

2. Le nom « Anne » signifie « femme de grâce ». A votre avis, comment Anne a-t-elle incarné son nom ?

3. Comment les moments de profonde détresse vous ont-ils rapproché de Dieu ?

CONCLUSION

L’adversité nous permet souvent de constater notre profond besoin de la grâce et de la force de Dieu. Lorsque nous décidons de permettre à Dieu d’agir dans notre vie et que nous Lui présentons fidèlement nos requêtes, nous ressentons une paix profonde et l’assurance qu’Il nous entendra et nous répondra.