J 136

LES MONTAGNES DE BENEDICTIONS ET DE MALEDICTIONS

Deutéronome 11 : 26-32 ; 27 : 11-26 ; 28 : 1-68

LEÇON   136   –   COURS DES JEUNES

VERSET DE MEMOIRE : « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir » (Josué 24  : 15).

 

L’Autel de Souvenir

La traversée du Fleuve Jourdain signifierait la fin des quarante années d’errance des Enfants d’Israël. Ils allaient être en Canaan, où des maisons étaient déjà construites pour eux, et des vergers et des  vignes déjà plantés pour leur donner de fruits.

Quand ils arrivèrent à Canaan, les Israélites devaient bâtir un autel en pierres brutes sur le Mont Ebal. Ils devaient offrir des sacrifices de louanges et de  remerciements à Dieu pour les avoir emmenés dans cette bonne terre. L’autel devait rester comme un souvenir de l’amour de Dieu qui a pris soin d’eux comme un père prend soin de ses enfants. Sur les côtés plâtrés de l’autel, allaient être écrits les Dix Commandements.

Ici, au sommet de cette montagne sans arbre serait la Loi à la vue de tout le peuple, donc personne ne dirait qu’il ne connaissait pas la volonté de Dieu. Peut-être des enfants verraient le monument à distance, et pendant les jours d’allégresses, ils prendraient leur déjeuner et monteraient sur le Mont Ebal pour lire  les inscriptions qu’il y avait sur ses côtés.

Les Israélites avaient été instruits pour écrire la Loi sur les portes et sur les poteaux de leurs maisons, sur les rubans de leurs bras et sur des bandeaux ; et ils devaient en parler quand ils étaient dans leurs maisons, et quand ils seraient en voyage. Ils devaient en parler en dernier lieu la nuit et en premier lieu le matin, ainsi ils connaîtraient et feraient  toujours la volonté de Dieu.

Mais que se passerait-il si les parents devenaient négligents et n’avaient pas enseigné aux enfants la Loi de Dieu ? Que se passerait-il si les pères et les mères ne priaient pas avec les enfants avant d’aller se coucher,  ou à leur réveil le matin ? Les enfants seraient-ils excusables pour n’avoir pas connu la Loi ? Non, parce que, tout juste ici sur le Mont Ebal, à la vue de  tout le monde, serait  la Loi pour tous ceux qui pouvaient lire. Et ils pouvaient lire à haute voix  afin que les tout petits enfants pussent eux aussi l’écouter et savoir ce que Dieu avait ordonné. Il n’y avait pas d’excuse pour n’avoir pas connu la volonté de Dieu.

La  Bible, Notre  Guide

Aujourd’hui, nous avons la volonté de Dieu, écrite dans la Bible. Tout ce  que Dieu veut que nous fassions est dans ce Livre Saint. C’est écrit si simplement qu’il peut être en grande partie compris par les enfants. Les petits enfants peuvent à plusieurs reprises prier avec plus de foi et recevoir plus tôt des réponses à leurs prières que les personnes âgées. Ils n’essaient pas de se détourner des promesses de Dieu, mais ils les croient seulement et disent : « Dieu, vous avez dit que vous le ferez, et je sais que vous l’accomplirez ». Jésus aime cette  simplicité de foi, et, Il dit des enfants : « le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (Matthieu 19 : 14). « Si vous ne vous convertissez  et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu 18 :  3).

Dans le monde  aujourd’hui, il y a plus de copies de la Bible que de celles d’autres livres. Nous pouvons tous connaître la volonté de Dieu. Si les parents ne lisent pas la Bible à leurs enfants, ils auront à dire à Dieu pourquoi ils ne l’ont pas fait, et Il sera mécontent d’eux. Mais les enfants eux-mêmes peuvent lire la Bible aussitôt qu’ils sont assez grands.

Quelques enfants qui ont vécu là où les livres étaient rares, ont appris à lire à partir de la Bible. Abraham Lincoln, un de nos plus grands présidents étudia la Bible à la lumière de la cheminée. Même après qu’il fut devenu populaire et un grand homme d’affaire, il aimait citer les beaux versets de la Bible.

La Différence Entre le Bien et le Mal

Il y avait une montagne près du Mont Ebal, séparée par une vallée profonde et étroite, appelée Mont Garizim. Ces deux montagnes furent appelées : la Montagne de bénédictions et  la Montagne de malédictions. Dieu donna des leçons de choses à son peuple et Il voulut leur montrer le vif contraste entre le bon et le mauvais, entre l’obéissance et la désobéissance. Nous ne pouvons pas espérer la bénédiction de Dieu si nous Lui désobéissons même en une chose. Nous ne devons pas être des chrétiens qui pèchent. Soit nous obéissons à Dieu et faisons ce  qu’il  nous commande, soit nous désobéissons  volontairement avec la condamnation de l’éternelle punition. Dans l’épître de Jacques nous lisons : « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous » (Jacques 2 : 10).

Le Mont Ebal  fut la Montagne de malédictions et à ses côtés furent rassemblés tout le peuple des tribus de Ruben, de Gad, d’Aser, de Zabulon, de Dan et de Nephtali. Sur le Mont Garizim, à l’opposé du côté de la vallée, les tribus de Siméon, de Lévi, de Juda, d’Issacar, de Joseph et de Benjamin, trouvèrent de  bonnes places pour écouter les paroles que prononçaient les Lévites. Tous seraient capables d’entendre ce qui arriverait au peuple qui désobéirait à Dieu et aussi les bénédictions qui seraient données à ceux qui obéiraient.

La Tentation de la Prospérité

Les enfants d’Israël avaient été disciplinés pendant les quarante années dans le désert, par des épreuves et de grands ennuis et ils avaient dû compter sur Dieu pour de l’aide. A ce moment-là ils allaient dans le pays de la prospérité, avec de grandes tentations d’oublier Dieu. De nouveaux avertissements leurs sont donnés pour obéir à « ainsi parle l’Eternel ». Une longue liste de bénédictions et de malédictions furent prononcées à haute voix pour qu’ils pussent entendre ; et les « Amens » par lesquels le peuple répondait, montraient qu’ils comprenaient la gravité de la désobéissance à la volonté de Dieu.

Le premier commandement était qu’ils aiment le Seigneur Dieu au-dessus de toutes autres choses ; et la première malédiction prononcée fut sur l’homme qui servirait d’autres dieux, ouvrages de mains d’homme. Dieu le verrait quand même il servirait un dieu étranger en secret. Dieu voit tout péché caché.

La deuxième malédiction fut sur les enfants qui désobéiraient à leurs parents. Le commandement de Dieu fut : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne » (Exode 20 : 12).

Nous remarquons que pour chaque bénédiction donnée dans le vingt-huitième chapitre de Deutéronome, pour l’obéissance, il y eut une malédiction correspondante à chaque désobéissance. « Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs » ; « Tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans les champs ». Si nous obéissons à Dieu, Ses bénédictions nous suivrons n’importe où nous allons ; mais si nous désobéissons, nous ne pourrons pas échapper de la malédiction. David dit : « Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira ». (Psaume 139 : 8-10).

A la Tête

La récompense de Dieu pour l’obéissance était que les Israélites seraient la tête, et les autres nations la queue ; mais pour la désobéissance, ils seraient la queue et les autres nations la tête. Parfois  quand les enfants sont prêts à jouer, chacun d’eux dira : « C’est moi qui veux l’être » ou « je veux être le premier ». Ce fut l’honneur que Dieu voulut donner à ses enfants dans la vie – ils devaient être les premiers. Mais s’ils désobéissaient à Dieu, les autres nations prendraient cet honneur.

Dieu voulait rendre son peuple riche aussi, afin qu’ils pussent prêter à d’autres nations ; mais s’ils désobéissaient, ils seraient tellement pauvres qu’ils auraient à emprunter. Même leurs enfants seraient emportés comme esclaves, et par la suite, tout Israël irait en captivité.

Le Jugement

Dieu avertit les Israélites de tels horribles jugements qui viendraient sur eux au point de  nous faire frémir en les entendant. Le temps viendrait où leurs villes fortifiées seraient assiégées, et où la famine serait si grande qu’ils mangeraient leurs propres enfants. Ils perdraient tout amour l’un envers l’autre, et les maris et les femmes se trahiraient. Des frères se tourneraient les uns contre les autres. De terribles maladies et fléaux qu’ils craignaient, viendraient sur eux et plusieurs mourraient. Le peu de gens qui resteraient seraient dispersés à travers le monde et ne seraient plus jamais une nation jusqu’aux derniers jours.

Les enfants d’Israël avaient entendu lire  tous ces commandements partout où ils pouvaient l’entendre. Obéirent-ils à Dieu pour jouir de toutes les bénédictions qu’Il offrit ? Non. Peu de temps après la mort de Moïse, ils redevinrent amis des païens qui les tentèrent à aller après d’autres dieux (Juges 3 : 7).

Les jugements que Dieu avait promis, vinrent-ils sur eux ? Certainement. Même jusqu’au cannibalisme, tant pendant le siège de Samarie (2 Rois 6 : 28,29) que de celui de Jérusalem en 70 après Jésus-Christ.

Quand Titus marcha contre Jérusalem, la souffrance fut aussi terrible que tout ce que Moïse prophétisa. Il y eut tellement d’amertumes et de haines parmi le peuple, qu’ils volèrent entre eux, tout morceau de nourriture qu’ils pouvaient. Si quelqu’un a un peu de pâte de  farine de blé, il ne la laissait pas cuire suffisamment, de peur que quelqu’un ne sente l’odeur du pain et ne vienne l’emporter. Des gens mangeaient leurs  chaussures et leurs ceintures en cuire. Les querelles et les luttes dans la ville étaient aussi mauvaises que celles que les Romains leur apportèrent du dehors. L’historien Josephus nous dit que les mauvais traitements qu’Hérode exerça sur les Juifs furent tels que même une bête ne le ferait.

Le Commencement  des Chagrins

            Ce n’était que le commencement des souffrances des Juifs. A partir de ce moment, ils errent partout dans le monde, à la recherche d’une maison. Selon l’estimation, au moins 6.000.000 ont perdu leur vie pendant la grande guerre passée. Un traitement inhumain  et terriblement cruel leur fut infligé par les nations fascistes, les Juifs ayant été détruits, massacrés en masse. Et tout ceci n’est que le « commencement des douleurs ». Nous ne pouvons pas voir la grandeur de la souffrance qui viendra pendant la Tribulation, mais c’est ce que Dieu a promis aux nations (ou aux individus) qui L’oublient.

Aujourd’hui nous avons l’occasion de donner notre cœur au Seigneur dans l’amour et dans le service volontaire, et nous avons la promesse de riches récompenses ici, et de la vie éternelle dans le Ciel. « Il n’est personne qui, ayant quitté, à cause du royaume de Dieu, sa maison, ou sa femme, ou ses frères, ou ses parents, ou ses enfants, ne reçoive beaucoup plus dans ce siècle-ci, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle » (Luc 18 : 29-30).

QUESTIONS

1.      Nomme les deux importantes montagnes dans cette leçon.

2.      Par quels autres titres furent-elles appelées ?

3.     Quelle leçon de choses relèvent-elles ?

4.      Quel est notre guide pour le Ciel ?

5.      Enumère quelques-unes des bénédictions et des malédictions.

6.      Quand est-ce que les jugements de Dieu commencèrent à venir sur les Israélites ? Et Comment ?

7.      De quelles manières ces malédictions continuent-elles de s’accomplir ?

8.      Quand viendra le moment de la plus grande souffrance ?