Leçon A196

Leçon A196

LES ENSEIGNEMENTS DE JESUS AU DEBUT DE LA SEMAINE DE LA PASSION

Matthieu 21 : 12 – 32

VERSET DE MEMOIRE : « Ma maison sera appelée une maison de prière »

(Matthieu 21 : 13).

I Le Fils de Dieu dans la Maison de Dieu
1. Jésus, voyant encore la profanation notoire de la maison de Dieu, chassa furieusement les méchants : Matthieu 21 : 12, 13 ; Marc 11 : 15 – 17 ; Esaïe 56 : 7 ; Jérémie 7 : 11.
2. Par la suite, Il y fit d’autres oeuvres de Dieu : Matthieu 21 : 14 ; Luc 19 : 47, 48 ; 20 : 1 ; 21 : 37.
3. Les chefs infidèles furent indignés de l’usage qu’Il fit de Sa supposé légitime autorité en s’opposant ouvertement à Lui : Matthieu 21 : 15, 16 ; Marc 11 : 18 ; Luc 19 : 47, 48.
4. Jésus utilisa la Parole de Dieu pour leur répondre : Matthieu 21 : 16, 17 ; Psaume 8 : 3.

II La Leçon Tirée du Figuier Stérile
1. Jésus, ayant eu faim, chercha des figues et n’en trouva aucune : Matthieu 21 : 18, 19 ; Marc 11 : 13 ; Psaume 1 : 1 – 6.
2. L’arbre stérile est un type d’Israël infécond et aussi un type improductif de ceux qui prétendent être religieux : Matthieu 13 : 22 ; Jean 15 : 1 – 9, 16 ; Galates 5 : 22, 23.
3. Le jugement était dû à l’improductivité : Matthieu 21 : 19, 20 ; 3 : 10 ; Luc 19 : 20 – 26 ; Romains 11 : 29.
4. La valeur, la puissance et la nécessité de la foi furent démontrées : Matthieu 21 : 21, 22 ; Romains 14 : 23 ; Habacuc 2 : 4 ; Jean 6 : 28, 29 ; Ephésiens 6 : 16 ; Hébreux 11 : 1, 6 ; Jacques 1 : 5, 6.

III Le Tact et le Discernement de Jésus
1. L’autorité de Christ, Sa mission divine et Sa divinité furent de nouveau contestées : Matthieu 21 : 23 ; Jean 12 : 44 – 50 ; 13 : 20.
2. La réponse incontestable de Jésus fut réellement une affirmation de Son autorité : Matthieu 21 : 24, 25.
3. Etant incapable de répondre correctement et reniant toujours le titre de Messie de Christ, ils évitèrent la question en mentant : Matthieu 21 : 25 – 27 ; Luc 20 : 5 – 8.
4. La tromperie et le manque de sincérité les ont éloignés de la vérité : Matthieu 21 : 27 ; 13 : 4, 19 ; 2 Thessaloniciens 2 : 10 – 12.

IV Le Père et Ses Fils
1. Le premier fils, par son refus et sa repentance subséquente, était semblable à un pécheur qui finalement se repent : Matthieu 21 : 28, 29.
2. Le second fils, par son accord et sa rébellion subséquente, était semblable à un hypocrite : Matthieu 21 : 30.
3. L’illustration fut appliquée à Israël, choisi par Dieu mais désobéissant à Dieu : Matthieu 21 : 31,
32 ; Exode 19 : 5, 6, 8 ; Jérémie 31 : 31, 32.

COMMENTAIRE:
Jésus, le Fils de Dieu
L’entrée triomphale de Christ dans Jérusalem était passée tout comme le jour où elle eut lieu. Les gens L’avaient loué et L’avaient adoré en tant que Fils de David, Celui qui était venu au nom du Seigneur. Ils avaient loué Dieu pour toutes Ses puissantes oeuvres, disant : « Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur » (Luc 19 : 37, 38). Le deuxième jour de la semaine, le jour qui correspond à notre lundi, Jésus quitta de nouveau la ville de Béthanie et fut trouvé à Jérusalem où, nous le savons, Il passa la plus grande partie de la semaine.

La maison de Marie, Marthe et Lazare était située à Béthanie. Jésus s’y rendait souvent, car Il trouvait la communion et l’amour du Chrétien dans la maison de ces disciples pieux. Béthanie était une petite ville du côté du Mont des Oliviers, un lieu calme où Il pouvait Se reposer et Se détendre, loin de la foule qui était dans la ville mouvementée de Jérusalem.

Peu avant le début de Son ministère, Jésus était allé dans le Temple et avait chassé les changeurs et ceux qui vendaient des boeufs, des brebis et des pigeons. Cette profanation de la maison de Dieu était sans aucun doute tolérée, ou peut-être même instituée par les chefs Juifs de ce temps-là, sous prétexte que c’était nécessaire pour la convenance de ceux qui venaient de loin pour adorer dans le Temple.

La loi de Moïse avait prévu que ceux qui parcouraient de longues distances pour venir à Jérusalem, pussent échanger leurs offrandes contre de l’argent dans le but d’alléger leur peine à transporter l’offrande même (Deutéronome 14 : 24 – 26). Une fois à Jérusalem, ils devaient alors acheter les articles désirés, nécessaires pour leur adoration, et cela serait accepté par Dieu. Mais Dieu ne voulait pas dire que Sa maison devait servir de lieu de commerce. Son Temple devait être un lieu de prière ; mais la cupidité poussa ceux qui vendaient à venir jusqu’aux abords immédiats de ce qui aurait dû être la demeure de Dieu, afin qu’ils pussent tirer profit de la vente des animaux et des pigeons.

Il est significatif qu’au début de Son ministère terrestre et aussi qu’au moment où Il s’approchait de sa fin, Jésus eût réagi contre cette profanation de la maison de Dieu. Il prononça des paroles dures lors du premier incident (Jean 2 : 13 – 17), mais lors du dernier, Il parla de manière encore plus rude.
Le but de tout Son ministère était qu’à la fin, Dieu – et non les oeuvres de l’homme – soit glorifié, que la maison de Dieu soit sanctifiée, qu’elle soit un lieu de prière où la pure Parole de Dieu puisse être entendue, et qu’elle ne soit pas une « caverne de voleurs » – un refuge des méchants.

Il avait donc le droit de S’affirmer. Il était Dieu le Fils, égal à Dieu le Père et à Dieu le Saint-Esprit. Il était dès le commencement ! Et puisque ce Temple était la maison de Dieu, Jésus en était réellement le Maître. Ses prérogatives ne pouvaient pas être à juste titre mises en cause ni contestées ; et ceux qui en réalité les contestaient, niaient effectivement Sa divinité, Son titre de Messie, Son autorité et Sa mission. Ce faisant, ces infidèles niaient Dieu Lui-même et les paroles de tous les prophètes de Dieu depuis le commencement. Il y avait suffisamment de preuves dans les choses qu’ils virent pendant les années de Son ministère, dans les paroles des prophètes qui avaient parlé de Sa venue, et dans l’Esprit qui se manifestait même en Sa présence, pour leur montrer sans aucun doute qu’Il
était le Fils de Dieu. Mais ils Le renièrent. Et, à cause de cela, nous pouvons dire qu’ils devinrent les ancêtres et les premiers disciples de l’Antéchrist qui doit exercer le pouvoir au cours de la Tribulation (1 Jean 2 : 18, 22 ; 4 : 2, 3).

Le Figuier Stérile et les Disciples Improductifs
Sur la route de Béthanie à Jérusalem, Jésus eut faim. En général, ce n’était pas la saison des figues mûres ; mais pendant qu’Il était au loin, Il vit un arbre qui avait atteint le stade où ses fruits auraient dû être mûrs. Mais lorsqu’Il y chercha des fruits, Il n’en trouva aucun. Il nous est dit qu’Il y a plusieurs sortes de figuiers, et qu’il y a dans l’année plusieurs récoltes sur chaque espèce. Une caractéristique propre au figuier est que le fruit apparaît avant les feuilles. Quand le feuillage de l’arbre est touffu, le fruit est presque prêt pour la cueillette. Le fait que cet arbre fut vu de loin par Christ, nous montre que le feuillage des autres arbres n’était pas touffu ; ce n’était pas le temps de la récolte des figues. Mais puisque le feuillage de ce seul arbre était déjà touffu, nous savons que c’était une variété précoce, et Christ avait donc raison d’y espérer du fruit.

Dieu ne demande jamais ce qui est injuste. Il ne s’attend pas à ce qui est déraisonnable ou impossible. Il a été dit que : « Dieu donne la force de faire ce qu’il a demandé ». Christ n’était pas venu vers ce figuier chercher des olives, des dattes ou des raisins. Il était venu chercher des figues, et Il avait le droit de faire ainsi, puisque l’état feuillu de l’arbre était une preuve que ses figues auraient dû être mûres.

Dieu ne veut pas que nous imitions une autre personne. Pour être acceptés de Dieu, il est exigé que nous demeurions dans l’état où nous étions lorsque nous avons été appelés (1 Corinthiens 7 : 20), puisque « Dieu ne se repent pas de Ses dons et de Son appel » (Romains 11 : 29). Dieu s’attend à ce que nous ne portions que notre propre fruit ; mais Il espère bien que nous portions ce fruit. Il nous sera demandé de Lui rendre compte de cette responsabilité.

Le jugement de Dieu est parfaitement juste. Il attend de nous un fruit conforme à la mesure de l’Evangile que nous avons reçu. Certaines personnes ont de plus grands avantages et par conséquent on attend d’eux beaucoup plus. D’autres ont de plus grands privilèges et elles seront tenues responsables si elles ne profitent pas de ces glorieuses opportunités offertes par Dieu. Le figuier était aux abords de la route, en un endroit où il aurait été une bénédiction pour plusieurs – mais il ne porta pas de fruits ! Aujourd’hui, beaucoup sont aussi « aux abords des routes » de la vie et ont un privilège inégalable de travailler pour Dieu et de porter des fruits pour Lui, mais ne le font pas. Les Israélites en sont un exemple, puisque c’était le plan de Dieu qu’ils pussent être les messagers de l’Alliance, les conservateurs des Saints Oracles, et la nation de laquelle le Messie allait venir. Mais nous avons déjà appris qu’ils se retirèrent de l’Alliance qu’ils firent avec Dieu et, en tant que nation, ne porta que peu de fruits pour Dieu. Les privilèges sacrés de l’Alliance étaient plutôt reçus par des individus – Juifs comme païens – qui, durant toutes les dispensations, ont volontairement rempli les obligations de l’Alliance.

Combien il est significatif que le Saint-Esprit ait conservé pour nous une exhortation sur ce qui est facilement vu comme étant l’une des plus importantes espèces de fruits à porter – la prière d’intercession. Il y a plusieurs possibilités de servir, mais l’une des plus grandes est la prière. Rien ne peut être accompli avec succès pour Dieu sans elle. Et la prière, en elle-même, est sans valeur à moins qu’elle soit en accord avec la volonté et la promesse de Dieu. Mais quelque pusse être l’efficacité de chaque type de service, elle est inefficace à moins que la foi soit exercée pour faire agir la volonté de Dieu. La vraie foi attire la bénédiction qui est escomptée. Le Seigneur se servit de
ce miracle pour fortifier et augmenter la foi de Ses disciples – et la nôtre également – aussi bien que pour augmenter la productivité de nous tous.

Le Défi Qui Suscita un Autre
Les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple cherchaient un moyen pour réduire Jésus au silence. Sa supposée réelle autorité sur le Temple, en chassant ceux qui souillaient la maison de Dieu, en y enseignant la parole de Dieu, et en faisant des miracles qui attestaient Sa Divinité et Son titre de Messie, fit qu’ils s’opposèrent avec véhémence à Lui. Cherchant à Le prendre au piège, ils lui lancèrent un défi : « Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ?  » Ils cherchaient l’appréciation des hommes et, pour eux, il n’y a pas d’autres appréciations qui soient bonnes. Jésus était divinement investi et autorisé, mais ce fait signifiait peu de choses pour ces hypocrites présomptueux et vantards.

Lui, qui était le Seigneur de la maison de Dieu, répondit à leur défi par un défi auquel ils ne voulurent pas répondre. Ils auraient pu le faire. Ils avaient un niveau de connaissance suffisant pour répondre correctement. Mais s’ils le faisaient, leur hypocrisie et leur péché seraient dévoilés.

La prédication de Jean portait sur Jésus. Chaque événement de son ministère doigtait l’Agneau de Dieu. S’ils avaient accepté le message de Jean, ils auraient accepté Jésus. Mais de façon précise, c’était au baptême de Jésus que Dieu le Père fit entendre des Cieux ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3 : 17). Ce fut là que le Saint-Esprit descendit sur la tête de ce Fils de l’Homme saint et sans tâche, en témoignage de Son autorité. La réponse à leur question était dans la question que Jésus leur posa. Il n’a pas reçu Son autorité de l’homme ; elle vient de Dieu, et, par conséquent, surpasse toute autorité donnée par un homme.

Des Fils Peu Disposés
Au milieu de la semaine où Jésus enseignait dans le Temple, Il parla à l’assemblée d’un homme qui avait deux fils qui furent appelés à travailler dans une vigne. Si nous acceptons le symbole habituel utilisé dans la Bible, lequel illustre une vigne comme un champ de moisson de Dieu, nous pouvons voir ici quelques grandes vérités.

Un des fils était semblable à un pécheur entêté, qui est appelé au Royaume par l’Esprit de Dieu, qui répond qu’il n’ira pas, mais qui en fin de compte, se repent et va travailler pour Son Père. L’autre était semblable à la nation Juive qui dit qu’elle irait, mais qui, par la suite, ne le fit pas. Celui qui alla, fit la volonté du Père.

Il est possible de dire que Christ est un Prophète, et ne pas se soumettre à Ses enseignements. Il est possible de dire qu’Il est Roi, et ne pas Lui être loyal. On peut reconnaître Son autorité, et pourtant ne pas Lui rendre un service fidèle. Il est même possible d’admettre qu’Il est le Fils de Dieu, et ne pas L’adorer. Et, c’est triste de dire qu’il y a certains qui reconnaissent qu’Il est le Seul Sauveur ; mais, qui ne Le reçoivent pas comme leur Sauveur. Celui qui fait la volonté du Père, c’est celui qui répond à Son appel !

QUESTIONS
1. Quel grand événement avait précédé notre leçon actuelle ?
2. Quels événements eurent lieu dans le Temple, lesquels prouvèrent que Jésus est le Fils de Dieu ?
3. Que firent les enfants dans le Temple ?
4. Où Jésus passa-t-Il Ses heures calmes au cours de cette dernière semaine ?
5. Racontez l’histoire du figuier stérile.
6. Quelle grande leçon Jésus nous donne-t-Il de cet incident ?
7. Citez la grande promesse qui est dans Matthieu 21 : 22.
8. Pourquoi les principaux sacrificateurs et les anciens défièrent-ils l’autorité de Jésus ?
9. Quelle fut Sa réponse ?
10. Faites un rapprochement entre l’histoire de l’homme et de ses deux fils avec le plan de l’Alliance
de Dieu.