J 139

LES VILLES DE REFUGE

Deutéronome 19 : 1-21 ; Josué 20 : 1-9

LEÇON   139 –   COURS DES JEUNES

VERSET DE MEMOIRE  :  « Celui qui craint l’Eternel possède un appui ferme, et ses enfants ont un refuge auprès de lui » (Proverbes 14 : 26).

 

Œil  pour Œil

          Œil pour Œil, dent pour dent et, « Si Quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé « (Genèse 9 : 6). C’était la loi donnée aux Israélites. Si un homme commettait un meurtre, un proche parent de la personne assassinée avait le devoir de tuer l’offenseur. Aucune somme d’argent ne pouvait réparer le tort : le sang doit être versé.

La mort accidentelle causée par une autre personne n’était pas considérée comme un meurtre et aucune vengeance ne sera exercée. Si deux hommes travaillaient ensemble dans les bois, et qu’un fer de hache d’un homme échappe et tue l’autre, personne ne sera tenu coupable de cela parce que c’était un accident.

Mais que se passerait-il si le frère du défunt devenait si fâché contre le tueur d’homme qu’il n’a pas considéré si c’était un accident ou non ? Il pourrait le tuer sans lui donner l’occasion de s’expliquer. Il pourrait même avoir eu un grief contre l’homme dont le fer de hache en échappant a ôté la vie et penserait que c’était maintenant l’occasion de lui en vouloir.

Le Refuge

          Dieu a pris des dispositions pour chaque circonstance. Il se rendit compte que des hommes innocents pouvaient quelquefois souffrir à cause de la loi : « Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang  sera versé » ; aussi a-t-il prévu une place de sécurité. L’autel du Tabernacle était un refuge pour un temps ; et après que les enfants d’Israël sont arrivés à Canaan, six villes ont été choisies comme un refuge pour l’homme qui a  innocemment versé le sang de l’homme.

Les lévites n’avaient pas reçu un héritage de terre dans Canaan par lequel ils gagneraient leur vie, mais quarante-huit villes à habiter leur ont été données. Leur entretien devait venir des dîmes du peuple. Tout leur temps était passé dans les services aux Israélites. L’éducation du peuple de Dieu était au centre de leur vie religieuse, et c’était le devoir des Lévites d’en être les enseignants.

Six des quarante-huit villes, trois du côté Est du Jourdain et trois du côté Ouest, étaient les villes de refuge. On parlait souvent des trois dans Canaan durant le ministère de Christ. Dans le nord, dans ce qui devint plus tard la Galilée, était la ville de Kédesch ; dans le sud qui appartient à Juda, était Hébron ;  et à mi-chemin dans la possession d’Ephraïm, était Sichem. Ces villes étaient situées en des lieux tels que personne n’avait besoin de voyager plus de trente miles environ         (soit 48km environ) de sa maison pour être en sécurité.

Une Route Dégagée

Les routes conduisant aux villes de refuge devaient être directes, et gardées dégagées. L’homme qui courait pour sa vie n’aurait pas le temps d’attendre dans un embouteillage ni faire des détours. Des signaux clairs avec le mot Milat (signifiant refuge) devaient être placés à chaque carrefour, indiquant la ville. Toute chose devait rendre facile au meurtrier innocent de se sauver.

Après son entrée dans la ville, il était parmi des amis. Les Lévites servaient Dieu et étaient les meilleurs du peuple, et ils devaient faire ce qu’ils pouvaient pour aider ceux qui cherchaient refuge parmi eux. Si le meurtrier  perdait sa vie, ce serait de sa faute, parce que chaque chose était prévue à son avantage.

Toutefois, il doit rester dans la ville afin d’être en sécurité. Si jamais son poursuivant le trouvait à l’extérieur des murs, il aurait toujours le droit de le tuer. Ce n’était qu’après la mort du souverain sacrificateur qu’il était libre d’aller chez lui en sécurité. Il semble que la mort du souverain sacrificateur était un accomplissement du sang versé pour l’homme qui fut tué.

Le Meurtre  Volontaire

Parfois des gens qui ont volontairement commis un meurtre tenteraient de se cacher dans la ville de refuge. Ou peut-être on pourrait interroger un habitant juste sur son innocence. Dans ce cas, l’homme devait être amené en jugement. Au portail de la ville, le juge s’asseyait pour prendre des décisions pour l’assemblée. Au moins deux témoins devaient venir contre l’accusé, en jurant pour sa culpabilité. Chaque témoin devait être interrogé séparément, ainsi, l’un ne pouvait pas entendre ce que l’autre a dit, et si le juge décidait que l’homme était coupable du meurtre, il était remis au vengeur pour être tué. Mais si le verdict était Non Coupable, il était libre de rester dans la ville de refuge.

Un Jugement Légitime

D’autres cas concernant un désaccord entre deux personnes pouvaient être amenés devant les juges. Chaque personne qui venait devant le juge avec une plainte, devait amener au moins deux ou trois témoins peut-être. Nous nous rappelons que quand les Juifs accusaient Jésus, ils devaient amener deux témoins ; ils retinrent enfin deux qui portèrent de faux témoignages contre Lui, qui n’étaient pas en accord (Marc 14 : 59). Dieu voulait que Son peuple rendît un jugement juste, et les témoins étaient supposé dire la vérité au sujet de l’accusé. Si l’accusé était trouvé innocent, le jugement que l’accusateur voulait porter contre l’accusé retournerait contre lui-même. Pour cette raison les gens devaient être tout à fait sûrs que l’accusé était coupable avant de l’emmener à un juge pour un jugement qui pourrait se retourner sur leur propre tête.

Jésus, Notre Refuge

Nous pouvons voir dans cette ville de refuge une image de Christ. Nous avons tous péché. Nous ne pouvions pas l’éviter, parce que la nature de péché était innée en nous. Le jugement nous suit, et à moins que nous courions à Jésus, notre Refuge, et nous nous cachions en Lui, nous serons condamnés à un châtiment éternel.

Il n’est point besoin pour quiconque d’être perdu. La route conduisant à Jésus est bien indiquée. Nous avons La Bible qui nous dit de nous repentir et d’abandonner nos péchés afin que nous puissions être sauvés. C’est assez simple pour que n’importe qui comprenne.  « Ceux qui la suivront, même les insensés, ne pourront s’égarer » (Esaïe 35 : 8).

Si nous avions vu un de ces meurtriers innocents refuser de courir à la ville de refuge, et qu’il perdait inutilement sa vie, nous l’aurions vraiment considéré comme un insensé. Et que dire de tous les hommes qui refusent de venir à Jésus dans la repentance. Ils sont hors de la « ville de refuge » et peuvent être tués à tout moment pour souffrir la punition éternelle. Tout homme qui vient à Jésus est bien accueilli. « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6 : 37). Si le pécheur court à Jésus, il trouvera du repos et sera en sécurité contre le destructeur. Pourquoi ne court – il pas ?

Demeurer  en  Jésus

La loi a dit que le meurtrier doit demeurer dans la ville de refuge. Nous devons continuer en Christ, garder notre vie libre de péché à travers le Sang de Jésus, si nous voulons demeurer en sécurité. Jésus ne repoussera  jamais celui qui a fui vers Lui pour sa sécurité ; mais cette personne peut ressortir d’elle-même si elle veut.

Un homme a été pardonné de ses péchés, et il est heureux à l’intérieur des « murs » de refuge de Christ. Mais peut-être il oublie de prier, et devient si occupé qu’il ne lit pas la Bible. Bientôt il devient curieux pour savoir ce qui se passe à l’extérieur de la « ville », et il va jusqu’au portail, pour regarder au dehors : Là il voit la vaste « campagne » s’étendant devant lui, et il commence à se sentir gêné dans la « ville ». Il y a du monde,  et il sent que ses droits sont limités par le fait qu’il est forcé de demeurer là. Ainsi un jour, il s’en alla dans la campagne « libre ». Il pousse un soupir de soulagement. Là il n’y a personne pour lui dire ce qu’il faut faire ;  il se précipite avec exubérance, pensant qu’il ne sera plus retenu par n’importe quelle loi chrétienne.

Mais est-il réellement libre ? Il est sur un territoire ennemi. Nous aimerions lui dire de retourner rapidement avant qu’il ne soit capturé par l’ennemi. Retourne vite à l’abri que t’offrent les murs de la ville avant qu’il ne soit trop tard ! Pour la sécurité de ton âme, cours vite !

Mais l’homme refuse de retourner. Maintenant nous voyons quelqu’un venir le rencontrer. C’est Satan lui-même, et il a le droit de détruire toute personne qu’il trouve à l’extérieur de la ville de refuge. A la fin l’homme évadé sera condamné à une punition sans fin.

Pendant toute l’éternité, il pensera à la paix qui était dans la ville de refuge, et à l’amour qu’il sentit parmi le peuple qui habitait là. Et il pensera à la Jérusalem Céleste où sont partis tous les hommes demeurés dans la ville de refuge. Ils sont en train de jouir d’une félicité éternelle pendant qu’il est tourmenté. Oh, s’il était seulement resté dans la ville ! Ou s’il y était retourné pendant que  le portail était encore ouvert pour lui, et que chacun l’appelait en disant : « Reviens, reviens ». Maintenant c’est trop tard ; il sera dehors pour toujours.

Puissent tous ceux qui lisent ces paroles fuir à la ville de refuge ; sans même chercher à jeter un coup d’œil pour voir ce qui se passe au dehors, pendant qu’ils sont en sécurité à l’intérieur de ses murs. Puissions-nous toujours prier pour que le Seigneur nous garde en sécurité sous Son Sang  afin que nous puissions hériter de la vie éternelle.

 

QUESTIONS

  1. Qu’est-ce une ville de refuge ?
  2. Pourquoi Dieu a-t-Il prévu une ville de refuge ?
  3. Quel est notre refuge ?
  4. Qu’arrive-t-il à ceux qui quittent la ville de refuge –naturellement au temps d’Israël, et spirituellement en notre temps ?
  5. Explique comment ceux qui ont quitté la ville de refuge peuvent être encore sauvés.
  6. Qu’est –ce qui arrivera à ceux qui refusent d’y retourner ?