DÉVOTION JOURNALIÈRE

DÉVOTION JOURNALIÈRE

mars 29, 2020

Lecture biblique : Jérémie 8: 4-22 ; 9: 1.

« La moisson est passée, l’été est fini, Et nous ne sommes pas sauvés! » (Jérémie 8:20)

Un incident lors de la guerre d’indépendance américaine illustre à quel point une grande tragédie peut être la cause de la négligence.

Le colonel Rahl, commandant de la garnison britannique de Trenton, dans le New Jersey, avait reçu l’ordre de construire des retranchements de défense autour de la ville et cela ne l’avait pas dérangé de le faire.

Peu de précautions ont été prises et les canons destinés à la protection de la ville ont été remplacés par des ustensiles pour les défilés des soldats de la garnison.

Pendant une nuit de Noël extrêmement froide, malgré les rumeurs selon lesquelles le général Georges Washington planifiait une attaque, Rahl et ses camarades se détendaient et profitaient des festivités de la fête.

En fait, Rahl jouait apparemment aux cartes avec ses camarades quand un huissier a apporté un message urgent indiquant que le général Washington traversait la rivière Delaware.

Concentré sur ce qu’il faisait, Rahl mit la lettre dans sa poche et ne prit pas la peine de la lire.

Il a négligé une occasion inestimable de se préparer à une confrontation.

Tôt le lendemain matin, les troupes de Washington ont été découvertes à une courte distance.

À la hâte, Rahl a essayé de rallier ses troupes pour répondre à l’attaque, mais c’était trop tard.

Sa négligence a causé sa perte dans la bataille; Rahl a été mortellement blessé. Plusieurs de ses hommes ont été tués et le reste du régiment a été capturé.

Ignorer les avertissements a coûté au commandant sa vie, son honneur, la vie et la liberté de ses soldats.

La lettre notifiant l’approche des troupes ennemies écrite par le général Washington, a été retrouvée dans sa poche après sa mort.

Notre verset de réflexion est un avertissement terrible contre la négligence.

Le prophète Jérémie déplorait le rejet par Juda de la grâce offerte par Dieu; et son cœur était rempli de chagrins pour le peuple, parce que le jugement était inévitable.

Aujourd’hui, nous regardons également autour de nous et voyons un monde mourir dans le péché, parce qu’il a ignoré les avertissements Dieu que la fin est proche et que le jugement arrive.

Avons-nous les mêmes passions que celles des gens du temps de Jérémie ? Prions pour que Dieu sauve nos âmes , celles de nos amis, nos parents, voisins et collègues !

La porte de la miséricorde est toujours ouverte, mais la négligence est mortelle.

Le temps vient où elle sera fermée, la moisson et l’été passeront.

Que Dieu nous aide à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour encourager nos proches à se préparer pour la vie éternelle dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard !

Contexte

Jérémie chapitre 8, deuxième partie du troisième sermon, poursuit le thème général des accusations de Dieu contre Juda.

Dans les versets 4-7, Jérémie a utilisé des analogies qui sont familières à tout le monde : Si quelqu’un tombe, l’instinct naturel est de se relever. Pareillement, si l’on s’éloigne du bon chemin, l’instinct naturel serait enclin à revenir sur ses pas pour trouver le bon chemin.

Les habitants de Juda connaissaient la bonne voie. D’où Jérémie leur a demandé pourquoi ils seraient coupables d’un « perpétuel égarement»? Ce qui en hébreu signifiait «se détourner perpétuellement».

Jérémie a comparé Juda selon sa propre voie avec un cheval se précipitant dans la bataille sans évaluer le danger encouru.

Les oiseaux migrateurs comme la cigogne obéissent à leur instinct naturel et accomplissent ce pour quoi ils ont été créés, mais le peuple de Juda, qui était appelé à être le peuple de Dieu, a rejeté les commandements de Dieu et a refusé de considérer les conséquences que leurs choix entraîneraient.

Dans les versets 8-13, Dieu a déclaré que « C’est bien en vain que s’est mise à l’oeuvre La plume mensongère des scribes. », les gens étaient trompés en croyant que la loi mosaïque leur serait bénéfique même s’ils n’avaient pas obéi aux principes de Dieu.

Même si tout Juda était coupable d’avoir rejeté les paroles de Dieu, les faux prophètes et les menteurs étaient plus responsables parce qu’ils avaient apaisé le peuple avec de fausses prétentions à la paix.

En raison du refus de Juda de se repentir, le peuple serait consumé et la terre fertile rendue stérile.

Dans les versets 14-17, Jérémie a parlé de la prochaine attaque de l’ennemie comme si elle s’était déjà produite.

Les habitants des campagnes ont déclaré qu’ils fuiraient vers les villes fortifiées. Mais à cause du péché de Juda, les villes fortifiées n’offriraient aucune protection contre les eaux empoisonnées et la mort.

Dan se trouvait à la frontière nord de Juda et « Le hennissement de ses chevaux » indiquait que l’ennemi était arrivé et que la terre et tout ce qui s’y trouvait seraient détruits.

Jérémie a décrit les adversaires de la nation comme des «serpents» et des «basilics», qui ne pouvaient pas être charmés, mais mordraient et dévoreraient.

Dans Jérémie 8: 18-22 et 9: 1, le chagrin intense de Jérémie face à l’horrible destin de son peuple créa de la souffrance à son âme.

Apparemment, il envisageait le moment où les Juifs seraient en exil, et ils se demanderont pourquoi Dieu ne les avait pas épargnés.

La raison fut qu’ils avaient provoqué la colère de Dieu par leur idolâtrie.

Galaad était bien connu pour son baume cicatrisant fabriqué à partir de la résine de l’arbre à mastic.

La réponse aux questions de savoir s’il y avait encore un baume à Galaad et un médecin ? Était «oui».

Jérémie a alors demandé que, si un remède était disponible, pourquoi son peuple n’était pas guéri ?

La réponse fut que le peuple n’avait pas sincèrement demandé l’aide de Dieu, le vrai «médecin».

Cette prise de conscience a brisé le cœur de Jérémie, le faisant pleurer continuellement pour le sort de son peuple.

Regarder de plus près

Au verset 5, qu’est-ce que le prophète a dit que son peuple faisait perpétuellement ?

À votre avis, pourquoi Jérémie a-t-il ressenti un tel chagrin à cause des péchés des gens ?

Quelles mesures pouvez-vous prendre pour vous préparer à encourager les autres à ne pas négliger leurs conditions spirituelles ?

Conclusion

Dieu merci, la porte de la miséricorde est toujours ouverte. Soyons déterminés, avec l’aide de Dieu, à encourager les autres de toutes les manières possibles à se préparer maintenant pour l’Éternité !