LEÇON  J217 

LEÇON  J217 

DAVID  BAT  LES  AMALECITES

1 Samuel 27:1,2; 29:1-11; 30:1-25

VERSET DE MEMOIRE: « Toute arme forgée contre toi sera sans effet »

(Esaïe 54:17).


La Crainte

Après la promesse de Saül de ne plus nuire à David, les deux hommes s’étaient séparés. David passa son chemin et Saül retourna à sa place. Dieu avait assisté David pour le délivrer à plusieurs reprises de la main de Saül. David avait été oint roi, et cela devrait être pour lui l’assurance que Dieu le protégerait. Parce qu’il n’avait pas confiance en Saül et en sa promesse, David avait la crainte dans son cœur. Cette crainte affaiblit sa foi en Dieu pour sa sécurité. Quand David dit: « Je périrai un jour par la main de Saül », il semble qu’il ne dépend plus de Dieu pour son aide. Sans doute David sentit que par sa propre force, il ne pourrait plus continuer à fuir devant Saül.

N’est-ce pas le même David qui disait: « l’Eternel est le soutien de ma vie: de qui aurais-je peur? » (Psaume 27:1). David n’avait-il pas dit: « Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux; nous, nous invoquons le nom de l’Eternel, notre Dieu » (Psaume 20:8). Une autre fois, David n’avait-il pas dit: « Quand     je suis dans la crainte, en Toi je me confie » (Psaume 56:4). Maintenant pour un moment, David fut découragé. Il décida d’aller au pays des Philistins, loin de Saül et de ses hommes.

La Terre des Philistins

Aller au pays des Philistins n’était pas chose facile pour David. David avait raison d’avoir aussi peur de leur roi, Akisch de Gath (1 Samuel 21:12; Psaume 56:1-14).

Le découragement de David le poussa à quitter la terre de ses ancêtres et la camaraderie avec le reste des Enfants d’Israël. Pendant un an et quatre mois, David, ses 600 hommes et leurs familles habitèrent le pays des Philistins. Akisch, roi de Gath, donna à David la ville de Tsiklag dans laquelle il habita.

Un Serviteur

Souvent les gens du monde aiment avoir avec eux l’un des disciples du Seigneur. Ils savent que Dieu sera avec son propre peuple. Ils espèrent gagner la faveur de Dieu à cause de la présence au milieu d’eux de ce seul croyant. Akisch paraît bon envers David et ses hommes, en leur permettant de demeurer dans son pays et en leur donnant la ville de Tsiklag. Akisch fit ainsi parce qu’il espérait bénéficier par la présence de David dans son pays. Akisch n’a pas au fond du cœur l’amour de David. David est un vaillant homme de guerre et un bon soldat. Akisch sait que David pourrait faire beaucoup de bonnes choses pour les Philistins en se battant contre leurs ennemis. David est parti chez les Philistins pour fuir Saül, mais il est obligé de risquer sa vie en se battant pour les Philistins. David n’a gagné aucune bonne chose par un si grand découragement qui l’a amené à vivre parmi les Philistins. Akisch dit de David: « Il se rend odieux à Israël, son peuple, et il sera mon serviteur à jamais » (1 Samuel 27:12).

En Difficulté

L’heure vint où les Philistins furent en guerre avec les Enfants d’Israël. Akisch a pris David pour son garde de corps – le protecteur de la personne du roi (1 Samuel 28:2). En s’associant aux impies, David se trouva dans une situation désespérée. Combien de fois n’a-t-il pas été prouvé à plusieurs reprises que ceux qui abandonnent le peuple de Dieu se retrouvent vite dans l’embarras! Parfois des enfants se trouvent en difficulté parce qu’ils ont choisi des compagnons mauvais. Les paroles de Salomon nous disent: « N’entre pas dans le sentier des méchants et ne marche pas dans la voie des hommes mauvais » (Proverbes 4:14); et « Ne porte pas envie aux hommes méchants, et ne désire pas d’être avec eux » (Proverbes 24:1).

Peut-être David se demandait ce qu’il ferait.  Refuserait-il d’aller se battre contre les Enfants d’Israël? Demeurerait-il à la maison comme un peureux, un ingrat pour ce que Akisch avait fait pour lui? Ou bien David serait-il un traître pour son propre peuple? Combattrait-il contre Israël comme un ennemi? Cela ne rendrait-t-il pas David indigne d’être roi? Si Saül était tué, David n’en serait-il pas blâmé? Peut-être comme David pensait à la situation, il apparaissait, que quoi qu’il fît, ce serait un péché et un scandale. N’y avait-il pas une issue sans culpabilité et sans chagrin pour David?

La Garde du Roi

A David et ses à gens était donnée une place d’arrière-garde avec Akisch. Il est probable que David veuille être seulement la garde du roi. Il est douteux que David désire prendre part autrement à la bataille des Philistins contre Israël. David avait montré une vie droite et sans faute parmi les Philistins. Il se trouva dans une situation critique. Sans doute, il compta sur l’aide de Dieu pour faire ce qui est juste.

Les princes des Philistins s’opposèrent à David et à ses hommes. Ils insistèrent que David fût empêché d’aller se battre avec eux. Les Philistins furent effrayés qu’une fois dans la bataille, David et ses gens ne se tournent contre eux. Les jours passés ils avaient été des ennemis, et ils dirent que David était plus dangereux que Saül. Peut-être ils se souvinrent que David était celui qui avait tué leur champion Goliath (leçon  211). Pour plaire aux princes des Philistins, Akisch congédia David et ses gens. Akisch avait un bon rapport sur la vie de David. Akisch n’avait trouvé ni faute, ni mauvaise chose en lui. Akisch avait été content et satisfait de David pour sa conduite, et pour son amitié avec lui. De peur que les Philistins ne fussent mécontents, Akisch ordonna à David et à ses hommes de partir le matin de bonne heure. C’est ainsi que Dieu délivra David de l’armée des Philistins et de la bataille des Philistins contre Israël.

Leur Maison

David et ses hommes se pressèrent vers Tsiklag, leur propre ville. Pendant trois jours, ils marchèrent. Certainement, ils étaient fatigués et désireux d’être à la maison. Quel triste spectacle ils eurent! Quand ils avaient quittés, les Amalécites avaient envahi Tsiklag, capturé tous les hommes, et brûlé la ville. David et ses hommes, ces puissants et braves hommes de guerre, en furent si chagrinés qu’ils pleurèrent. David et ses hommes aimaient leurs enfants et leurs maisons. Ce n’était pas étonnant que les hommes pleurèrent que leurs familles avaient été emportées, et leurs maisons détruites.

Correction

Peut-être Dieu permit la destruction de Tsiklag et la capture du peuple pour corriger David. Il n’y a pas de passage qui nous montre que David pria ou demanda à Dieu d’habiter parmi les Philistins. Il semble que David n’était pas sûr que Dieu le protégerait contre Saül. Quand David alla parmi les Philistins, Dieu ne permit pas que lui, ni sa famille fussent détruits, mais ils souffrirent. « Car le Seigneur châtie celui qu’Il aime » (Hébreux 12:6).

Parfois, de nos jours, pour le bonheur de ses hommes, Dieu trouve nécessaire de faire venir sur eux des difficultés et le chagrin. Cela ne veut pas dire que Dieu a détourné son visage. C’est la voie de Dieu de nous faire plus approcher de Lui. Dieu nous aime et veut que nous apprenions à avoir plus confiance en Lui.

Jamais avant, aussi loin que notre connaissance peut s’étendre, nous n’avons appris que la famille de David avait été molestée quand il était sur la voie du travail. Dieu avait pris soin de la famille de David et l’avait protégée. Maintenant David n’accomplissait plus son travail. Son désir, c’était d’être éloigné de la maison. Dieu ne lui avait pas dit de partir, et son travail n’avait pas non plus exigé son absence.

Encouragement dans le Seigneur

David était en détresse, mais « David reprit courage en s’appuyant sur l’Eternel, son Dieu ». Quand il apparut que toute chose était contre David, il avait le regard fixé sur Dieu. Saül avait chassé David de son pays. Les Philistins avaient expulsé David de leur armée. Les Amalécites avaient pillé sa ville et emporté sa famille en captivité. Enfin, les amis de David se tournèrent contre lui – ses propres hommes parlèrent de le lapider. En un tel moment de misère et de détresse, David sut ce qu’il fallait faire. Il avait la foi en le Seigneur. Peut-être David avait appris une leçon, car à ce moment, il pria. David s’informa de Dieu et montra qu’il dépendait de Dieu pour son aide. David posa à Dieu une question claire: « Poursuivrai-je cette troupe? » Dieu donna à David une réponse précise: « Poursuis, car tu atteindras et tu délivreras ». Peut-être, la raison pour laquelle certaines personnes ne reçoivent pas une réponse claire quand elles prient est qu’elles prient d’une manière générale et ne font pas une prière claire. Dieu avait un message évident et une promesse pour David.

Les Amalécites Poursuivis

Les 600 hommes mécontents qui se trouvaient avec David reconnurent sa foi et sa patience. Il agit gentiment avec eux; ainsi ils allèrent avec lui comme il poursuivait les Amalécites. La plupart de ces gens étaient si fatigués qu’ils ne pouvaient pas emboîter le pas à David quand il allait rattraper ceux qui avaient volé sa famille et ses possessions. David ne poussa pas ses hommes à aller au-delà de leur force. Au torrent de Besor, un tiers des hommes de David resta en arrière.

Miséricorde et Aide

David agit avec bonté à l’égard d’un jeune Egyptien qu’il trouva dans un champ. David se montra miséricordieux en lui donnant de la nourriture et de l’eau. Certaines personnes seraient trop pressées pour aider le jeune homme, et auraient considéré son état critique comme ce qui ne les concerne pas. Quoique David ait pris son temps et sa provision pour le jeune homme, il fut payé en retour par des informations qui lui furent données. L’Egyptien avait été le serviteur d’un Amalécite; il fit connaître à David tout ce qu’il voulait savoir. Quand l’Egyptien était devenu malade, son maître l’avait abandonné. Maintenant le jeune homme était capable et désireux d’être au service de ceux qui avaient fait amitié avec lui, et punir ainsi son maître, le même qui l’avait maltraité.

Rien de Perdu

L’Egyptien dirigea David au camp des Amalécites qui se livraient à la joie, à cause de leurs butins pris de la ville de David. A un moment où les Amalécites pensèrent qu’ils étaient sains et saufs et avaient écarté d’eux toutes idées de guerre, David les surprit, les mit hors de combat quand ils étaient incapables d’opposer toute résistance. Seul, 400 personnes se sauvèrent parmi eux, pendant que David « sauva tout ce que les Amalécites avaient pris ». Les familles furent secourues, et le butin repris. David ne perdit rien et gagna du butin en grand nombre.

Sa Confiance en Dieu

Puisse la manière dont David se sentit mieux quand il pria     et eut la foi en Dieu nous impressionner ! Quand David s’enfuit dans le pays des Philistins, il devint un serviteur et avait à combattre. Quand il avait confiance en Dieu, il découvrit que tous les plans dressés contre lui échouèrent. Aussi longtemps que David croyait en Dieu, pas d’arme dressée contre lui ne pouvait réussir (Esaïe 54:17). Il en sera de même dans notre vie quand nous sommes désireux d’avoir confiance en Dieu et de dépendre de Lui.

Partageant le Butin

Quand David et ses hommes retournèrent au torrent de Besor, ils furent accueillis par ceux qui y étaient demeurés. Quoiqu’ils n’eussent pas été capables d’aller avec David, ils se réjouirent du bon travail qui fut fait. Mais parmi ceux qui allèrent avec David se trouvaient certains hommes méchants qui étaient égoïstes et gourmands. Ils étaient désireux de rendre à ceux qui s’étaient reposés, leur famille respective, mais ne voulurent pas partager le butin.

David n’écouta pas ses hommes. Pour être reconnaissant à Dieu qui les avait aidés et protégés, tout le butin serait partagé entre tous. Ce serait seulement juste et droit de partager le butin avec ceux qui étaient restés près des « bagages ». Ce jour-là David fit une ordonnance et une loi que ce serait des parts égales de récompense et de butin pour tout le peuple.

Tout comme il l’est de nos jours, chaque branche de travail pour le Seigneur est pour le bien de tous, et est digne d’une récompense. Nous ne sommes pas tous capables de prendre        une part active à tout le travail du Seigneur; mais en priant fidèlement – en demeurant « près des bagages » nous recevrons la gratitude pour notre aide, et une récompense.

QUESTIONS

  1. Pourquoi David alla-t-il vivre dans le pays des Philistins?
  2. Quelle ville fut-il donnée à David?
  3. Qu’est-ce que Akisch attendait de David?
  4. Pourquoi les Philistins refusèrent-ils à David de combattre ensemble avec eux?
  5. Qu’arriva-t-il tandis que David se trouva loin de sa maison?
  6. Pourquoi David avait-il besoin d’être corrigé?
  7. Quelle sorte de réponse David reçut-il quand il pria?
  8. Que reçut David en devenant ami avec l’Egyptien?
  9. Pourquoi tous les hommes reçurent-ils une part du butin?
  10. Comment pouvons-nous demeurer à la maison près « des bagages »?