LEÇON A200

LEÇON A200

L’ACTION DE GRACES D’ANNE ET L’APPEL DE SAMUEL

1 Samuel 2 : 1 – 10 ; 3 : 1 – 21

VERSET DE MEMOIRE : « Puisqu’il m’aime, je le délivrerai ; je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom »

(Psaume 91 : 14).

I Le Chant d’Action de Grâces
1. La prière d’Anne était un chant de louange et d’action de grâces à Dieu : 1 Samuel 2 : 1 – 5 ; 1 : 6, 20; Psaume 113 : 9 ; Esaïe 54 : 1.
2. Anne pria de façon prophétique au sujet des futures grâces de Dieu pour le monde : 1 Samuel 2 : 6 – 9 ; Psaume 75 : 5 – 8 ; 113 : 7, 8 ; Luc 1 : 52.
3. Anne prédit la venue d’un Sauveur : 1 Samuel 2 : 10 ; Psaume 89 : 20 – 30 ; Luc 1 : 46 – 55, 67 – 75.
II L’Appel de Dieu
1. Les visions de Dieu n’étaient pas fréquentes dans les jours du sacerdoce d’Eli : 1 Samuel 3 : 1 ; Amos 8 : 11 ; Ezéchiel 7 : 26 ; Proverbes 29 : 18.
2. La vue naturelle d’Eli était si faible qu’il ne pouvait pas voir que la lampe de Dieu était sur le point de s’éteindre: 1 Samuel 3 : 2, 3 ; 4 : 15 ; Exode 27 : 20, 21 ; Lévitique 24 : 2, 3; 2 Chroniques 13 : 11.
3. La vue spirituelle d’Eli était sérieusement affaiblie par sa tolérance du péché : 1 Samuel 3 : 2, 13 ; 2 : 12 – 17, 27 – 36 ; 1 Rois 1 : 6 ; Lévitique 10 : 1 – 3 ; Exode 19 : 22.
4. Eli ne se rendit pas compte au premier abord que Dieu appelait Samuel : 1 Samuel 3 : 4 – 9 ; Matthieu 6 : 22, 23 ; 15 : 14 ; Jérémie 5 : 21 – 24 ; Romains 2 : 1 – 4, 17 – 24.
5. Samuel, à cause de sa jeunesse et de son immaturité spirituelle, ne savait pas que c’était Dieu qui l’appelait : 1 Samuel 3 : 7 ; Actes 18 : 24 – 26 ; 19 : 23 ; Jean 20 : 14 ; 21 : 4 – 7.
6. Eli s’aperçut enfin que Dieu appelait Samuel, et lui recommanda de Lui répondre : 1 Samuel 3 : 8 – 10 ; Psaume 85 : 9 ; Esaïe 6 : 8 ; Daniel 10 : 19 ; Actes 9 : 5, 6.
III Le Prophète de Dieu
1. Dieu parla à Samuel du jugement qui viendrait sur Eli et sa maison : 1 Samuel 3 : 11 – 14 ; Esaïe 29 : 13 – 16 ; Amos 3 : 1 – 8 ; Habacuc 1 : 5.
2. Eli persuada Samuel de lui dire le message de Dieu : 1 Samuel 3 : 16 ; Psaume 141 : 5 ; Daniel 4 : 19.
3. Dieu était avec Samuel, et l’Eternel apparut de nouveau dans Silo: 1 Samuel 3 : 19 – 21 ; 4 :1 ; 9 :6 ; Esaïe 44 : 26.

COMMENTAIRE
Le Chant de Louange
L’histoire de la prière d’Anne et de sa consécration à Dieu, afin que Dieu pût lui accorder un fils, est très belle et touchante. Anne avait eu un enfant en réponse à ses prières – un enfant qui était destiné à être l’un des plus grands prophètes et un homme dont la vie exemplaire serait une source d’inspiration pour tous. Quel climax convenable à une telle histoire est sa prière de louange et son action de grâces à Dieu ! Le louer dans le chant et la prière est une très belle manifestation d’un coeur plein de gratitude à cause de l’amour et de la miséricorde de Dieu.

Anne ne minimisa pas le caractère précieux du don qu’elle reçut de Dieu. Elle n’était pas non plus ignorante qu’il lui était absolument impossible d’avoir un fils à moins que Dieu lui accordât le désir de son coeur ; car « Voici, des fils sont un héritage de l’Eternel » (Psaume 127 : 3). Néanmoins, Anne ne perdit rien de sa révérence pour l’Eternel en faveur de son fils. Au contraire, son amour et sa révérence pour le Seigneur s’étaient approfondis à cause de Sa grande bonté et de Sa miséricorde envers elle. Anne sut à partir de son expérience personnelle que « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation » (Jacques 1 : 17).

Trop souvent Dieu n’est important pour les gens que lorsqu’ils sont en grande difficulté ou dans la tristesse, ou lorsqu’ils sont confrontés à des circonstances adverses. Lorsque l’adversité est partie, ou qu’ils ont reçu leur réponse de Dieu, Il est oublié ou relégué à la toute dernière position dans leurs affections. Ce ne fut pas ainsi avec Anne, parce qu’elle déborda d’un cantique de prière et de louange à Dieu, qui jaillit spontanément de son coeur.

Son chant de louange commença avec un thème de remerciement à Dieu pour Sa bonté envers elle, et ensuite aborda rapidement un sujet plus profond et plus significatif – Jésus-Christ, l’Oint de Dieu et notre Roi qui vient.

Anne, inspirée par le Saint-Esprit, parla de Jésus-Christ à travers qui toutes les nations de la terre seraient bénies; elle parla prophétiquement des pécheurs qui seraient élevés à une place d’honneur par la même miséricorde qui lui avait été étendue. Le mendiant sera élevé pour s’asseoir parmi les princes, et pour hériter du trône de gloire pendant que les adversaires du Seigneur seront mis en
pièces lorsque Jésus viendra pour être le Roi de toute la terre. Tel fut le chant de louange d’Anne, une belle prophétie de Jésus-Christ qui régnera dans la paix et dans la justice.

Il y a plusieurs autres passages de la Bible qui sont similaires dans leur inspiration, et dans leur développement en ce qui concerne les prophéties sur Christ. Le cantique de Moïse parle de Christ tel « le Rocher » comme le fit Anne (1 Samuel 2 : 2) (voir Deutéronome 32 : 15, 18). De même le Saint- Esprit à travers Marie, la mère de Jésus, s’inspira des propos d’Anne selon lesquels les puissants seront renversés, et les humbles seront élevés – ceci à travers le Fils qui allait naître d’une manière miraculeuse (voir Luc 1 : 52).

Un Parent Indulgent
Selon le voeu d’Anne au Seigneur, le petit Samuel commença à servir Dieu dans le Tabernacle, sous la direction d’Eli, le souverain sacrificateur. Le souverain sacrificateur était responsable du bien-être spirituel du peuple de Dieu, et de la bonne marche de l’adoration de Dieu. Combien Eli faillit lamentablement à son devoir et à sa responsabilité !

Le Nouveau Testament énumère les conditions requises d’un évêque : « Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Eglise de Dieu ? » (1 Timothée 3 : 4, 5).

« Les fils d’Eli étaient des hommes pervers, ils ne connaissaient point l’Eternel » (1 Samuel 2 : 12). Ils étaient très coupables, et à cause de leur méchanceté, « ils méprisaient les offrandes de l’Eternel » (1 Samuel 2 : 17).

Eli, tel un père indulgent, fit une fois des remontrances à ses fils au sujet de leur attitude pécheresse confuse et ne fit rien d’autre concernant cela. Son manque de prendre des mesures correctives autres qu’un doux reproche était un péché contre sa propre âme et celles de ses enfants. Le mal qui a été introduit dans le monde par les parents qui sont si insouciants du bien-être de leurs enfants au point de s’empêcher de les discipliner ne peut être estimé. La tolérance du péché est un feu qui brûlera les os des hommes et condamnera tous les participants au péché dans un étang de feu éternel.

Le péché d’Eli était si grand à cause de sa tolérance de la méchanceté de ses fils dans sa propre maison, et un mal encore plus grand était commis du fait qu’il permit à ses fils d’attirer un grand déshonneur sur la maison de Dieu. Ils aidaient dans l’administration de l’adoration du Tabernacle, et dans ce travail ils devinrent une pierre d’achoppement pour tous ceux qui désiraient adorer Dieu. L’adoration de Dieu a toujours requis la sainteté. On en demande davantage à ceux qui sont directement concernés par le service dans le ministère. Le principe de s’abstenir de tout péché et de l’immoralité a toujours distingué l’Evangile de Jésus-Christ de toutes les autres religions et philosophies. Mais cependant, Eli, dont le devoir officiel était celui de gardien de la foi, était si indifférent à la cause divine de sainteté et de pureté qu’il fit peu pour arrêter le péché dans sa propre maison et dans la maison de Dieu.

Le Jugement de Dieu
La parole de Dieu ne doit pas être prise à la légère, mais Eli osa faire un affront à la sainteté de Dieu ; et la colère de Dieu commença à s’enflammer contre lui. (Voir Deutéronome 29 : 19, 20). « Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes ! » (Ezéchiel 34 : 2), fut la parole du Seigneur à Ezéchiel. Ces paroles s’accordent bien au cas d’Eli. Eli allait être bientôt révoqué ; sa postérité allait être détruite ; et sa famille n’allait plus servir dans l’adoration de Dieu. Telle fut la récompense d’Eli pour sa tolérance du péché.

Le péché d’Eli le rendit si aveugle à toute la vérité qu’il ne fut plus capable de voir les choses dans leur vraie perspective. Il était au nombre de ceux dont Jésus parlait une fois, qui pouvaient voir la paille qui se trouvait dans l’oeil d’un autre, mais ne pouvaient pas voir la poutre qui était dans le leur (Luc 6 : 39 – 42). Eli alla si loin qu’il accusa même la mère de Samuel d’avoir été ivre quoique se trouvant dans la maison de Dieu, alors qu’en réalité elle était profondément en prière devant Dieu. Au même moment les fils d’Eli détruisaient l’adoration de Dieu par leur méchanceté sans restriction.

La Lumière Affaiblie
Eli commençait à avoir les yeux troubles et ne pouvait plus voir que la lampe de Dieu était sur le point de s’éteindre, faute de soins convenables. Combien emblématique était cette lampe dans l’adoration de Dieu ! Elle représentait la Parole de Dieu illuminée par le Saint-Esprit. Et comme elle s’éteignait rapidement à ce moment-là ! L’Ecriture dit de cette période de l’histoire d’Israël que « la
Parole de l’Eternel était rare en ce temps-là, les visions n’étaient pas fréquentes » (1 Samuel 3 : 1). En d’autres termes, la vérité de la Parole de Dieu avait quitté les coeurs des hommes et Dieu se retenait de se révéler aux hommes à cause de leur état de péché. Ce fut à ce moment crucial que Dieu parla à Samuel dans la nuit.

« Heureux l’homme qui m’écoute, qui veille chaque jour à mes portes et qui en garde les poteaux » (Proverbes 8 : 34). Tels étaient les devoirs de Samuel dans le Tabernacle. Samuel servait Dieu chaque jour dans Sa maison, à coeur ouvert, et l’oreille attentive aux choses spirituelles. Lorsque Dieu lui parla au milieu de la nuit, Samuel devait vite répondre.

Ne se rendant immédiatement pas compte que Dieu lui parlait, Samuel alla vers Eli. Eli sembla avoir perdu la capacité de reconnaître la voix de Dieu car il renvoya Samuel se reposer. Trois fois Dieu appela Samuel, et trois fois Eli le renvoya se reposer. La troisième fois Eli s’aperçut que c’était Dieu qui appelait Samuel, et le conseilla de répondre s’il était encore appelé, car c’était le Seigneur. Dieu appela de nouveau Samuel, et il Lui répondit par ces belles paroles : « Parle, car ton serviteur écoute ». Ainsi Dieu appela Samuel au service et à la mission de Dieu. Il était encore très jeune, mais il avait l’oreille qui pouvait entendre et le coeur qui pouvait observer le commandement de l’Eternel.

Une Dispensation Fidèle
« Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle » (1 Corinthiens 4 : 2). Que tous ceux qui vieillissent dans le service et l’adoration de Dieu gardent avec enthousiasme leur part et leur responsabilité. Le fait que nous avons des corps vieillis ne signifie pas que notre service envers Dieu est devenu usagé ou sans autre utilité. La Bible déclare : « Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour » (Proverbes 4 : 18), et « les cheveux blancs sont une couronne d’honneur; c’est dans le chemin de la justice qu’on la trouve » (Proverbes 16:31).

Une vraie maturité dans la foi et dans la confiance en Dieu, qui a été acquise pendant beaucoup d’années de services fidèles à Dieu, est une oeuvre que toute jeune personne peut admirer et s’efforcer d’atteindre.

Les Visions fréquentes
Que tous ceux qui sont jeunes tirent leçons du petit Samuel. Que tous ceux qui voudraient répondre à l’appel de Dieu le fassent aussi promptement que Samuel le fit et avec la même consécration et le même zèle dans leur réponse ! Il fut un homme dont Dieu se servit beaucoup, et la Bible dit de lui : « Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Eternel ». L’Eternel « ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles » (1 Samuel 3 : 19, 20).

La vie de Samuel fut utile et profitable à tous égards. Ce fut une très belle vie parce qu’il écouta Dieu dans sa jeunesse et tint bien compte de ce qu’il entendait. Assurément la Parole de Dieu est vraie : « Mon fils, n’oublie pas mes enseignements, et que ton coeur garde mes préceptes ; car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, et ils augmenteront ta paix. Que la bonté et la fidélité ne t’abandonnent pas ; lie-les à ton cou, écris-les sur la table de ton coeur. Tu acquerras ainsi de la grâce et une raison saine, aux yeux de Dieu et des hommes » (Proverbes 3 : 1 – 4).

QUESTIONS
1. A quelle occasion Anne pria-t-elle ?
2. De quelle manière parla-t-elle de Jésus-Christ ?
3. Que signifie « Pas de visions fréquentes » ?
4. Pourquoi Eli fut-il rejeté par le Seigneur ?
5. Que symbolisait la lampe de Dieu ?
6. Pourquoi demande-t-on à tout dispensateur d’être fidèle ?
7. Quels avantages a-t-on lorsqu’on sert Dieu jeune ?