Leçon A197

Leçon A197

LA PARABOLE DES MECHANTS VIGNERONS

Matthieu 21 : 33 – 46

VERSET DE MEMOIRE : « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle. C’est de l’Eternel que cela est venu : C’est un prodige à nos yeux »

(Psaume 118 : 22, 23).

I La Vigne
1. Un maître de maison planta une vigne, l’afferma à des vignerons, puis partit pour un pays lointain : Matthieu 21 : 33 ; Esaïe 5 : 1 – 7 ; Psaume 80 : 9.
2. Il envoya ses serviteurs recevoir le fruit de la vigne : Matthieu 21 : 34.
3. Les vignerons battirent l’un des serviteurs, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième : Matthieu 21 : 35 ; Jérémie 37 : 15 ; 38 : 6 ; 26 : 23.
4. Il envoya d’autres serviteurs que les vignerons traitèrent de la même manière : Matthieu 21 : 36 ; 2 Chroniques 36 : 15, 16 ; Néhémie 9 : 26.
5. Enfin, les vignerons tuèrent le fils, espérant s’emparer de l’héritage : Matthieu 21 : 37 – 39 ; Genèse 37 : 18 – 20 ; Jean 11 : 53 ; Actes 2 : 23.
6. Un châtiment sera infligé aux méchants vignerons : Matthieu 21 : 40, 41 ; Actes 13 : 46 ; 18 : 6 ; 28 : 28.

II La Pierre Rejetée
1. La Pierre rejetée est devenue la principale de l’angle : Matthieu 21 : 42 ; Psaume 118 : 22 ; Esaïe 28 : 16 ; Daniel 2 : 34 ; Actes 4 : 11.
2. Ceux qui tomberont sur cette Pierre seront brisés et ceux sur qui elle tombera seront écrasés : Matthieu 21 : 44 ; 1 Pierre 2 : 7, 8.
3. Jésus prononça un jugement contre les Israélites : Matthieu 21 : 43 – 46.

COMMENTAIRE

Cette vivante parabole fut adressée à la nation juive pour lui montrer que le Seigneur l’avait choisie pour être Son peuple, qu’elle avait déçu Dieu et rejeté Ses prophètes, et que la vigne allait lui être arrachée et donnée à d’autres.

Une Vigne de Choix
Le prophète Esaïe nous fit une magnifique description de la vigne que le Seigneur planta et du coteau fertile où elle devait être entretenue (Esaïe 5 : 1 – 7). Canaan, la Terre Promise, fut donné aux Israélites, et était un pays béni dans tous les domaines. Les Ecritures nous disent qu’il était un pays où coulaient le lait et le miel, et que les grappes d’Eschcol étaient extrêmement grosses. Il y avait des vignes que les Israélites n’avaient pas plantées, des oliviers qui portaient leurs fruits et des villes qu’ils n’avaient pas bâties.
Les pierres aussi furent ôtées de la terre. Nous comprenons par là que le Seigneur voulait dire qu’Il était prêt à chasser du pays les Cananéens – les idolâtres, les habitants du pays qui ont rejeté Dieu.

Quant à Dieu, Il fit sa part ; il revenait seulement aux Israélites d’être obéissants pour que cela soit fait de façon complète.
Dieu planta dans le pays des vignes de choix, une famille de gens ayant la crainte de Dieu. Le chef de cette famille regardait, bien au-delà des villes et des richesses de ce monde, à une cité qui a de solides fondements dont Dieu est l’Architecte et le Constructeur (Hébreux 11 : 10). Cet homme choisi était Abraham, cet homme de foi, qui croyait en Dieu et Lui obéissait ; et c’était la postérité d’Abraham que Dieu planta dans cette vigne. Abraham était une graine de choix ! Qu’y avait-il encore à faire à la vigne de Dieu ?

Un Pays Lointain
Le Seigneur est représenté ici par un maître de maison partant pour un pays lointain. Il laissa la vigne aux soins des vignerons. Il s’attendait à ce qu’ils émondent, arrosent, et entretiennent cette vigne choisie qu’Il avait plantée. A la saison des récoltes, Il espérait cueillir des fruits. Il regarda, et voici, elle ne produisit rien, sauf des raisins sauvages. Les vignerons faillirent lamentablement. Cette noble vigne était devenue une vigne dégénérée.

Le Seigneur de la vigne avait fait Sa part. Il avait été patient envers eux, et leur avait envoyé plusieurs prophètes pour leur dire comment prendre soin de Sa vigne. « Je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés dès le matin » (Jérémie 35 : 15). Il leur dit qu’ils avaient maltraité ceux qui furent envoyés pour recevoir le produit de la vigne. Certains avaient été lapidés, d’autres battus, et d’autres encore tués. « D’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent ça et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités » (Hébreux 11 : 36, 37).

L’Envoi du Fils
En fin de compte, le maître de la vigne leur envoya son fils, disant : « Ils auront du respect pour mon fils ». Au fil des ans, la nation devenait plus corrompue. Il n’y avait rien de bon en elle, rien en dehors des blessures, des meurtrissures, et des plaies infectes.
Les vignerons dirent : « Voici l’héritier ; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage ». A l’heure même où Jésus disait cette parabole, les principaux sacrificateurs et les Pharisiens conspiraient pour tuer le « Fils » et le jeter hors de la vigne.

Une Question Précise et Concise
Lorsque Jésus eut fini de dire cette parabole, Il demanda aux auditeurs : « Lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » Ils répondirent correctement : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons ». Nous trouvons que sous peu, la nation juive a été retranchée, et que les nations païennes ont été choisies à leur place (Romains 11).

La Vigne Donnée à d’Autres
Du temps d’Abraham jusqu’à celui de Christ, le Seigneur avait été patient à l’égard d’Israël. Il passa par différentes voies pour le préserver comme un peuple qui Lui appartînt. D’abord, Il le fit prospérer et Il bénit sa corbeille et son grenier, et fit de lui une nation puissante. Il se souleva et devint rebelle. Alors, Il le rabaissa et permit qu’on l’emmenât en captivité. Et enfin, Il envoya Son Fils – Son Fils bien-aimé.
Mais leur coeur était toujours mauvais. Ils Le rejetèrent, Le crucifièrent, et s’écrièrent : « Que Son Sang retombe sur nous et sur nos enfants ». Peu après qu’ils eurent prononcé ces mots, la vigne leur fut enlevée et donnée aux Gentils.

Dieu traite avec les nations comme Il traite avec chaque individu. Etes-vous semblables à ces méchants vignerons ? Dites-vous : « Je ne veux pas que Jésus règne dans mon coeur ? ». L’Esprit de Dieu ne luttera pas toujours contre l’homme. Jésus supplie tout le monde ; mais si finalement vous Le rejetez, que fera de vous le Maître de la vigne lorsqu’Il viendra ? Les Pharisiens prononcèrent leur propre condamnation lorsqu’ils dirent : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons ». Ils ne songèrent guère que l’Evangile était en train d’être retiré aux Juifs pour être donné aux Gentils. « Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens » (Actes 13 : 46).

La Pierre Rejetée
Il a été dit que lorsque les pierres destinées à la construction du Temple furent taillées dans les montagnes et amenées à l’emplacement du Temple, le chef-maçon jeta un coup d’oeil sur elles et en rejeta une, disant qu’il n’y avait pas de place pour elle. Mais lorsqu’il commença à construire le magnifique édifice, il trouva que cette pierre qu’il avait rejetée était la principale de l’angle. Que ceci soit littéralement vrai ou pas, nous ne le savons pas, mais nous savons qu’il est vrai spirituellement. « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle ; c’est du Seigneur que cela est venue, et c’est un prodige à nos yeux ? » (Matthieu 21 : 42).
Jésus est la Pierre angulaire. Il est le fondement sur lequel l’édifice entier de l’Evangile repose. Dieu ne pouvait pas construire cet édifice sur un homme. S’Il l’avait fait, l’édifice se serait écroulé. Ainsi Il envoya Son unique Fils dans ce monde, pour souffrir et mourir pour la rédemption du monde entier.

Ecrasé
Si nous tombons sur cette Pierre, nous serons brisés. L’Esprit du Seigneur brisera notre esprit entêté et rebelle, et nous donnera un coeur contrit. Dieu dit : « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair » (Ezéchiel 36 : 26).
Il y a une grande différence entre tomber sur la Pierre et être brisé, et laisser la Pierre tomber sur soi et être écrasé. La nation juive ne voulait pas tomber sur cette Pierre. Sous peu, la pierre tomba sur elle, elle fut écrasée, et dispersée parmi les nations. Aujourd’hui nous pouvons choisir de tomber sur cette Pierre, ou de la laisser tomber sur nous.

QUESTIONS
1. A quelle nation cette parabole fut-elle adressée ?
2. Qui étaient les vignerons ? Et comment traitèrent-ils les serviteurs du maître ?
3. Pourquoi les vignerons n’honorèrent-ils pas le Fils ?
4. Quel effet la parabole produisit-elle sur les principaux sacrificateurs et les Pharisiens ?
5. Qui reçurent la vigne lorsqu’elle fut retirée aux Juifs ?
6. Quelle est la Pierre que les bâtisseurs rejetèrent ?
7. Qu’arrivera-t-il à ceux qui tomberont sur la Pierre ?
8. Qu’arrivera-t-il à ceux sur qui la Pierre tombera ?