Leçon J196

Leçon J196

LES ENSEIGNEMENTS DE CHRIST AU DEBUT DE LA SEMAINE DE LA PASSION

Matthieu 21 : 12 – 32

VERSET DE MEMOIRE : « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez »
(Matthieu 21 : 22).

Le Premier Jour de la Semaine
C’était la dernière semaine avant la crucifixion de Christ. Sous peu, Il allait retourner au Ciel et laisser Ses disciples prêcher la Bonne Nouvelle de Son Royaume. Pendant les trois ans et demi de Son ministère, Il leur avait dit beaucoup de choses qui devraient faire d’eux de bons citoyens du Royaume céleste, et Il avait encore un peu plus de leçons à enseigner.

Cette semaine avait commencé par l’entrée triomphale du Seigneur dans Jérusalem. Dans les rues de la ville retentissaient les échos des cris : « Hosanna au Fils de David ! » et « Béni soit le Roi qui vient au nom du Seigneur ! Paix dans le Ciel, et gloire dans les lieux très hauts ! » (Luc 19 : 38). Il a semblé que le jour était venu où Jésus allait se proclamer Roi des Juifs. Assurément, leur Libérateur longtemps attendu, venait pour prendre le pouvoir.

Mais non ! Les soldats Romains faisaient leurs patrouilles comme auparavant. Les royaumes de ce monde continuaient, car Son Royaume n’était pas de ce monde. Il entra dans Jérusalem comme le Prophète l’avait prédit : « Il est humble et monté sur un ânon ».

La Période de la Pâque
C’était le moment de la Pâque, et les Juifs étaient venus des contrées voisines pour offrir leurs sacrifices au Temple à Jérusalem. Les rues grouillaient de pieux adorateurs, et dans le parvis du Temple des gens s’affairaient bruyamment pour la préparation des jours saints et sacrés qui s’annonçaient.

La Maison de Dieu Profanée
Imagine ce que Jésus vit quand Il entra dans le Temple, la maison de Son Père, la maison de prière ! Au lieu de prier, les hommes faisaient des affaires, achetaient et vendaient des animaux pour les sacrifices, échangeaient leur monnaie étrangère contre celle de Jérusalem. Les marchands étaient si malhonnêtes que Jésus les appela voleurs. Ils privaient Dieu de l’amour et de la dévotion qu’ils Lui devaient. Ils s’intéressaient plus aux formes et aux cérémonies qu’à la vraie adoration.

C’est dans toute cette confusion que Jésus marchait. C’était dans cette semaine-là qu’Il allait être crucifié, et déjà les chefs des Juifs faisaient le plan qui leur permettrait de se saisir de Lui. Mais bien qu’Il entrât tout Seul dans le Temple, personne ne Le toucha. Il se tint devant eux et les condamna avec hardiesse pour leur commerce. Au milieu du vacarme Il s’écria : « Il est écrit : Ma maison sera
appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs ».

Les tables des changeurs furent renversées, et les pièces de monnaies roulèrent avec bruit sur le sol! Le Seigneur du Temple était là, et les gens étaient impuissants devant Lui. Les colombes, libérées de leurs cages, s’envolèrent, et les marchands n’eurent rien d’autre à faire que de courir après elles.

La Maison de Louange
Comme le Temple était devenu calme quand tous les commerçants tapageurs étaient partis avec leurs clients non satisfaits ! Le beuglement des bovins et le bêlement des brebis s’étaient apaisés. Qu’entendons-nous alors ? Les enfants chantent : « Hosanna au Fils de David ». Ils sont en train de louer Jésus qui est venu sauver les égarés, panser les coeurs brisés et donner la paix à l’âme troublée. La gloire de Dieu descendit dans Sa maison et Son cher Fils guérit les boiteux qui vinrent à Lui et donna la vue aux aveugles. C’est ce que Dieu avait voulu pour Son Temple. C’est la maison d’adoration, le lieu de prière.

Combien prudents nous devons être pour honorer la maison de Dieu ! Nous devons nous rappeler, quand nous entrons dans notre église, que nous sommes en présence de Dieu, et que nous sommes venus pour L’adorer. Il veut que les enfants chantent Ses louanges tout comme ils le firent ce jour-là, il y a longtemps dans le Temple à Jérusalem.

Des Enfants Appelés
En notre temps, nous trouvons que plusieurs parents ont abandonné l’adoration de Dieu et ne vont plus à l’église. Très souvent, les enfants sont prêts à donner leur coeur à Jésus avant leur père et leur mère. Le Seigneur veut des citoyens pour Son Royaume, et même si les aînés refusent de venir à Lui, Il appellera les jeunes pour Le servir. Plusieurs d’entre eux recevront une éternelle récompense au
Ciel parce qu’ils aiment Jésus. Il dit des enfants, « Ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (Matthieu 19 : 14).

Jésus se servit d’un enfant comme exemple du citoyen de Son Royaume : « Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant, sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme
celui-ci, me reçoit moi-même » (Matthieu 18 : 3 – 5).

Moïse avait donné aux Israélites la ferme instruction concernant l’enseignement des
commandements de Dieu à leurs enfants : « Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand
tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras »
(Deutéronome 6 : 7). Pour lui, il n’était trop tôt d’apprendre aux enfants ce qui concerne le Seigneur
pendant qu’ils étaient encore petits.

Quand les enfants sentent l’appel de Dieu, personne ne doit dire qu’ils sont trop petits. Souvent, les enfants comprennent plus vite que les adultes comment naître de nouveau. La simplicité de l’Evangile dépend du coeur, et l’enfant croira que Jésus pardonne ses péchés pendant que la personne la plus âgée essaye toujours de raisonner là-dessus. Si tu sens que le Seigneur t’appelle, réponds-Lui avec tout l’amour et toute la dévotion de ton coeur. Promets-Lui ta vie pour maintenant et pour toujours. Il t’aime et Il veut les louanges de ton coeur et de tes lèvres. « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! » (1 Jean 3 : 1).

La raison pour laquelle, dans le temple, les chefs n’avaient pas aimé les chants des enfants, c’était que ces chefs étaient jaloux de l’honneur qui était accordé à Jésus. Il dit aux sacrificateurs que parce qu’ils avaient manqué de Le glorifier et de Le reconnaître comme le Messie, le Père s’était servi de la bouche des enfants pour chanter Ses louanges.

Ces chefs religieux n’aimaient pas non plus entendre la gratitude des gens qui étaient guéris de leurs maladies et à qui la force était restaurée. Ceux qui étaient censés être les ministres et qui devaient aider les gens, préféraient plutôt entendre la dispute des changeurs et des revendeurs de brebis.

Le Figuier Stérile
Le lendemain matin, quand Jésus et Ses disciples retournaient à Jérusalem, venant de Béthanie où ils avaient passé la nuit, Il eut faim ; et, ayant vu un figuier, Il y chercha du fruit à manger. Mais il n’y avait que des feuilles. Il fut déçu et Il dit à l’arbre, « Que jamais fruit ne naisse de toi ! » Et à l’instant même, le figuier sécha.

Quand nous devenons enfants de Dieu, nous constituons Sa plantation, Ses arbres. Au bout de quelques temps, Il viendra voir si nous portons du fruit. Certains pourraient penser qu’un tel fruit représente les bonnes oeuvres, mais Paul nous dit que le fruit de l’Esprit c’est : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5 : 22).

Naturellement, si nous avons ce fruit de la foi et d’amour, nous montrerons beaucoup de bonnes oeuvres pour prouver que nous l’avons. L’Apôtre Jacques écrivit : « La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie » (Jacques 3 : 17). C’est ce que Jésus espère trouver sur Ses
« arbres ».

L’Arbre Emondé
Si Jésus vient à l’un de Ses « figuiers » et trouve une partie de ce fruit, telle que la foi, l’amour et la paix, mais trouve peu de douceur et de patience, Il dira que cet arbre a besoin d’être émondé et entretenu. Il lui donnera la possibilité de porter plus de fruit. « Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, Il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, Il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit » (Jean 15 : 2). Lorsque le Seigneur « émonde » Ses enfants, cela fait mal ; mais quelle joie vient après à ceux qui en profitent ! « Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit
paisible de justice » (Hébreux 12 : 11).

Si « l’arbre » refuse toujours de porter du fruit, alors il est abattu. Jésus dit une parabole pour mettre en lumière cela : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas » (Luc 13 : 6 – 9). Pense à la miséricorde de Dieu qui L’amène à nous donner une seconde chance après qu’Il n’a pas trouvé de fruit, ou juste un peu de fruit ! Elle doit nous encourager à consacrer notre vie de plus en plus à Dieu, afin que le bon fruit croisse en nous et soit agréable au Sauveur.

Les OEuvres Par la Foi
Les disciples furent surpris de voir le figuier séché si tôt. Ils avaient vu Jésus faire des miracles, et ils L’avaient entendu dire aux vagues houleuses de se calmer. Mais ils furent de nouveau étonnés de Sa puissance sur la nature.
Jésus essaya d’aider Ses disciples à comprendre que c’était la foi en Dieu qui apporte les résultats. Il leur dit que s’ils croyaient en Dieu, ils pouvaient faire les mêmes choses qu’Il avait faites. Tout ce qu’ils demanderaient au Père en Son nom, ils le recevraient s’ils croyaient. Mais « sans la foi il est impossible de Lui être agréable » (Hébreux 11 : 6). Tout ce que nous faisons pour Dieu ne sera accompli que par la foi. Si Dieu peut oeuvrer seulement selon la mesure de notre foi, jusqu’à quel point pourra-t-Il oeuvrer par moi ? Par toi ?

Demeurant en Lui
Jésus n’a pas dit qu’Il exaucera les prières pour satisfaire nos désirs égoïstes. Il dit : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé » (Jean 15 : 7). Lorsque nous demeurons en Lui, nous demanderons des choses selon Sa Parole, et ensuite nous aurons la foi qu’Il le fera. « Bien-aimés, si notre coeur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable » (1 Jean 3 : 21, 22).

La foi est une partie du fruit de l’Esprit, et nous devons l’avoir si nous voulons que le Seigneur soit content de Son « figuier ». Comme nous étudions Sa Parole, notre foi augmentera. « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » (Romains 10 : 17). Et lorsque nous nous servons de la foi que Dieu nous donne, elle augmentera et nous croirons en Lui pour de plus grandes choses.
En cette fin de semaine Christ pria pour Ses disciples afin qu’il ne leur manque pas de foi. Cette prière s’étend à nous aujourd’hui. Puissions-nous vivre dans Sa Parole afin que notre foi grandisse et que nous soyons forts pour faire les oeuvres qu’Il nous demande de faire !

QUESTIONS
1. Comment appelons-nous la semaine avant la crucifixion ?
2. Qu’arriva-t-il le premier jour de la semaine ?
3. Que trouva Jésus dans le Temple lorsqu’Il arriva ?
4. Qu’est-ce que les sacrificateurs projetaient de faire à Jésus ?
5. Comment Jésus montra-t-Il qu’Il n’avait pas peur d’eux ?
6. Qu’arriva-t-il dans le Temple après que les pécheurs furent chassés ?
7. Parle un peu de la remarque de Jésus sur les enfants.
8. Comment pouvons-nous faire des choses pour le Seigneur ?