DÉVOTION DU 21 Juin 2026 Références bibliques : Ecclésiaste 11 : 1 – 8 ; 12 : 1 – 16
Références bibliques : Ecclésiaste 11 : 1 – 8 ; 12 : 1 – 16
« Écoutons la fin du discours : Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. » (Ecclésiaste 12 : 15 – 16)
J’ai passé un certain nombre d’années dans le secteur bancaire, où j’avais un collègue dont la réponse à tout projet ou initiative proposée était : « Quel est le résultat net ? »
Cette question formulée en termes monétaires, signifiait simplement que lorsque tous les points : avantages et inconvénients de la proposition sont analysés, la banque en profiterait-elle ?
Bien sûr, il y avait aussi des aspects non financiers à prendre en compte, tels que le service client, la légalité et les questions éthiques, mais la même question pouvait être posée dans chacun de ces domaines.
Souvent, nos discussions se déplaçaient dans des domaines de préoccupations secondaires et s’éloignaient progressivement du problème en question.
Inévitablement, mon collègue nous ramenait à l’essentiel en demandant : « Mais quel est le résultat net ? » Il prenait soin de nous garder concentré sur ce qui comptait vraiment.
Nos vies peuvent facilement être détournées et notre concentration peut se déplacer subtilement des choses de Dieu vers des choses de peu de valeur.
Ce texte nous rappelle qu’il y a une « ligne essentielle », et nous devons y prêter attention si nous voulons mener notre vie comme Dieu le veut.
Dans les deux derniers versets de l’Ecclésiaste, Salomon nous donne la « ligne essentielle » de la vie.
Tout ce qu’il avait dit dans son discours aux jeunes hommes d’Israël, atteignait son point culminant dans ce passage ; un principe qu’il semblait considérer comme la clé d’une vie épanouissante.
En résumé, il déclarait que l’entière responsabilité de l’humanité peut être condensée en deux points simples : nos attitudes (craindre Dieu) et nos actions (garder Ses commandements).
Nos attitudes devraient être marquées par la crainte et la révérence envers Dieu, le Créateur de l’univers.
Il est intéressant de noter que l’écrivain a utilisé pour parler de Dieu dans ce passage, le même mot hébreu (Elohim) qui est utilisé dans le récit de la création décrit dans Genèse, plutôt que le nom national juif de Dieu (Yahweh) qui est fréquemment utilisé dans d’autres textes.
Le point de Salomon était que nous devrions être impressionnés par la puissance de Dieu qui a fait exister l’univers.
Il est merveilleux de considérer qu’Il s’intéresse personnellement à chaque individu sur la planète Terre. Pas un jour ne devrait s’écouler sans que nous n’honorions et ne vénérions Dieu pour Son amour gracieux et Son attention pour toute la création et pour nous, en tant qu’individus.
Avec cette attitude de crainte, la révérence et l’honneur donner à Dieu, seront des actions qui découleront de notre obéissance aux instructions de Dieu.
Dieu a déclaré dans l’Ancien Testament à travers le prophète Samuel, que « l’obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15 : 22) ; et l’instruction de Salomon de « garder ses commandements », renforce ce principe.
L’obéissance d’un cœur pur est la forme d’adoration la plus élevée que nous puissions offrir à Dieu.
L’Ecclésiaste 12 : 1-2, mettent en garde contre la folie d’exclure Dieu et Ses attentes de nos vies parce qu’un jour tout sera jugé.
Dieu jugera chaque action ; nous devons donc faire attention à « éloign[er] le mal ».
Aujourd’hui, comme à l’époque de Salomon, le « bilan » de nos vies peut être simplement énoncé en deux questions:
⁃ Craignons-nous, et honorons-nous Dieu?
Et
⁃ Avons-nous mis notre attention à L’adorer de tout notre cœur en suivant Ses commandements, Ses instructions, Ses principes et Ses préceptes?
En fait, est-ce que cela est la base du but et des décisions de notre vie ?
Veillons à ce que notre vie soit conforme à ces principes.
CONTEXTE
Dans les chapitres précédents, Salomon a exploré le sens et le but de la vie, du point de vue de l’homme, et a constaté qu’il s’agissait souvent de vanité.
Dans le texte d’aujourd’hui, il a exhorté ses auditeurs à prendre de bonnes décisions car le résultat déterminerait la joie future.
Au chapitre 11, il a conseillé la bienveillance, un gage pour se prémunir contre un avenir incertain.
Il a également exhorté les jeunes à profiter de la vie, mais en même temps à se souvenir du jugement ultime de Dieu.
Dans le chapitre 12, il a indiqué que le bon moment pour se tourner vers Dieu, est pendant la jeunesse, avant que les adversités de la vie et le processus de vieillissement ne nous découragent.
L’évaluation finale de Salomon était que le devoir de l’homme dans la vie est de craindre Dieu et de garder Ses commandements.
Le dicton hébreu annoncé au verset 1 du chapitre 11 était basé sur la coutume de répandre des graines sur le long des berges de la rivière depuis des bateaux. Lorsque l’eau se retire, le grain s’installe dans le sol et grandit. Le sens était que tout ce que l’on donne aux autres serait finalement retrouvé.
Le verset 2 en déduit que la diversité des actifs d’une entreprise est souhaitable ; car il n’est pas possible de savoir ce que l’avenir nous réserve.
Les versets 3 à 6 impliquent qu’il n’est pas sage d’attendre des circonstances idéales ou du beau temps pour faire son travail. Dieu contrôle les éléments, et l’homme ne peut pas savoir à l’avance ce qui va se passer. Par conséquent, il est impératif d’utiliser son temps à bon escient et de récolter les fruits d’un dur labeur.
L’implication dans les versets 7 et 8, est que même si un homme vit pendant longtemps, et jouit des jours heureux et ensoleillés, la mort finira par venir avec de nombreux « jours de ténèbres » dans la tombe.
Dans les versets 1 et 2 du chapitre 12, l’auteur a encouragé les jeunes à s’épanouir dans leur jeunesse, tout en gardant à l’esprit que toutes leurs actions seraient jugées par Dieu. L’avertissement était qu’ils devaient vivre de manière responsable et réfléchie.
Au verset 3 du chapitre 12, la connotation du mot se souvenir, est : « considérer et obéir ». L’auteur a encouragé la soumission à Dieu dans la jeunesse, avant l’obscurcissement du soleil, de la lune et des étoiles, et avant les jours nuageux (verset 4). Cette représentation faisait peut-être référence au chagrin et à la misère qui accompagnent parfois la vieillesse.
Les versets 5 à 8 sont une représentation descriptive du processus de vieillissement.
Bien que les traducteurs diffèrent dans leurs interprétations, l’essence est que la vie peut devenir très difficile et dangereuse à mesure que l’on vieillit. La fin finale est l’éternité et le deuil de la mort d’une personne.
Les images visuelles du verset 8 symbolisent la fin de la vie, n’offrant aucun espoir de restauration.Après la mort, le corps redevient poussière, tandis que l’âme retourne à Dieu.
Le verset 10 souligne la futilité de la vie sans Dieu.
Dans les versets 11 à 13, Salomon a déclaré que, parce qu’il était sage, il s’efforçait d’enseigner les questions de la vie à travers de nombreux proverbes ordonnés. Il a cherché à trouver des mots gracieux qui dépeignent la droiture et la vérité. L’auteur a dit que ses mots étaient comme des aiguillons et des clous plantés.
Aux versets 14 à 16, l’auteur signifiait que l’étude continue des livres ne permettait pas de connaître le sens de la vie, qui consiste à craindre Dieu et à garder Ses commandements ; car toutes les actions de l’homme, bonnes ou mauvaises, seront finalement jugées par Dieu.
REGARDER DE PLUS PRÈS
1. Selon Salomon, qu’est-ce qui serait agréable que nos yeux voient ? Que voulait-il dire par cette déclaration ?
2. Pourquoi pensez-vous que Salomon a laissé entendre qu’il est facile d’oublier Dieu quand nous sommes jeunes?
3. Quels sont les avantages de se souvenir de notre Créateur tôt dans la vie plutôt que plus tard ?
CONCLUSION
Le seul véritable profit de la vie se trouve dans la crainte de Dieu et l’observation de Ses commandements.