DÉVOTION JOURNALIÈRE

DÉVOTION JOURNALIÈRE

novembre 16, 2019

Lecture biblique : Romains 13: 1-14


«Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.»

(Romains 13: 8)


Le véritable amour envers Dieu est démontré par l’accomplissement de Ses exigences, et l’un de ces aspects est d’obéir au commandement de Dieu en aimant les autres.

Rees Howell (1879-1950), fondateur du Collège Biblique du Pays de Galles, avait appris cette leçon au début de ses relations avec le Seigneur.

Après sa conversion en Amérique en 1904, Rees retourna dans son lieu de naissance au pays de Galles pendant le grand réveil dans ce pays.

Là, il s’était consacré lui-même et toutes ses ressources pour l’œuvre du Seigneur, et avait reçu l’onction du Saint-Esprit.

Peu de temps après que Rees avait reçu le Saint-Esprit, l’Esprit plaça un fardeau sur son cœur pour un homme nommé Jim Stakes.

Cet homme était un ivrogne et avait une telle mauvaise réputation aux environs de la ville natale de Rees que le dicton était: « Ce que Jim Stakes ne ferait, le diable lui-même ne pourrait le faire. »

Cela avait eu un grand effet lors du réveil pendant lequel Jim avait été converti.

Cependant, peu de temps après, pendant que Rees Howell était à une prière matinale, Dieu avait mis un fardeau sur son cœur pour cet homme.

« Je n’avais jamais connu un tel conflit pour une âme dans le domaine spirituel», déclarait Rees plus tard.

Il réalisa que le diable attaquait Jim et savait que si Satan pouvait récupérer ce nouveau converti, cela entraverait grandement les flammes allumées du réveil.

« J’ai vu que c’était un conflit entre Dieu et le diable pour une âme. » Racontait Rees, et j’avais dit au Seigneur que je ferais n’importe quoi s’Il le préservait.

Ce soir-là, on frappa à la porte de Rees et c’était Jim Stakes.

Il avait dit à Rees qu’à 10 heures du matin, l’heure même où Rees priait, Dieu lui avait montré qu’il devait venir le voir.

« Avez-vous des problèmes?»Demanda Rees.

Jim avait avoué qu’il était dans une situation financière difficile: il avait deux ans de retard de loyer et ce matin-là, les huissiers de justice avaient marqué ses meubles et viendraient les prendre.

Deux ans de loyer représentaient beaucoup d’argent, mais après un instant d’hésitation, Rees avait dit à Jim qu’il lui donnerait les loyers d’un an et qu’il connaissait un homme qu’il pensait pouvoir couvrir l’année suivante.

Tandis que Rees montait chercher l’argent, le Saint-Esprit lui dit: «Ne m’as-tu pas dit ce matin que tu donnerais tout ce que tu aurais pour le sauver? Pourquoi tu lui donnes seulement la moitié? Le Sauveur n’a-t-il pas payé toutes tes dettes et t’a libéré?

Immédiatement, Rees se retourna et descendit les escaliers. Il corrigea sa promesse à Jim: «Je suis désolé de t’avoir dit que je donnerais que les loyers d’un an. Je vais te donner deux ans de loyer et tout ce dont vous avez besoin en plus. Je dois vous aider de manière à ce que le diable ne puisse plus utiliser cette situation pour vous atteindre. »

Rees avait dit plus tard:« Dès l’instant où j’avais dit cela, la joie du ciel avait rempli mon âme ! »

Lorsque Jim était rentré chez lui et avait raconté à sa femme ce qui était passé, elle aussi avait été tellement touchée par l’Esprit de Dieu qu’elle s’était convertie. 1

Dans notre verset du jour, Paul énonçait un principe moral: que les disciples du Christ ont une dette d’amour envers les autres, car «celui qui aime les autres a accompli la loi».

Rees Howell n’avait aucune obligation légale de satisfaire le besoin de Jim Stakes.

Personne dans sa ville n’aurait pu s’attendre à ce qu’il fasse cela; en fait, ils auraient peut-être même le mettre en garde.

Après tout, comment Rees pouvait-il avoir la certitude que l’homme n’utiliserait pas l’argent pour retrouver ses anciennes habitudes?

Cependant, le Saint-Esprit contraignit Rees à satisfaire les besoins de Jim Stakes.

L’amour lui avait permis de répondre avec obéissance et de remplir son «devoir» envers l’homme dont l’âme était en jeu.

Aimer les autres ne signifie pas nécessairement passer des heures à genoux à prier pour une seule âme. . . mais ça pourrait l’être.

Cela peut ne pas être forcément une aide financière. . . mais ça pourrait l’être.

Ça pourrait, ne pas peut-être signifier accepter et prendre soin de quelqu’un méprisé par la société. . . mais ça pourrait aussi l’être.

Allons-nous nous soumettre totalement, comme l’avait fait Rees Howell, et accepter de laisser Dieu aimer les autres à travers nous, quel que soit le coût personnel?

Contexte

Poursuivant ses instructions concernant la vie transformée, Paul expose, au chapitre 13, les responsabilités du chrétien en tant que citoyen dans une société laïque.

Aux versets 1 à 7, l’apôtre a exposé les principes relatifs à la soumission aux autorités.

Dans les versets 8-10, son exhortation traite des responsabilités du chrétien envers les non-croyants.

Puisque c’est Dieu qui a accordé le pouvoir détenu par les autorités, Paul a demandé aux chrétiens romains de se soumettre «aux autorités ».

Plus précisément, cette soumission devait se manifester par le paiement d’impôts et le respect des autorités.

Le point de vue de Paul selon lequel Dieu attribue ces responsabilités aux autorités laïques est mis en exergue par le mot «instituées» au verset 1.

Cela vient du même mot grec traduit par «nommé» dans la description par Paul de sa rencontre avec le Seigneur sur la route de Damas, où Il lui avait dit: «Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire.»(Actes 22:10.

Pour Paul, «nommer» les autorités gouvernementales méritait le même mot que celui utilisé pour «nommer» les devoirs religieux.

Les versets 3 et 4 corroborent l’enseignement antérieur de l’apôtre concernant le péché inné de l’homme.

Il a enseigné que l’autorité humaine est nécessaire pour préserver un environnement ordonné, car à moins qu’une autorité ne soit présente pour punir le mal et récompenser le bien, l’homme poursuivrait sa propre voie égocentrique au détriment de la société dans son ensemble.

Le mot «impôts» au verset 6 désigne une taxe ou une cotisation sur des personnes ou des biens; le mot «tribut» au verset 7 fait référence à un droit perçu, tel que sur les marchandises exportées ou importées.

Le verset 8 indique que, si les dettes laïques envers les autres doivent être payées, les disciples du Christ ont une dette qui ne peut jamais être éliminée : le devoir d’aimer les autres.

Au verset 9, il est fait référence à cinq des six commandements concernant les relations avec les autres, et résumés dans la déclaration de l’apôtre au verset 10 selon laquelle «L’amour ne fait point de mal au prochain».

Il affirmait que lorsque l’amour est correctement démontré, les exigences de la loi sont correctement satisfaits.

Au verset 14, Paul enseignait qu’une relation sanctifiée implique des actions positives et négatives.

Dans le but de maintenir la pureté morale, les chrétiens étaient instruits à la fois de « revêtir » le Seigneur Jésus (expérimenter sa purification et de vivre dans Sa justice) et de s’abstenir de prendre des dispositions pour satisfaire les désirs de la chair (ils ne devaient pas seulement rejeter le péché , mais aussi éviter les situations pouvant conduire au péché).

Regarder de plus près
0. À qui ou à quoi Paul dit-il que chaque âme doit être soumise?
0. Comment expliqueriez-vous le verset 7 avec vos propres mots?
0. D’après le verset 8, quelles sont certaines façons concrètes de remplir notre obligation d’aimer les autres?

Conclusion

Bien que nous ne puissions jamais rembourser l’énorme dette d’amour que nous avons envers Dieu, nous sommes appelés à garder Son commandement d’aimer les autres librement et de façon sacrificielle.
 
1 Norman Grubb, l’intercesseur Rees Howell. Pennsylvanie:La Croisade de la Littérature Chrétienne, 1984, 47-50.