LEÇON J207

LEÇON J207

LA  DÉSOBÉISSANCE  ET LE  REJET DE SAÜL

1 Samuel 13 : 5 – 14 ; 15 : 1 – 35

VERSET DE MEMOIRE : « Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa Parole vaut mieux que la graisse des béliers »

(1 Samuel 15 : 22).


Une Invasion des Philistins

Pendant une année, le Roi Saül régna bien, et tout Israël en fut satisfait. Mais la seconde année, des problèmes surgirent. Les Philistins, ennemis d’Israël, rassemblèrent une grande armée de 30.000 chars (dans la Bible anglaise), 6.000 cavaliers, des fantassins  en nombre incalculable, et vinrent attaquer. Que pouvaient faire les Israélites dans ce conflit contre un tel ennemi ? Quoique le peuple eût le roi qu’il désirait pour le guider dans les combats, il avait peur et se cacha dans les bois et dans les cavernes. Combien meilleur cela aurait été, s’il avait eu confiance en Dieu !

Dieu avait promis qu’il aiderait le roi d’Israël si tout Son peuple marchait fidèlement devant Lui. Samuel avait l’habitude de faire des sacrifices pour eux et de leur apprendre la volonté de Dieu, et ils avaient essayé d’obéir. Maintenant que les Philistins marchèrent contre Israël, le grand besoin de sacrifices et de prières à Dieu pour une aide se faisait beaucoup sentir, et le Roi Saül, accompagné de son armée, se rassemblèrent à Guilgal où Samuel devait venir intercéder pour eux.

L’Impatience

Samuel avait promis qu’il viendrait à Guilgal dans sept jours ; mais comme il tardait jusqu’au dernier jour, les soldats se découragèrent et certains s’en allèrent. Saül ne crut pas que Dieu pouvait  résoudre leurs problèmes pour le bonheur des Israélites ; et quand il vit que son armée diminuait de plus en plus, il décida de faire quelque chose lui-même. Au lieu d’attendre que Samuel vienne offrir le sacrifice, Saül s’attribua la responsabilité d’un sacrificateur.

A peine les sacrifices faits, Samuel arriva. Il constata la désobéissance de Saül, et il demanda : « Qu’as-tu fait ? » Saül commença à donner des prétextes : les Philistins étaient prêts à les combattre, et ses soldats l’abandonnaient. Samuel tardait à venir ; par conséquent, Saül s’était fait violence, et fit ce qu’il croyait être  nécessaire afin de préparer ses hommes pour le combat.

 Jamais Trop Tard

C’était l’affaire de Dieu, et Il savait combien de temps Il  avait. Saül n’aurait pas eu besoin de s’inquiéter s’il avait mis sa confiance en la sagesse de Dieu. Dieu ne l’aurait pas abandonné, mais aurait disposé d’assez de temps pour intervenir en leur faveur. Comme l’homme est souvent impatient quand il attend le Seigneur ! – mais  Il n’est jamais en retard.

Jésus enseigna cette leçon à Ses disciples quand Il fut appelé au chevet de Lazare : « Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, Il resta deux jours encore dans le lieu où Il était » (Jean 11 : 6). Ses disciples se seraient demandés   pourquoi Il ne partit pas immédiatement, car Lazare pouvait mourir avant son arrivée.

Lazare mourut avant l’arrivée de Jésus, mais ce n’était pas trop tard pour accomplir ce que le Seigneur voulait faire. Jésus voulait accomplir un miracle pour la gloire de Dieu, ce qui enseignerait aux gens qu’Il était l’Auteur  de la vie, qu’Il était la résurrection d’entre les morts. Il prouva qu’Il pouvait ressusciter ceux qui sont morts aussi bien physiquement que spirituellement. Il vint délibérément au moment où les gens pensaient que c’était trop tard.

L’Héritage Perdu

Peut-être Samuel avait volontairement traîné pour voir ce que Saül allait faire. Il était beaucoup déçu par la précipitation insensée de Saül. Il aimait Saül en tant qu’oint de Dieu, et Saül avait bien débuté son règne. Pourquoi s’était-il si tôt détourné du commandement de Dieu ? S’il avait été fidèle, Dieu aurait affermi son royaume pour toujours. Son fils aurait été le prochain  roi, ensuite son petit-fils, et ainsi de suite, de génération en génération jusqu’à ce que Jésus fût né dans  leur famille pour être le Roi éternel.

Pense à ce que coûta à Saül une seule désobéissance. Il avait gardé la royauté pendant toute sa vie ; mais sa famille fut, par son acte volontaire, écartée de la lignée royale des dirigeants d’Israël. L’espérance de la venue du Messie de leur famille fut perdue pour toujours.

Un Homme Selon le Cœur de Dieu

Samuel dit à Saül : « Maintenant ton règne ne durera point. L’Eternel s’est choisi un homme selon Son cœur, et l’Eternel l’a destiné à être le chef de son peuple, parce que tu n’as pas observé ce que l’Eternel t’avait commandé ».

Une Seconde Chance

Alors vint un jour où Saül eut l’occasion de réparer son infidélité. Dieu lui confia une énorme tâche à accomplir. Tout ce que Dieu nous donne à faire est important, même si nous ne pouvons pas voir les effets de grande portée, qui découleront de notre fidélité dans ce qui peut nous paraître un travail de peu d’importance.

Saül fut envoyé avec une armée d’Israélites pour exterminer les Amalécites. Ce n’était pas juste une mêlée avec une nation païenne voisine qui aurait causé des tracas aux Israélites. C’était le jugement de Dieu sur une nation qui avait été la cause de grandes difficultés au peuple de Dieu il y a plus de 400 ans.

Quand les Israélites étaient sortis d’Egypte, les Amalécites les surprirent par derrière et tuèrent ceux qui étaient fatigués par la marche et qui traînaient.

Dieu avait vu la tricherie des Amalécites, et avait demandé à Moïse de le marquer dans un livre pour que cela ne soit pas oublié par les Israélites. Et Il ajouta : « J’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux » (Exode 17 : 14). Quand Moïse donnait ses dernières instructions à Israël, il dit : « Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d’Egypte, comment il te rencontra dans le chemin, et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais las et épuisé toi-même. Lorsque l’Eternel, ton Dieu, après t’avoir délivré de tous les ennemis qui t’entourent, t’accordera du repos dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne en héritage et en propriété, tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux : ne l’oublie point » (Deutéronome 25 : 17 – 19).

Les Amalécites avaient eu toutes ces années pour se repentir et craindre Dieu, mais ils ne s’étaient pas repentis. Dieu envoya donc Saül pour exercer le jugement sur les Amalécites. Saül avait l’occasion de détruire le péché accumulé pendant 400 ans – mais il faillit.

Pas d’Acception de Personnes

Saül et son armée commencèrent l’extermination des Amalécites, comme cela leur avait été ordonné ; mais, il y avait tant de brebis et de bêtes de choix que Saül jugea anormal de détruire ; aussi, épargna-t-il les meilleures parmi elles. Il y avait aussi le Roi Agag, une importante personnalité, peut-être un grand riche, à qui Saül témoigna la miséricorde. Dieu leur avait dit de combattre cet ennemi jusqu’à son « entière » extermination. Agag fut l’un des pécheurs, et fut concerné par la condamnation.

Dans la Parole de Dieu nous lisons : « Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous » (Jacques 2 : 9, 10). En ce qui concerne l’obéissance à Dieu, tant que Saül n’avait pas tué ce roi-là, c’est comme s’il n’avait tué personne. Il avait fait acception de personnes, et avait peut-être transgressé un seul point ; mais qu’est-ce que cet acte fit de lui ? La Parole de Dieu déclare qu’il était « coupable de tous ». Il était condamné, tout comme s’il avait violé tous les commandements.

Des Prétextes

Dieu parla de la désobéissance de Saül à Samuel, qui se sentit si attristé qu’il pleura et pria toute la nuit. Quand il alla le matin à la rencontre de l’armée qui revenait, les premières paroles que lui adressa Saül furent : « J’ai observé la  Parole de l’Eternel ». Il connaissait mieux les recommandations ; il savait qu’il n’avait pas fait toute la volonté de Dieu, mais essaya de faire savoir à Samuel qu’il avait fidèlement obéi au Seigneur.

Nous voyons souvent des récidivistes qui ont manqué d’obéir à Dieu en toutes choses et cependant, continuent de professer le Christianisme et essayent de prouver qu’ils font la volonté de Dieu. Mais la seule chose qu’ils ont manqué d’avoir a éloigné d’eux l’Esprit de Dieu, et ils sont aussi coupables que tout pécheur qui n’a jamais servi Dieu.

Si Saül avait vraiment obéi aux commandements de Dieu comme il le disait, quels étaient alors le bêlement des moutons et le beuglement des bœufs que Samuel entendit ? Si le récidiviste fait la volonté de Dieu, pourquoi constatons-nous dans sa vie des choses non conformes à la vie chrétienne ? Il est impossible de vivre conformément aux enseignements de la Bible, à moins que nous ayons en nous l’Esprit de Dieu. Et si l’Esprit abandonne à cause d’une désobéissance, les œuvres du diable commencent à se faire sentir sans tarder. Le Roi Agag, les bêtes et les brebis étaient devant Samuel pour prouver que Saül n’avait pas obéi aux commandements de Dieu.

Saül essaya deux fois de suite de dire à Samuel que c’était le peuple qui avait pris du butin. Quand son péché fut dévoilé, il voulut décharger le blâme sur quelqu’un d’autre. Alors il essaya de dire que c’était pour une bonne cause – pour des sacrifices au Seigneur. Mais, c’était inutile de donner de tels faux prétextes. Dieu voulait l’obéissance par-dessus toutes choses. « L’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa Parole vaut mieux que la graisse des béliers ».

La Disgrâce de Saül

Finalement, Saül reconnut qu’il avait péché, mais il ne s’en repentit pas. Il demanda à Samuel de retourner avec lui pour offrir des sacrifices au Seigneur, pour que le peuple ne sût pas qu’il était disgracié.

Il n’y a pas de compromission en Samuel. Il était prêt à détruire toute trace de péché. Il fit venir le Roi Agag et le mit en pièces, exécutant ainsi sur lui le plein jugement que Dieu avait prononcé.

Samuel a beau aimer Saül, et a pleuré sur lui à cause de son rejet, toutefois, il n’est plus intervenu dans son règne. Samuel était désolé pour Saül devenu récidiviste, et il priait pour lui ; mais de son vivant,  il n’alla plus jamais voir Saül.

QUESTIONS

  1. Pourquoi Israël eut-il un roi ?
  2. Comment le peuple se sentit-il quand les Philistins vinrent lui déclarer la guerre ?
  3. Que fit Saül quand Samuel tardait à venir à Guilgal ?
  4. Quelle condamnation Samuel prononça-t-il à son encontre pour son acte insensé ?
  5. Que donnerait Dieu à Saül s’il avait été fidèle ?
  6. Quelle autre occasion Saül avait pour accomplir les commandements de Dieu ?
  7. Saül exécuta-t-il entièrement les ordres de Dieu ?
  8. Quels prétextes donna-t-il ?
  9. Quelle condamnation Samuel réitéra-t-il à Saül ?