LEÇON A209

LEÇON A209

DES VOEUX A DIEU

Deutéronome 23 : 21 – 23 ; Ecclésiaste 5 : 1 – 7 ; Juges 11 : 11, 29 – 35

VERSET DE MEMOIRE : « Mieux vaut pour toi ne point faire de voeux, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir »                        (Ecclésiaste 5 : 4).


I Des Instructions Relatives aux Voeux
1. C’est un péché que de ne pas accomplir un voeu : Deutéronome 23 : 21, 23 ; Nombres 30 : 2 ; Job 22 : 27 ; Psaumes 50 : 14, 15 ; 66 : 13, 14.
2. S’abstenir de faire un voeu n’est pas un péché : Deutéronome 23 : 22.
3. Prenez garde de vous hâter de faire des voeux : Ecclésiaste 5 : 1 – 7.
II Le Voeu de Jephthé
1. Jephthé fit part de son problème au Seigneur : Juges 11 : 11.
2. L’Esprit du Seigneur fut sur lui : Juges 11 : 29.
3. Jephthé fit un voeu : Juges 11 : 30, 31.
4. Le Seigneur lui donna la victoire sur ses ennemis : Juges 11 : 32, 33.
5. Jephthé est décidé à accomplir son voeu : Juges 11 : 34, 35.

COMMENTAIRE:

Des Voeux Solennels
Un voeu est une promesse spécifique, solennelle, faite à Dieu. Par exemple, lorsqu’Anne demanda un fils, elle fit le voeu suivant : « Je le consacrerai à l’Eternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête »     (1 Samuel 1 : 11). C’était une promesse spécifique faite au Seigneur, et non une simple consécration dont le but était de donner volontiers Samuel au Seigneur s’Il l’exigeait. Lorsque nous consacrons notre tout à Dieu, nous devons Lui donner notre temps, notre talent, notre service quand Il les désire. Lorsque nous faisons un voeu, nous devons satisfaire aux conditions de ce voeu. Certains ont fait le voeu de consacrer une heure par jour à la prière, de rendre témoignage en des moments déterminés, de faire ou de ne pas faire une chose particulière. C’est une promesse spécifique ou un voeu, et elle doit être accomplie par celui qui l’a faite. Avant qu’une personne ne fasse un voeu, elle doit en évaluer le coût pour voir si elle est en mesure de l’accomplir. C’est une grande folie que de faire le voeu de donner plus qu’on ne possède ou plus qu’on ne peut raisonnablement avoir, car ne pas accomplir un voeu, c’est un péché.

A l’époque où nous vivons, les hommes prennent les promesses très à la légère. Pour beaucoup de personnes, les promesses sont tenues si cela les arrange. Des hommes d’affaires font souvent des promesses, et après les transactions ils reviennent sur leur parole. Parfois, les gens manquent de tenir leur promesse s’ils se rendent compte qu’ils vont perdre de l’argent dans cette affaire. Un vrai Chrétien tient parole. Lorsqu’il fait une promesse, Dieu exige qu’il la tienne, que ce soit envers Dieu ou envers son prochain. Toute promesse faite à Dieu est particulièrement contraignante. « Si tu fais un voeu à l’Eternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l’accomplir ; car l’Éternel, ton Dieu, t’en
demanderait compte, et tu te chargerais d’un péché » (Deutéronome 23 : 21).

Lorsqu’un pécheur vient chercher le salut, il promet à Dieu de consacrer sa vie à Son service. Cette
consécration peut ne pas être dite à haute voix, néanmoins c’est une consécration. Dieu demande
qu’il tienne parole. Souvent, une restitution est impliquée. Dieu prendra une personne au mot pour
qu’elle rectifie toute affaire douteuse qu’elle a traitée avec son prochain. Parfois, une personne est
sauvée et puis s’affaiblit, recule et refuse de tenir sa promesse lorsqu’elle est confrontée à de dures
confessions et ainsi perd la victoire. Elle a fait une promesse à Dieu et n’est pas prête à l’accomplir.
Lorsque Dieu révèle le prix à payer, on doit s’exécuter – il n’y a pas de demie mesure.

Souvent, des Chrétiens font des voeux en temps de détresse ou d’épreuve. Ils font aussi des voeux
lorsqu’ils ont un grand désir de recevoir davantage de puissance de Dieu dans leur vie. Lorsque des
voeux sont faits en de pareils moments, ils sont tout autant contraignants et doivent être accomplis
comme toute autre consécration que Dieu exigerait d’eux.

« Si tu t’abstiens de faire un voeu, tu ne commettras pas un péché. Mais tu observeras et tu
accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent les voeux que tu feras volontairement à
l’Eternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés » (Deutéronome 23 : 22, 23). Si nous
promettons un don volontaire à Dieu, nous devons le Lui donner. Il ne nous revient pas de donner
ou de ne pas donner selon que cela nous convienne, mais c’est une obligation vis-à-vis du Seigneur.
Par ailleurs, si nous ne faisons pas le voeu de donner une offrande au Seigneur, nous ne péchons pas.
« Mieux vaut pour toi ne point faire de voeux, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir » (Ecclésiaste
5 : 4).

Des Promesses Faites à la Hâte
Nous sommes mis en garde contre les paroles imprudentes, ou dites à la hâte. « La voix de l’insensé
se fait entendre dans la multitude des paroles ». Dieu nous aide à ne pas être insensés ; mais pesons
nos paroles afin de les prononcer avec sagesse ! « Lorsque tu as fait un voeu à Dieu, ne tarde pas à
l’accomplir, car il n’aime pas les insensés : accomplis le voeu que tu as fait ». Dieu n’est pas content
des insensés. Il exige qu’un voeu soit accompli, qu’il soit fait de façon insensé ou d’une autre
manière.

En temps de maladie ou de détresse, nous sommes amenés à sonder nos coeurs, et à renouveler nos
voeux et nos consécrations. Dieu peut nous permettre d’être éprouvés, afin que notre consécration
soit plus approfondie. En de pareils moments, Dieu nous appelle à nous consacrer davantage, mais
lorsque la victoire est remportée, nous devons faire comme David d’autrefois qui dit : « J’accomplirai
mes voeux envers toi : pour eux mes lèvres se sont ouvertes, et ma bouche les a prononcés dans ma
détresse » (Psaume 66 : 13, 14).

La Pétition de Jephthé
Jephthé était un homme qui avait beaucoup de chagrin. Il lui a été demandé de conduire les
habitants de Galaad pour combattre contre les ammonites. Il savait qu’il lui fallait une force
supérieure à la sienne pour conduire ce peuple qui, une fois, l’avait chassé, et pour mener une
campagne avec succès contre Ammon. « Jephthé répéta devant l’Eternel, à Mitspa, toutes les paroles
qu’il avait prononcées » (Juges 11 : 11). Il porta ses problèmes au Seigneur en prière.

« L’esprit de l’Eternel fut sur Jephthé. Il traversa Galaad et Manassé, il passa à Mitspé de Galaad ; et
de Mitspé de Galaad, il marcha contre les fils d’Ammon » (Juges 11 : 29). Vraisemblablement, il
recrutait ses soldats au moment où il parcourait le pays. La façon dont l’Esprit du Seigneur
descendait sur ces puissants hommes de Dieu d’autrefois en les préparant pour la bataille est
remarquable. Sans l’Esprit, ils n’étaient pas préparés à la guerre. Cela semblait être un type du
baptême du Saint-Esprit ; mais ce n’est que pendant notre dispensation que l’Esprit de Dieu vient
demeurer à jamais en l’homme. Ici, il n’est qu’une onction spéciale pour leur service particulier. Il en
était de même pour Samson. L’Esprit du Seigneur descendait sur les juges qui dirigeaient, et leur
donnait la sagesse pour conduire les Israélites.

Moment Crucial
Lorsque Jephthé vit que la guerre était inévitable, il fit un voeu au Seigneur. L’intérêt d’Israël était en
jeu ; la nation était face à un péril. Jephthé avait été appelé à une position de responsabilité, et il
voulait avoir du succès à tout prix.

Lorsque quelqu’un se rend compte d’un besoin d’aide de la part de Dieu dans tout ce qu’il
entreprend, alors ce besoin commence à prendre la priorité sur toute autre chose. S’il est vraiment
sincère, il approfondira beaucoup sa consécration et ses promesses à l’égard du Seigneur. C’était la
situation dans laquelle se trouvait Jephthé. C’était un moment crucial. Nous sommes-nous retrouvés
à des moments donnés dans une pareille condition quand nous cherchions une expérience de la part
de Dieu – par exemple, le baptême du Saint-Esprit ? Toutes les lignes et limitations sont renversées.
Nous devons parvenir à un niveau où nous allons dire : « Je paierai le prix ; j’irai à tout prix ». Il est
nécessaire de parvenir à ce point dans le but de recevoir le Saint-Esprit. Cela demande une profonde
consécration. Jephthé atteignit largement cet endroit lorsqu’il fit un voeu spécifique au Seigneur.

La Vraie Epreuve
Dieu honora le voeu de Jephthé et lui accorda la victoire. C’est alors que vint la vraie épreuve. C’est
souvent ce qui nous arrive : la consécration est faite ; la victoire est remportée, alors Dieu pointe du
doigt notre vie. Il dit : « Vous m’avez promis ceci ; étiez-vous sincère ? » A ce point-là, les gens
commencent parfois à reconsidérer leurs paroles. Souvent, ils se mettent à se rétracter par rapport à
leur consécration. Mais il n’en était pas ainsi de Jephthé. Ses propos étaient : « J’ai fait un voeu à
l’Eternel et je ne puis le révoquer ». Ces mots révèlent le caractère de Jephthé, et montrent qu’il était
un grand homme. De grands hommes ont remportés la victoire sur le champ de bataille, mais, là se
trouvait un homme dont Dieu se servit et à qui Il pouvait se fier : « J’ai fait un voeu à l’Eternel, et je ne
puis le révoquer ».

Pas De Recul
Quelle détermination il y a dans ce discours ! Se rétracter ? Jamais ! « Je ne puis le révoquer ». C’est là
le vrai esprit combatif. Dieu vit quelque chose en ce combattant que tous les Cieux pouvaient
approuver. Ce n’est pas uniquement sur le champ de bataille que des hommes révèlent leur valeur.
Parfois la vraie épreuve vient en temps de prospérité et d’honneur.

Jésus cherchait des gens ayant une ferme détermination de rester fidèle jusqu’au bout lorsqu’Il dit :
« Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu »
(Luc 9 : 62). Etes-vous propre au Royaume ? Avez-vous accompli vos voeux ? Ou regardez-vous en
arrière ? Elisée avait la volonté de faire tout le chemin avec Elie. Quand il lui était demandé de
« rester ici », il répliquait : « L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! Je ne te quitterai point » (2 Rois
2 : 2). Elisée reçut le manteau d’Elie. Il reçut la puissance ! Quel est votre but ? Votre résolution
demeure-t-elle toujours ferme ?

Ruth la Moabite avait une résolution ferme quand elle dit: « Ne me presse pas de te laisser, de
retourner loin de toi ! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon
peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras, je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Eternel me
traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » (Ruth 1 : 16, 17).
Avez-vous une ferme résolution ? Pouvez-vous dire avec ces gens et comme Jephthé : « J’ai fait un
voeu à l’Eternel, et je ne puis le révoquer » ?

QUESTIONS
1. Qu’est-ce qu’un voeu ?
2. Qu’est-ce qui pousse les gens à faire des voeux ?
3. A qui peut-on comparer celui qui n’accomplit pas ses voeux ?
4. Que veut dire un voeu fait à la hâte ?
5. A propos de qui avons-nous lu dans le Nouveau Testament qu’il a fait un voeu ?
6. Quelle était l’attitude de Jephthé quant à l’accomplissement de son voeu ?
7. Par rapport à quoi le nom de Jephthé est-il mentionné dans le Nouveau Testament ?
8. De quelle manière Dieu honora-t-Il le voeu de Jephthé ?