J 131

« QUI  EST  MON  PROCHAIN ? »

Luc  10 : 25 – 37

LEÇON   131   –   Cours  des Jeunes

VERSET DE MEMOIRE : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »  (Matthieu 22 : 39).

 

Une Question

Les gens ne posent pas toujours de questions pour avoir des informations. Cet homme qui demanda à Jésus ce qu’il ferait pour hériter la vie éternelle, connaissait la réponse bien avant qu’il ne posât la question. Il a étudié et connu la Loi. Il essayait de tenter Jésus. Sans nul doute,  il était l’un des Pharisiens qui projetaient d’amener les autorités à arrêter Jésus. Ils n’aimaient pas le Seigneur et Ses enseignements.

Par sa question, le docteur de la loi semblait s’intéresser à  ce que Jésus avait à dire. Son seul intérêt  était de piéger Jésus. Il posa la question dans l’espoir que Jésus ferait une déclaration contraire à la Loi. Jésus savait comment traiter avec cet homme aussi bien qu’avec toute autre personne qui demande quelque chose auprès de Lui. La réponse de Jésus fut une question : « Qu’est-il écrit dans la loi ? ». L’homme connaissait bien et cita la Loi qui fut écrite dans l’Ancien Testament (Deutéronome 6 : 5 ; Lévitique 19 : 18). La réponse de Jésus était aussi dans la Loi que l’homme connaissait. « Vous observerez mes lois et mes ordonnances : l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles » (Lévitique 18 : 5).

« Fais Ceci »

          La voie de la vie éternelle est la même pour tous. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie » (Jean 14 : 6). Il n’y a pas une voie pour une personne d’aller au Ciel, et une autre voie pour une autre personne. Jésus dit : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10 : 9).

Fais ceci ! C’était la vraie difficulté dans la vie de l’homme. Il ne pouvait pas faire ce qu’il devrait faire. Il ne fit pas ce que la Loi lui demandait. Jésus n’était pas venu pour détruire la Loi ; au contraire, Il était venu pour l’accomplir (Matthieu 5 : 17).

L’Evangile que Jésus prêcha n’était pas quelque chose d’entièrement nouveau qui n’était pas dans l’Ancien Testament. Jésus enseigna un Evangile d’amour qui pouvait apporter un changement dans la vie d’une personne. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5 : 17). L’Evangile de Jésus changeait le cœur, comme le Seigneur dit à Ezéchiel de prophétiser : « Je leur donnerai un même cœur, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de leur corps le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair » (Ezéchiel 11 : 19).

L’amour ne se trouvait pas dans la vie des Pharisiens « défenseurs de la Loi ». A une occasion, Jésus dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la Loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses » (Matthieu 23 : 23).

Le Manque d’Amour

L’amour de Jésus dans le cœur est la puissance qui permet à un homme de faire ce qui est bien. Le docteur de la loi montra que cet amour ne se trouvait pas dans sa vie ; s’il avait connu l’amour de Dieu, il n’aurait pas posé la question. Il commença à se justifier en demandant : « Et qui est mon prochain » ? Ses propres paroles le condamnèrent. Un Chrétien ne donne pas de prétexte. A une occasion, Jésus dit aux Pharisiens : « Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs » (Luc 16 : 15).

Jésus ne donna pas une explication venant du dictionnaire, du mot « prochain » ; Il ne donna pas non plus une définition qui ne pût pas être comprise. Jésus donna une illustration si simple et si claire afin que la leçon ne fût pas vite oubliée.

Dépouillé

          Jésus répondit à la question « Qui est mon prochain ? » par une illustration. Il y avait une route entre Jérusalem et Jéricho. Un certain homme, un Juif probablement voyageant sur cette route, tomba entre les mains des voleurs. L’homme fut dépouillé, et laissé couché à demi-mort au bord de la route.

D’autres voyageurs

Il y a avait d’autres voyageurs sur la route menant de Jérusalem à Jéricho. L’un était un sacrificateur qui, peut-être, avait été dans le Temple à Jérusalem, faire son travail. Sans nul doute, il avait accompli les cérémonies religieuses selon la Loi. Peut-être, il pensait que toucher l’homme blessé le rendrait impur. Il passa outre sans aucun acte de bonté ni une offre d’aide. Sa religion n’était qu’une religion d’apparence. Il n’avait pas l’amour de Dieu dans son cœur. « Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre criera lui-même et n’aura point de réponse » (Proverbes 21 : 13).

Le voyageur  suivant était un Lévite qui aidait les sacrificateurs dans le Temple. Il pensait probablement qu’il avait fait son travail devant le Seigneur. Son acte a montré qu’il n’avait   pas l’amour de Dieu dans son cœur. Il regarda l’homme blessé, mais continua son chemin. La         Loi exigeait un meilleur traitement d’un animal, et même de celui appartenant à un ennemi (Exode 23 : 4, 5).

Le Bon Samaritain

Le voyageur qui a suivi était un Samaritain. Les Juifs n’avaient pas de relations avec ces gens (Jean 4 : 9). Mais dans le cœur de ce Samaritain, il y avait de l’amour pour le prochain, ce qui manquait chez le sacrificateur et le Lévite. Il n’était pas trop occupé, et aider celui qui se trouvait dans le besoin ne portait pas atteinte à sa religion. Il n’attendit pas que le blessé vînt demander de l’aide. Le Samaritain alla vers l’homme qui se trouvait dans le besoin.

Dans 1 Jean 3 : 18, nous lisons : « N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité ». Le Samaritain fit cela, car il ne regarda pas seulement l’homme, mais aussi lui témoigna de la bonté en l’aidant. Il banda les blessures après y avoir versé du vin et de l’huile, peut-être pour les nettoyer et calmer la douleur. Certains auraient alors pensé qu’ils avaient fait une grande chose. Le Samaritain ne s’en alla pas même après avoir soigné les plaies. Il mit le blessé sur sa propre bête et l’emmena dans un hôtel. Il nous est dit que deux deniers équivalaient au salaire de deux jours et seraient suffisants pour plusieurs jours d’aide. Le Samaritain donna ce qu’il fallait pour entretenir l’homme blessé, et promit qu’il reviendrait payer au propriétaire de l’hôtel ce qu’il aurait dépensé de plus.

Un Prochain

Alors Jésus demanda au docteur de la loi celui qu’il pensait être le prochain. Combien fut différente la réponse que le docteur de la loi espérait ! Il était obligé de féliciter celui qui était haï, bien qu’il n’eût pas prononcé le mot « Samaritain ». Jésus lui dit de montrer de même la  miséricorde.

Plusieurs qui voyagent sur la grande route de la vie sont comme l’homme blessé. Ils ont abandonné le lieu d’adoration et la  bénédiction de Dieu. Le péché les a dépouillés de toute bonne chose. Ils s’étendent au bord de la route dans un état de blessés – à demi-mort (vivants physiquement quoique morts spirituellement). N’y a-t-il personne pour les aider ?

L’Amour Dans le Cœur

Les hommes de Dieu cherchent des opportunités pour aider d’autres personnes. Les enfants peuvent être utiles de plusieurs manières – en    faisant des commissions, en entretenant les plus petits, et en emmenant des fleurs aux malades. Dans les hôpitaux, dans les rues, dans les prisons, et où qu’ils se trouvent, les hommes de Dieu témoignent et parlent de Jésus. Ils aident d’autres parce qu’ils ont l’amour de Dieu dans leur vie. Lorsqu’une personne est sauvée, l’amour de Dieu entre dans son cœur et dans sa vie. Cette expérience la pousse à faire comme Dieu demande : « Aime le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force ; et ton prochain comme toi-même ». L’amour dans le cœur accomplit la Loi  (Romains 13 : 10).

Jésus dit : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres » (Jean 13 : 34, 35). Un disciple de Jésus a l’amour pour ses prochains – c’est de cette façon qu’on peut reconnaître un Chrétien. Certains ont une religion semblable à celle du sacrificateur et du Lévite. Si quelqu’un veut hériter la vie éternelle, il doit avoir plus qu’ils en avaient. Il doit  faire plus que  de bonnes œuvres  pour entrer au Ciel. La plupart des gens prennent très bon soin d’eux-mêmes, et pensent à eux-mêmes avant toute autre personne. Ceux qui veulent hériter de la vie éternelle font comme ils aimeraient que d’autres personnes fassent pour eux (Luc 6 : 31) – ils font même plus à d’autres ce qu’ils aimeraient faire pour eux-mêmes. Le christianisme, c’est être comme Christ, qui aime même Ses ennemis. « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » (Matthieu 5 : 44).

QUESTIONS

  1. Pourquoi le docteur de la loi questionna-t-il Jésus ?
  2. Comment le docteur de la loi pouvait-il hériter de la vie éternelle ?
  3. Comment aujourd’hui une personne peut-elle hériter la vie éternelle ?
  4. Pourquoi Jésus parla-t-il du Bon Samaritain ?
  5. Quelle leçon Jésus voulut-Il enseigner ici ?
  6. Lequel des voyageurs témoigna-t-il de l’amour pour son prochain ?
  7. Qui est ton prochain ?
  8. Comment peux-tu être le prochain de ceux avec qui tu prends contact ?