DÉVOTION DU 10 Juillet 2026 Références Bibliques : Psaumes 40 : 1 – 18 ; 41 : 1 – 14
Références Bibliques : Psaumes 40 : 1 – 18 ; 41 : 1 – 14
« Moi, je suis pauvre et indigent ; Mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur : Mon Dieu, ne tarde pas ! » (Psaumes 40 : 18)
Corrie ten Boom (1892-1983) était une chrétienne néerlandaise qui, avec son père et d’autres membres de sa famille, a aidé de nombreux Juifs à échapper à l’Holocauste nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, et elle a été emprisonnée pour cela. Corrie et sa sœur, Betsie, ont été envoyées au camp de concentration de Vught, aux Pays-Bas, puis au camp d’extermination de Ravensbrück, en Allemagne.
Vers la fin de la guerre, la population du camp de Ravensbrück avait été multipliée par plus de dix par rapport au nombre initialement prévu. Les femmes emprisonnées étaient contraintes à de nombreux types de travaux forcés, les détenus étaient à peine nourris et les conditions de vie dans les cellules pour prisonniers étaient déplorables, presque indescriptibles.
Un matin, Corrie s’est réveillée avec un gros rhume. N’ayant même pas un mouchoir pour nettoyer son nez qui coulait, elle n’en pouvait plus. « Pourquoi ne pries-tu pas pour avoir un mouchoir ? » demanda Betsie.
Corrie faillit rire ! Elles étaient là, entourées par des souffrances indescriptibles et par la mort, et sa sœur lui suggérait de prier pour obtenir un mouchoir !
Betsie, cependant, n’a pas été découragée par le manque de foi de sa sœur. Elle a fait une simple prière au nom de Jésus, demandant un mouchoir parce que Corrie avait un gros rhume. Corrie a simplement secoué la tête et s’est éloignée.
Peu de temps après, une autre détenue qui travaillait à l’hôpital du camp s’approcha de Corrie et lui tendit un petit paquet en disant : « Je vous apporte un petit cadeau. »
Lorsque Corrie l’ouvrit, elle trouva un mouchoir ! Elle demanda à la femme : « Est-ce que Betsie vous l’a dit ? Saviez-vous que j’étais enrhumée ? » La femme répondit : « Je n’en savais rien. J’étais occupée à coudre des mouchoirs dans un vieux morceau de drap, et une voix dans mon cœur m’a dit : « Apporte un mouchoir à Corrie ten Boom ». Voilà donc votre cadeau, de la part de Dieu. »
En racontant cette histoire plus tard, Corrie déclara : « Ce mouchoir de poche, fabriqué à partir d’un vieux morceau de drap, était un message du Ciel pour moi. Il me disait qu’il y a un Père céleste qui entend si l’un de Ses enfants sur cette planète prie pour obtenir ne serait-ce qu’une chose aussi simple qu’un mouchoir. » [1]
Dieu entend effectivement nos prières, et Il a des moyens de communiquer cette précieuse vérité aux Siens. Dans le verset de réflexion d’aujourd’hui, le psalmiste a exprimé une perspective similaire lorsqu’il a déclaré qu’en dépit des innombrables maux qui l’accablaient, le Seigneur se souciait de lui et serait son aide et son libérateur.
Réfléchissez un instant à l’ampleur de cette pensée. Il est très probable que le maire de votre ville ne connaisse pas votre nom. Le gouverneur de votre État n’a jamais entendu parler de vous. Le président de votre pays ne sait pas que vous existez. Pourtant, le Dieu des cieux, le Créateur de tout l’univers, vous connaît par votre nom ! De plus, Il est conscient de vos moindres besoins. Vous comptez pour Lui ; en fait, Il pense à vous en ce moment même !
Il peut y avoir des moments où le mal nous entoure, où les épreuves balayent nos vies et où nos cœurs sont presque abattus à cause de la peur. Dans ces moments-là, nous pouvons faire comme David et prier : « Ta bonté et ta fidélité me garderont toujours […] ô Éternel ! Éternel, viens en hâte à mon secours ! » (Psaume 40 :12, 14). Il ne manquera jamais d’être notre aide et notre libérateur !
CONTEXTE
Psaume 40
Traditionnellement attribué à David, le Psaume 40 est dédié au chef des chantres, ce qui indique qu’il était probablement chanté.
Il comporte deux parties distinctes : les versets 2 à 11 sont un chant de louange, tandis que les versets 12 à 18 sont une complainte personnelle.
Les versets 14 à 18 sont presque identiques à ceux du Psaume 70. Il est donc possible que cette partie ait été détachée pour un usage liturgique et qu’elle soit devenue plus tard un psaume distinct.
Certains commentateurs suggèrent que ce chant a été écrit après que David a été rétabli sur le trône à la suite de la rébellion d’Absalom.
Ce psaume offre une belle image de la sollicitude de Dieu à l’égard de Ses enfants. Le mot hébreu traduit par « incliné » au verset 2 signifie littéralement « étendu, penché vers ». Le même mot est traduit dans d’autres parties de l’Ancien Testament par « étendu » (voir Exode 7 : 5, 19 ; 14 : 21, etc.).
Le psaume 40 est classé parmi les psaumes messianiques, car les versets 7 à 11 sont cités dans Hébreux 10 : 5 – 7 comme ayant été prononcés par Jésus. L’expression « des maux sans nombre » au verset 13 dans le texte original en hébreu est le terme le plus complet décrivant les aspects mauvais ou nuisibles de la vie.
Bien que les paroles de David aux versets 7 à 13 se réfèrent à sa propre expérience, elles anticipent de manière prophétique les souffrances du Christ au moment de Sa crucifixion. C’est pourquoi des passages de ce psaume sont souvent lus dans les églises chrétiennes le Vendredi Saint.
Psaume 41
Le Psaume 41 est dédié au chef des chantres. Bien qu’il s’agisse avant tout d’un chant de lamentation, le psaume aborde divers sujets : la compassion pour les pauvres, le chagrin causé par le péché, l’abandon et la guérison.
Jésus a cité le verset 10 dans Jean 13 : 18 en disant qu’un de Ses proches (Judas) le trahirait. Le traître de David était quelqu’un qui prétendait être son ami (« il prend un langage faux ») afin de recueillir des informations sur son état et de les divulguer à ses ennemis.
Il s’agit peut-être d’Achithophel (voir 2 Samuel 15 :12, 31).
Au verset 11, David supplie Dieu de le guérir afin qu’il puisse “les châtier”, apparemment en référence à ceux qui ont comploté le mal contre lui. Bien que le psalmiste laissait généralement la vengeance entre les mains de Dieu, il a peut-être estimé qu’il était de son devoir, en tant que roi, de rendre justice à ceux qui s’étaient rendus coupables d’insurrection et de trahison.
Le Psaume 41 complète le Livre I des Psaumes. Le verset 14 est une doxologie, c’est-à-dire une expression de louange. Les quatre autres livres des Psaumes se terminent également par des louanges.
REGARDER DE PLUS PRÈS
1. D’après le Psaume 41 : 2, que promet le Seigneur à ceux qui s’intéressent aux pauvres ?
2. Quels sont les “nouveaux chants”, ou les nouvelles raisons de louer, que le Seigneur a mis dans votre bouche depuis qu’Il vous a sauvé ?
3. Le mot « pauvre » dans le Psaume 41 ne désigne pas seulement ceux qui ont besoin d’une aide financière ; il signifie également « faible » ou « sans défense ». Compte tenu de cette définition, quelles sont les façons spécifiques dont nous pouvons exercer notre ministère auprès des pauvres ?
CONCLUSION
Nous pouvons être assurés que, dans toutes les situations et dans toutes les épreuves auxquelles nous sommes confrontés, Dieu Se soucie de nous et de nos besoins.
[1] Corrie ten Boom, Jesus Is Victor, (Fleming H Revell Co.,1984), pp 481-482.