DÉVOTION JOURNALIÈRE

DÉVOTION JOURNALIÈRE

octobre 17, 2019

Lecture biblique : Actes 21:18-40; 22:1-30.

«Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui. »

(Actes 22: 3)


Parfois, des gens essaient de s’associer à une personne célèbre ou réputée pour son excellence dans un domaine spécifique.

Quand j’étais à l’école gastronomique( cuisine), certains étudiants essayaient de déclarer qu’ils avaient un lien avec un homme nommé Auguste Escoffier.

Escoffier était un chef français qui codifiait et rationalisait la cuisine et mettait également en place une structure de suivi dans la cuisine: un système d’hiérarchie qu’on trouve dans les restaurants et les hôtels qui emploient un nombre important de personnel.

Il est hautement considéré dans le domaine de la restauration.

Un jour, en classe des débutants de cours de cuisine, nous avions eu pour tâche de rôtir un poulet.

Plusieurs années auparavant, mon frère et ma belle-sœur conseillaient de faire rôtir des poulets dans le four, en mettant côté poitrine en bas.

C’était pour que la graisse dans la peau s’égoutte et que la viande soit gardée tendre et bien dorée. La viande crue devait être cuite à 165 degrés; à cette température, elle serait suffisamment cuite et aurait un bon goût.

J’ai suivi cette méthode pour cette épreuve.

Chacun a présenté son assiette, constituée de féculent, de légume et le poulet.

Les plats ne portaient pas nos noms. Ils étaient anonymes mais identifiés.

Quand l’enseignante a goûté la viande de mon assiette, elle dit: «C’est très bon et très moelleux»; puis elle demanda le nom de la personne qui l’a préparée.

J’ai levé la main. En ce moment-là, j’aurais souhaité dire: «C’est ce que j’avais appris auprès d’Escoffier.» Bien sûr, je ne pourrais pas le faire.

Si j’avais dit, «j’ai appris cette technique de mon frère et de ma belle-sœur», cela n’aurait aucun poids.

Lorsque Paul déclara qu’il était un étudiant de Gamaliel, il tentait d’établir sa crédibilité auprès de son auditoire.

Sa remarque apporta un grand poids dans son traitement dans la communauté juive.

Les pharisiens accordaient une attention particulière à la loi orale juive, sur laquelle ils se basaient pour combler les points d’ombres dans les commandements écrits, et Gamaliel était bien connu comme un sage et un enseignant modéré dans son point de vue.

Paul était probablement à Jérusalem pour étudier entre l’âge de 14 et 20 ans. Par conséquence, il avait reçu une éducation remarquable.

Dans le monde gastronomique, il aurait été en contact direct avec Escoffier.

Paul voulait de la crédibilité auprès de son auditoire, car il voulait présenter Jésus, et il souhaitait vivement que ceux qui l’écoutaient croient ce qu’il dit.

Il a utilisé son éducation auprès de Gamaliel comme un moyen pour établir sa crédibilité, mais la majorité de sa déclaration ce jour-là, était son propre témoignage de conversion.

Il y a un grand pouvoir dans le témoignage.

Bien que nos études et nos témoignages ne puissent être aussi percutants comme ceux de Paul, Dieu peut toujours les utiliser.

Lorsque nous sommes nés de nouveau, nous avons un lien direct avec Jésus. Son amour peut nous illuminer lorsque les autres apprennent comment nous sommes parvenus à Le connaître.

C’est la raison de partager avec les autres, ce que Dieu a fait pour nous.

Qu’Il nous aide à donner notre témoignage chaque fois que nous en avons l’occasion.

Contexte

Paul et ses compagnons de voyage étaient arrivés à Jérusalem. Cette partie des Ecritures décrit leur rencontre avec les dirigeants de l’église, puis l’arrestation de Paul dans le Temple et sa défense.

Jacques dans ce texte est traditionnellement considéré comme Jacques, le frère de Jésus. Il était le dirigeant de l’église de Jérusalem, membre du conseil de Jérusalem, l’un des apôtres et les anciens qui avaient pris une décision concernant les coutumes juives à appliquer aux chrétiens païens (voir Actes 15).

Paul et son équipe avaient apporté une offrande des églises païennes aux chrétiens de Jérusalem souffrants et appauvris.

Il y avait plusieurs avantages à apparaître devant les aînés.

Premièrement, les témoignages de plusieurs signifiaient qu’il ne pouvait y avoir aucune accusation de mauvaise utilisation des fonds donnés.

Deuxièmement, ces émissaires ramèneraient un rapport à leurs congrégations respectives sur comment les offrandes ont été distribuées, et la réponse des anciens.

Troisièmement, cela a donné aux dirigeants de Jérusalem l’occasion de rencontrer personnellement les convertis issus des efforts de sensibilisation.

Les dirigeants se sont réjouis quand ils ont entendu le rapport.

Entre temps, des milliers de Juifs s’étaient convertis dans les environs de Jérusalem.

Certains d’entre eux semblaient avoir eu l’impression erronée que Paul avait enseigné que les chrétiens juifs devaient abandonner la loi de Moïse et ne pas circoncire leurs enfants ni en respecter les coutumes.

Pour prouver que cette rumeur était fausse, les responsables de l’église ont suggéré à Paul de se joindre à quatre frères qui avaient fait un vœu.

C’était probablement un voeu naziréen, qui durait généralement environ trente jours. Ceux qui ont fait un tel vœu ne boiraient pas de vin, ne mangeraient pas de raisins ni ne s’approcheraient pas d’un cadavre. À la fin, chacun se raserait la tête et présenterait une offrande.

Paul, qui avait lui-même un vœu à accomplir (voir Actes 18:18), a accepté de le faire et est allé au Temple avec eux (voir Actes 21: 21-26).

Lorsque le vœu fut presque terminé, des Juifs d’Asie (peut-être près d’Éphèse) ont attisé une foule violente qui a battu Paul et tenté de le tuer.

Les portes du temple furent fermées pour empêcher la souillure du Temple par un meurtre.

Le château mentionné au verset 34 était la forteresse Antonia, une tour abritant l’armée romaine. Il surplombait le temple et était relié à celui-ci par deux volées d’escaliers afin que les soldats puissent rapidement descendre dans la zone du temple pour maintenir l’ordre.

Il avait été important pour Paul d’être à Jérusalem pour la fête de la Pentecôte (voir Actes 20:16).

Beaucoup de Juifs, même ceux de l’extérieur de la Palestine, ont assisté à cette fête, de sorte que le Temple avait été encombré.

Deux cents soldats ou plus sont venus de la forteresse pour contenir l’émeute. Ils ont lié Paul avec deux chaînes et la foule était si violente qu’ils l’ont emmené sur les marches de la forteresse.

Paul a parlé à un capitaine militaire en grec, ce qui a montré qu’il n’était pas un Égyptien comme le pensait le capitaine.

Tarse étant réputé pour son savoir, Paul laissait savoir au capitaine qu’il n’était pas un rebelle. Il a demandé la permission de parler à la foule, qui s’est tue pour l’entendre.

Actes 22 donne la défense de Paul. Il a commencé par énoncer ses références. C’était un Juif, né à Tarse, ce qui indiquait qu’il connaissait bien la culture grecque et, comme il avait été éduqué par Gamaliel, il avait été bien enseigné dans les Écritures.

Puis Paul a donné son témoignage.

C’était la deuxième fois sur trois que son témoignage est donné dans le livre des Actes (voir aussi Actes 9: 1-18 et 26: 9-21). Son auditoire juif a écouté jusqu’à ce qu’il dise que le Seigneur lui avait commandé d’aller vers les Païens(verset 21).

Lorsqu’il a prononcé le mot «païens», la violence a de nouveau éclaté.
Le capitaine en chef a ordonné qu’il soit amené dans la forteresse et battu.

L’expression «exposé au fouet» signifie qu’ils l’ont étendu et attaché à un fouet en prévision des coups de fouet.

Cependant, le centurion s’est arrêté brusquement lorsqu’il a appris que Paul était un citoyen romain.

La loi romaine interdisait de contraindre ou de battre ceux qui avaient la citoyenneté et indiquait également qu’un homme devait avoir la possibilité de se défendre légalement avant d’être condamné.

Étant donné que la citoyenneté romaine pouvait parfois être achetée à des membres de la famille ou à des amis de l’empereur, le fait que Paul soit «né Romain » peut signifier que son père ou son grand-père avait obtenu la citoyenneté de quelque manière que ce soit.

Être citoyen de naissance était supérieur à l’obtention de la citoyenneté par achat.

Au lieu de battre Paul, le capitaine en chef a décidé de le faire comparaître devant le Sanhédrin juif le lendemain pour confirmer les accusations portées contre lui.

Regarder de plus près

0. Qu’est-ce que la foule avait l’intention de faire à Paul?
0. Afin de préserver l’unité entre les croyants, Paul était prêt à se joindre aux hommes qui avaient fait vœu. Comment pouvons-nous aider à préserver l’unité entre nos frères et soeurs chrétiens?
0. Quelle partie de votre propre témoignage suscite le plus de gratitude dans votre cœur?

Conclusion

Le salut fait de nous l’un des enfants de Dieu; nous avons un lien direct avec Lui.

Qui pourrait bénéficier de votre témoignage aujourd’hui?