L’ancre Qui Retient

Jésus Christ est le seul ancre qui peut nous garder de dériver sur la mer de cette vie.

extrait d’un sermon de Wayne Butler

Une ancre a un but: vous garder au même endroit. Quand j’étais un pêcheur professionnel à Neah Bay, dans l’état de Washington, nous avions une grosse ancre. Elle pesait environ cent cinquante kilos et était au bout d’une vieille chaîne. A cause de sa taille et de son poids, on ne levait pas l’ancre à chaque fois qu’on sortait; au lieu de cela, on la laissait au fond et on y amarrait notre bateau. Cette ancre était solide et nous avions confiance en elle. Jésus Christ est comme cette ancre. Il est solide et vous pouvez avoir confiance en Lui.  » Cette espérance, nous l’avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme . . .  » (Epitres aux Hébreux 6:19)

Sans le Seigneur, vous pouvez avoir une ancre mais elle ne va pas tenir. A Neah Bay, nous devions ancrer plusieurs fois. Je me souviens d’une nuit de tempête en particulier. Mon père me réveilla au milieu de la nuit et me dit: “Nous ferions mieux d’éloigner le bateau du quai pour qu’il ne se disloque pas ». J’aurais préféré rester au lit, car le vent soufflait à 130 kilomètres à l’heure et ça allait plutôt mal, mais nous nous sommes dirigés vers la baie et avons jeté l’ancre. Il nous a fallu nous y prendre en plusieurs fois pour qu’elle s’agrippe.

Une fois ancrés, nous nous sommes endormis dans le bateau, même au plus épais de la tempête. Vers deux ou trois heures du matin, mon père me réveilla et me dit: « Wayne, nous sommes sur les rochers! » Je pouvais sentir le fond du bateau frapper les rochers pendant qu’on se ruait hors de la cabine. Notre ancre n’avait pas réussi à tenir comme elle aurait dû; nous avions dérivé d’un côté de la baie à l’autre et nous rebondissions sur les brise-lames. Je me rappelle avoir pensé que si notre ancre avait tenu, nous ne serions pas dans cette situation.

Nous avons finalement pu ré-ancrer et nous étendre. Pourtant, ce fut difficile de se rendormir, car il n’y avait aucune garantie, aucun réconfort que ça ne pourrait se reproduire. Je pensais sans arrêt que ça allait recommencer, qu’on allait de nouveau dériver.

C’est ainsi qu’est la vie sans Jésus. Vous pouvez avoir une sorte d’ancre dans votre vie, mais quand les tempêtes arrivent, cette ancre ne tient pas. Vous vous retrouvez avec le même sentiment que j’avais éprouvé dans la baie, cette nuit-là, avec des pensés du genre, « je vais me perdre; je vais avoir des problèmes. » Il n’ y a ni garantie, ni réconfort sans le Seigneur.

Toutefois, quand nous sommes fermement attachés au Seigneur, nous ne sommes pas mal à l’aise. Nous savons que notre Ancre ne dérivera pas; elle ne bougera pas. Elle est fixe depuis le début des temps et le restera pendant l’éternité. Exactement comme notre grosse ancre de cent cinquante kilos, notre lien avec l’Ancre est la seule variable.

Si vous laissez pendant un certain temps la chaîne de l’ancre sous l’eau, elle peut rouiller, et quand la tempête arrivera, l’ancre pourra se détacher. Alors, tous les deux ou trois ans, on retirait de l’eau cette grosse ancre, et on l’observait pour s’assurer que tous les maillons étaient encore bons, que les chevilles n’ allaient pas tomber, et généralement que tout allait bien.

Nous avons besoin de vérifier de la même façon notre vie spirituelle pour nous assurer que notre lien avec notre Ancre tient bien et que rien ne risque d’aller de travers quand la tempête arrivera. Nous pouvons faire cela en priant, et en gardant le contact avec Dieu. Quand nous saurons que notre Ancre tient et que notre connexion avec elle est solide, nous serons sûrs que nous n’irons pas à la dérive.

A une époque comme celle-ci, il nous faut une telle ancre. Les bouleversements économiques actuels, l’augmentation de la violence, de la corruption, la menace de terrorisme de tous genres, la guerre, la déchéance sociale et morale, existent réellement et la liste s’allonge régulièrement. Beaucoup de gens ont peur. Néanmoins, nous n’avons pas à redouter les circonstances ou les tempêtes qui nous entourent dans la vie. Nous avons une Ancre qui tiendra.

Il y a quelque temps, je suis allé en Roumanie avec une équipe. Un jeune homme a témoigné de la force de cette Ancre, à l’occasion d’un des services que nous avions tenu pour les jeunes. Il nous a dit comment les jeunes gens étaient obligés de s’engager dans l’armée à l’âge de vingt ans, et il savait qu’il y serait persécuté. Il n’a pas caché le fait qu’il était chrétien, et ses camarades soldats l’ont découvert immédiatement. Ils lui ont dit qu’il ne se passerait pas beaucoup de temps avant qu’il boive avec eux, parle comme eux et aille avec eux dans certains endroits. Il leur fit clairement comprendre qu’il n’avait aucune intention de les suivre et avec le temps, le Seigneur le garda.

Une nuit, un commandant qui avait bu vint à lui aux environs de quatre heures du matin et lui dit: “Venez dans mon bureau. » L’officier avait un verre d’alcool sur la table et dit: “Soldat, buvez ça. » Ce jeune chrétien regarda l’officier et lui dit:  » Mon Commandant, je sais que je peux avoir de sérieux ennuis en refusant de vous obéir, mais mon Commandant je ne boirai pas. » L’officier le regarda de nouveau et dit: « Je vais vous le redemander, buvez ce verre. » Il lui répondit: “Mon Commandant, je ne le boirai pas. » La troisième fois l’officier dit: “Je vais vous le demander une fois de plus et vous feriez mieux de le boire ou bien vous aurez des ennuis. » Le jeune homme répondit de nouveau: “Mon Commandant je ne boirai pas ça. »

L’officier alors lui ordonna: “Passez-moi ce pistolet. » Après que le soldat l’eût fait, l’officier lui dit: “Soldat, chargez-le. » Une fois de plus, le soldat obéit et remit le pistolet à l’officier. Là, dans un bureau militaire, à quatre heures du matin, cet officier ivre, la main tremblante, pointa le pistolet sur le front de ce chrétien et dit: “Buvez! » Le soldat regarda l’officier et dit une fois de plus: “Mon Commandant, je ne le ferai pas. »

Alors, l’officier reposa le pistolet et demanda à quelqu’un d’autre d’aller lui chercher du jus de fruit. Le Seigneur épargna ce jour-là, la vie de ce jeune homme. Il avait une Ancre qu’il tenait et il le savait. Il savait que même si l’officier lui avait pris la vie, l’Ancre aurait tenu à travers l’éternité.

Nous avons besoin d’être aussi sûrs, aussi confiants, et nous pouvons l’être. Tout ce que nous devons faire, c’est prier jusqu’à ce que nous soyons surs que notre lien avec cette grosse et solide Ancre est en bon état et pour la garder ainsi. Cette Ancre ne va pas bouger et si nous sommes attachés à elle, nous ne partirons pas non plus à la dérive. Même en temps de tempête, nous serons tenus fermement tant que nous aurons une Ancre qui tient!

Wayne Butler est pasteur de l’église de la Foi Apostolique à Van Buren en Arkansas.