DÉVOTION DU 20 Juin 2026 Références bibliques : Ecclésiaste 9 : 13 – 18 ; 10 : 1 – 20

DÉVOTION DU 20 Juin 2026 Références bibliques : Ecclésiaste 9 : 13 – 18 ; 10 : 1 – 20

juin 20, 2026

Références bibliques : Ecclésiaste 9 : 13 – 18 ; 10 : 1 – 20

« J’ai aussi vu sous le soleil ce trait d’une sagesse qui m’a paru grande. » (Ecclésiaste 9 : 13)

 

Il y a plusieurs années, alors que je rendais visite à mon père âgé, j’ai mentionné que la prochaine leçon de l’école du dimanche portait sur la sagesse et je lui ai demandé s’il avait des « paroles de sagesse » à partager avec moi.

Au fil des ans, j’avais appris à apprécier le raisonnement solide de mon père, mais je ne m’attendais naturellement pas à une réponse philosophique profonde à une question aussi anodine.

Mon père a esquissé un petit sourire et m’a simplement dit : « Garde ta poudre au sec. » Nous avons ri de cette vieille expression, puis notre conversation s’est orientée vers d’autres sujets.

Plus tard, alors que je réfléchissais à nouveau à la leçon de sagesse, j’ai repensé au commentaire de mon père.

De toute évidence, l’avertissement qu’il avait cité, avait une application spécifique il y a de nombreuses années, lorsque l’approvisionnement en nourriture ou la sécurité personnelle d’une personne pouvait dépendre d’une réserve de poudre à canon utilisable.

L’origine de l’expression n’est pas certaine, mais elle remonte peut-être au début de la guerre civile anglaise de 1642, lorsqu’Oliver Cromwell a averti ses troupes : « Mettez votre confiance en Dieu mes garçons ; mais pensez à garder votre poudre sèche. »

Quel que soit le premier à avoir prononcé cette phrase, le concept a été bien compris pendant des siècles.

Une poudre à canon humide pouvait mettre en péril ceux qui découvraient son état inutilisable au moment où l’on en avait besoin de toute urgence.

Papa était toujours prêt à envisager l’application spirituelle de principes de base solides, et je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’il aurait pu partager si nous avions poursuivi cette conversation de manière sérieuse.

Tout comme un officier militaire rappelait à ses hommes la nécessité de faire preuve de prudence dans un domaine fondamental, il y a certainement des concepts spirituels qui sont bien connus depuis des siècles, mais qu’il faut nous rappeler d’observer pour notre bien-être ou notre protection spirituelle.

C’est précisément ce que faisait Salomon dans le livre de l’Ecclésiaste : il rappelait à ses auditeurs les principes pratiques qu’ils devaient observer pour leur propre bien-être spirituel.

Dans le texte d’aujourd’hui, il met en lumière l’un des thèmes tissés tout au long du livre : la valeur de la vraie sagesse.

Notre verset principal présente un incident historique qui « paru [grand] » à Salomon, dans lequel un homme pauvre qui n’était pas reconnu comme un leader a délivré une ville grâce à sa sagesse.

Comme la maxime citée par mon père, les proverbes, les allégories et les avertissements de Salomon, reflétaient souvent la société dans laquelle il vivait. Mais nous pouvons tous tirer profit de l’observation de la conduite sage et insensée des autres, et apprendre de leurs actions.

Lorsque nous réalisons que Dieu évalue tout ce que nous faisons, nous comprenons la nécessité de vivre avec sagesse, en nous rappelant qu’il est vital d’obéir à Ses directives et de suivre Son plan pour l’humanité.

 

CONTEXTE

 

Après avoir estimé au chapitre 9 que la sagesse était plus grande que la force, le prédicateur a présenté au chapitre 10 plusieurs contrastes confirmant l’importance de la sagesse.

Dans les versets 13 à 18 du chapitre 9, l’auteur cite un événement historique dans lequel les conseils d’un homme pauvre et sage ont empêché un roi puissant d’assiéger une petite ville avec peu de défenses.

Salomon déplore toutefois que, bien que la sagesse soit plus efficace que la force, on ne se souvienne plus de la sagesse du pauvre homme.

Il en conclut que la sagesse vaut mieux que la force, même si elle n’est pas écoutée par les masses.

L’auteur utilise un adage courant au verset 1 du chapitre 10, soulignant que, tout comme les mouches mortes infectent et font fermenter l’huile du parfumeur, la réputation honorable d’un sage peut être gâchée par un petit défaut de caractère ou une action irréfléchie.

Certains commentateurs pensent que la main droite et la main gauche mentionnées au verset 2, représentent la bonne et la mauvaise voie.

D’autres pensent que la main droite, plus habile (si l’on est droitier), symbolise le cœur du sage, tandis que la main gauche, plus maladroite, illustre le cœur de l’insensé.

Au verset 3, l’auteur souligne que l’on reconnaît facilement l’insensé à ses actes et à ses paroles.

Le verset 4 souligne qu’il ne faut pas quitter son poste juste parce qu’on a été offensé par le chef ; car la soumission calmera même les plus grandes offenses.

A l’époque de Salomon, monter à cheval était synonyme d’honneur et de prestige, et l’auteur utilise cette analogie dans les versets 5 à 7 pour souligner que les dirigeants placent souvent des personnes incompétentes à des postes élevés, tandis que les personnes qualifiées sont reléguées à un rang inférieur.

Les versets 8 à 10 enseignent que l’utilisation de la sagesse dans l’accomplissement de tâches ordinaires, peut permettre d’éviter de se blesser inutilement.

Dans les versets 11 à 15, Salomon oppose les paroles des sages à celles des insensés.

Alors que les paroles du sage sont bienveillantes, l’insensé sera finalement détruit par ses propres paroles. Le verset 15 est un proverbe qui pourrait signifier qu’un comportement insensé entraîne l’ignorance des choses les plus simples de la vie.

Dans les versets 16 à 19, l’auteur laisse entendre que lorsqu’un dirigeant est immature ou insensé, et qu’il permet à ses princes de festoyer le matin au lieu de travailler, le royaume en souffre.

La paresse et l’oisiveté n’entraînent que décadence et négligence, alors que le travail acharné fournit les ressources nécessaires pour jouir des plaisirs de la vie.

Le verset 20 est peut-être à l’origine du dicton : « Un petit oiseau me l’a dit. » Il met en garde contre le fait de dire ou de penser du mal de ceux qui détiennent le pouvoir, car quelqu’un pourrait le répéter.

 

REGARDER DE PLUS PRÈS

 

1. Qu’est-ce qui, selon Salomon, est préférable aux armes de guerre ?

2. Que signifie, selon vous, l’expression : « la sagesse vaut mieux que la force » ?

3. Comment pouvons-nous appliquer le principe enseigné dans Ecclésiaste 10 : 1 à notre propre vie ?

 

CONCLUSION

 

Les déclarations proverbiales de Salomon contiennent de nombreuses pépites de conseils pertinents. Nous voulons prêter attention à ses observations et à ses expériences et en tirer des leçons.