DÉVOTION JOURNALIÈRE

DÉVOTION JOURNALIÈRE

avril 17, 2020

Lecture biblique : Jérémie 26: 1-24

«Cependant la main d’Achikam, fils de Schaphan, fut avec Jérémie, et empêcha qu’il ne fût livré au peuple pour être mis à mort.» (Jérémie 26:24)

En 1841, Richard Jackson, un Protestant, avait été reconnu coupable d’un meurtre qu’il n’avait pas commis.

Il avait été mis en prison et un jour, le responsable de la prison lui avait dit qu’il serait exécuté le vendredi suivant. Il lui avait également dit qu’une voiture serait envoyée pour l’emmener à Philadelphie située à près de quatre-vingt kilomètres et demi de sa prison, où il sera exécuté.

Jackson avait dit au responsable qu’il aimerait marcher jusqu’à Philadelphie, en lui donnant sa parole d’honneur qu’il serait là à temps pour sa pendaison.

Jackson s’était senti conduit par Dieu à faire cette demande inhabituelle après beaucoup de prières, et il croyait que Dieu le délivrerait.

Le responsable avait eu confiance à Jackson et, étonnamment, l’avait laissé commencer sa marche cette nuit-là.

En route, Jackson était tombé sur deux personnes qui dérobaient un homme et essayaient de le tuer pour prendre son argent.

Prenant son gros bâton de marche, Jackson avait fait fuir les assaillants et avait sauvé la vie à cet homme.

L’homme, qui se dirigeait également vers Philadelphie, étant reconnaissant, avait proposé à Jackson de l’amener, mais Jackson avait refusé.

Le vendredi, Jackson était arrivé au lieu de la guillotine où une foule s’était déjà rassemblée pour assister à l’exécution.

Jackson se dirigea vers le bourreau (qui souvent à cette époque étaient des meurtriers condamnés) et lui dit doucement: «Monsieur, je suis ici pour être exécuté.»

Le bourreau avait regardé Jackson, l’avait reconnu, puis avait protesté: « Je ne peux pas vous pendre, car vous m’avez sauvé la vie sur la route. » Jackson avait répondu: « Oui, mais vous devez faire votre devoir comme la loi l’exige. »

Le bourreau s’était tourné vers la foule rassemblée et avait crié à haute voix pour que tous entendent: «Cet homme m’avait sauvé la vie et je dois le pendre, mais je ne peux pas. Je dois avouer que j’avais commis le meurtre dont cet homme est accusé.»

La vie de Jackson avait été épargnée parce qu’il avait fait ce qu’il avait senti que Dieu lui avait montré de faire. (1)

Dans le texte d’aujourd’hui, Jérémie avait suivi ce que Dieu lui avait montré de faire, disant au peuple de Juda de se repentir de ses mauvaises voies, sinon son Temple serait détruit.

Les faux prophètes et les prêtres l’avaient fait arrêter et avaient exigé sa mort, l’accusant de blasphème contre Dieu.

Cependant, Dieu était avec Jérémie comme Il était avec M. Jackson, et Il avait préservé les deux hommes de la mort.

Aujourd’hui aussi, il y aura des moments où ceux qui font le bien et prennent position pour la vérité seront faussement accusés et persécutés.

Un tel traitement n’est pas facile à supporter et tous les fidèles ne sont pas épargnés.

Pourtant, nous savons que Dieu voit chaque âme, et Il mettra au point Sa volonté parfaite dans la vie de chaque personne qui s’abandonne à Lui.

Contexte

Les chapitres 26-29 enregistrent les événements de la vie de Jérémie et ne sont pas classés par ordre chronologique.

Dans le texte d’aujourd’hui, sur instruction de Dieu, Jérémie était allé au Temple et avait proclamé la nécessité pour le peuple de se repentir ou de faire face à certains désastres dans sa ville et dans sa nation.

Arrêté par les faux prophètes et prêtres, la vie de Jérémie avait été menacée, mais il avait ensuite été sauvé par les dirigeants.

Cette exhortation avait été donnée au début du règne de onze ans de Jojakim (608-597 av.J.-C.), et la situation politique était assez turbulente.

Babylone se battait pour conquérir l’Assyrie, et l’Égypte était une puissance importante.

Le peuple de Juda avait récemment perdu le roi Josias au combat.

Après seulement trois mois, le fils de Josias au pouvoir, Joas, avait été détrôné par pharaon-Neco d’Égypte, qui avait fait roi Jojakim.

Jojakim était un mauvais roi, et le renouveau du temps de Josias était terminé.

À la lumière de tout cela, Jérémie savait que le message de Dieu était vital, et en outre, Dieu l’avait exhorté à l’annoncer intégralement («ne diminue pas un mot»).

On lui avait dit de proclamer devant la cour du Temple, cet appel à la repentance et l’avertissement du jugement, probablement lors d’un événement national où des gens de partout dans le pays étaient présents.

La réaction des prêtres et des faux prophètes était immédiate. Furieux, car ils ne voulaient pas être discrédités, ils avaient poussé les gens à dire: «Tu mourras».

Les «princes de Juda» au verset 10, qui étaient les conseillers et les fonctionnaires du roi, étaient intervenus à la hâte puis avaient écouté Jérémie.

Il avait déclaré qu’il avait été envoyé par Dieu et les avait avertis de: «réformez vos voies et vos oeuvres».

Ils l’avaient acquitté, influencés en partie par Achikam, fils de Schaphan (verset 24). Certains anciens avaient rappelé au peuple les paroles de Michée, prononcées environ cent ans plus tôt; le verset 18 est une citation de Michée 3:12.

Les versets 20-23 parlent du prophète Urie, qui n’est mentionné nulle part ailleurs dans la Bible.

Kirjath Jearim était une ville située à environ 15 kilomètres de Jérusalem, en direction ouest vers Jaffa.

Certains étudiants de la Bible croient qu’Elnathan était le beau-père du roi Jojakim.

Le récit du sort d’Urie illustre le danger auquel Jérémie était confronté.

Regarder de plus près

Quel message Jérémie avait-t-il donné aux gens qui venaient au Temple pour adorer?
 
Pourquoi pensez-vous que le prophète Urie avait été tué tandis que la vie du prophète Jérémie avait été épargnée ?
 
Quelles mesures devrions-nous prendre si nous nous trouvons en position d’être faussement accusés?

Conclusion

Si nous obéissons fidèlement au Seigneur et comptons sur Lui pour obtenir protection et conseils, Il sera avec nous en de temps de grand besoin.

1. Basil Miller, «Réponses remarquables à la prière», Beacon Hill Press, 1950, p. 50