DÉVOTION JOURNALIÈRE

DÉVOTION JOURNALIÈRE

octobre 22, 2019

Lecture biblique : Actes 27: 1-44

«Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver.»

(Actes 27:20)


Toute personne fait face à des moments dans la vie où les circonstances apportent le stress.

J’ai récemment subi une épreuve au cours de laquelle j’ai vécu une anxiété déprimante.

Lorsque je m’asseyais dans un endroit où il y’a du monde, mon cœur commence soudainement à battre rapidement au point où ma respiration devenait difficile.

Tout mon corps se mettait à trembler comme si j’étais en danger, quoiqu’il n’y avait rien de menaçant autour de moi.

Ces attaques de panique avaient commencé à se produire fréquemment.

Parfois, je garais la voiture quand cela me prend au moment où je suis au volant ; d’autres fois, il faudrait que je me retire dans une pièce sombre tout seul, même si j’étais avec des amis.

Cela m’arrivait même parfois à l’église! C’était effrayant, frustrant et embarrassant.

Je ne voulais pas que quiconque le sache; donc je faisais de mon mieux pour montrer apparence de gaieté et de confiance en moi-même quoique je sois bouleversé.

Au lieu que cela s’améliore, ça s’aggravait. Mes tentatives pour me comporter «normalement», devenaient en elles-mêmes, une source d’angoisse.

En fin, je m’étais retiré dans mon coin, afin de cacher mes souffrances internes; ce qui s’était débouché sur la solitude et l’isolement.

Aussi, je m’étais senti coupable lorsque j’avais été obligé d’abandonner une responsabilité à cause de ce que je souffrais.

Dieu m’avait conduit à abandonner mes tentatives de prendre contrôle de mon problème et je L’ai laissé m’aider.

La première étape était de dire mon problème à quelqu’un.

Bien que ce ne fut pas facile, je j’étais allé voir un ami chrétien de confiance et lui avais raconté ce qui se passait.

Au lieu de me juger ou de me faire des reproches, elle m’avait encouragé et soutenu.

Elle avait commencé à prier avec moi. Avec ma permission, elle en avait informé quelques autres personnes qui se sont jointes à moi pour prier, et l’instant, j’avais senti la paix.

Bien que des moments de stress venaient encore de temps à autre, le poids de l’isolement et de la peur était parti.

Quand j’ai lu le texte d’aujourd’hui sur la tempête semblable à un typhon qui a secoué le navire transportant Paul, Luc et 274 autres personnes à destination de Rome, cela m’a fait penser à cette époque d’épreuves.

Je n’avais aucun contrôle sur les vents d’anxiété qui me s’abattaient sur moi au moment où je m’y attendais le moins. J’avais l’impression d’être ballottée dans une tempête sans savoir comment remédier à la situation.

Et dans mon cas, comme celui de Paul et de ses compagnons , Dieu avait donné des directives.

Bien que m’ouvrir à mon ami ait été comme si je lâchais le guidage( le gouvernail) et laissais la tempête me conduire, c’était en fait le point de départ pour survivre à la tempête.

Beaucoup d’autres ont traversé des épreuves similaires.

Selon l’association américaine Anxiété et Dépression, plus de quarante millions d’adultes américains souffrent de dépression. 1

Cependant, les troubles mentaux ne sont certainement pas les seules tempêtes de la vie.

Elles peuvent prendre la forme de crainte, de solitude, de difficultés financières, de problèmes de santé, de deuil, ou de toute combinaison de ceux-ci et plus encore.

Nous pouvons tirer quelques leçons importantes de l’expérience de Paul à bord du navire pour Rome.

Premièrement, lorsque le navire de la vie semble incontrôlable, nous devons suivre les directives de Dieu.

Dans mon cas, cela signifiait: dire à un autre chrétien ce que je traversais. Il s’agit peut-être d’une instruction tout à fait inhabituelle pour vous, mais l’important est que nous obéissions à ce que Dieu révèle.

Deuxièmement, nous devons être sûrs de ne pas abandonner notre relation avec le Seigneur.

Paul a averti les marins qui tentaient d’échapper au navire qu’ils ne seraient sauvés que si tout le monde restait à bord.

Nous ne pouvons pas abandonner l’Evangile, même dans les pires tempêtes, où nous n’avons aucune certitude que nous allons survivre à la fin.

Je peux dire par expérience que les épreuves ne sont pas faciles, mais que Dieu est le grand libérateur.

Permettez – moi de vous encourager avec les paroles de Paul, « Rassurez -vous . » Nous allons surmonter ces difficultés, si nous continuons à regarder le Seigneur et suivons ce qu’Il nous demande de faire.

Contexte

L’utilisation du pronom «nous» au verset 1 révèle que Luc, l’auteur de ce récit, a accompagné Paul dans ce voyage. Il a écrit un journal de navigation détaillé de leur voyage à Rome.

Bien qu’il ne soit pas un marin, les termes nautiques précis et les descriptions de son récit révèlent qu’il avait (ou acquis lors de ce voyage) une bonne compréhension de nombreux aspects de la navigation à voile.

Aristarque (verset 2) était un Macédonien de Thessalonique qui avait voyagé avec Paul à Jérusalem deux ans auparavant (voir Actes 20: 4).

Ce voyage était peut-être son voyage de retour prévu, mais il resta plus tard à Rome avec Paul. Les amis de Paul de Sidon au verset 3 étaient probablement des amis chrétiens de ses voyages précédents.

Le centurion romain, Julius, a permis à Paul de les rencontrer, montrant sa confiance en Paul. Les amis se souciaient de Paul et lui donnaient éventuellement des provisions pour ce voyage.

Le navire alexandrien que Paul et Luc ont emprunté faisait partie de la flotte céréalière impériale et était chargé de céréales égyptiens à vendre à Rome.

Au premier siècle, ces navires étaient en bois et propulsés par la voile. Ils avaient généralement une longueur de 15 à 36 mètres et pouvaient transporter de 200 à 300 tonnes de marchandises.

Paul et les autres prisonniers ont été placés sous la surveillance de Julius (verset 1).

Comme Rome contrôlait la flotte céréalière, il était l’officier le plus gradé à bord, bien qu’il ne soit pas le propriétaire du navire.

Paul a averti que le voyage serait dangereux car «le jeûne était déjà passé» (verset 9). Cela fait référence au jour des expiations (Lévitique 23: 27-32). Les Juifs ont observé ce mémorial fin septembre ou début octobre. Après cette observation, l’hiver se rapprocherait, une période risquée pour voyager par mer.

Les marins professionnels ont jugé que Beaux Ports n’était pas un lieu propice à l’attente de l’hiver et souhaitaient se rendre à Phénix, située à une quarantaine de kilomètres de Beaux Ports(voir verset 12).

Phénix était une ville importante qui servait de lieu d’hiver pour les marins en hiver puisque son port était protégé des tempêtes.

Luc a appelé la tempête qui a frappé: Euraquilon, une tempête de vent semblable à un typhon au nord-est.

Il a déclaré qu’ils passaient «sous une certaine île appelée Clauda» (verset 16), ce qui signifie qu’ils ont navigué entre les îles de Clauda et de Crète pour se protéger du vent turbulent.

La chaloupe que Luc a mentionné aux versets 16 à 17 était un dériveur ou un skiff remorqué derrière le navire; elle était utilisée pour transporter des marchandises et des personnes du navire lorsqu’il était à l’ancre et pour entretenir le navire.

Le moyen exact de «soulever le navire» n’est pas connu, mais il a probablement été nécessaire d’utiliser la chaloupe pour boucler des cordes ou des câbles sous la coque et les sécuriser transversalement sur le pont afin de maintenir le navire en place en cas de tempête.

Luc remarqua que c’était une tâche difficile, rendue sans doute plus difficile par le vent impétueux.

La Syrte que Luc a mentionné au verset 17 faisait référence à deux longues étendues de sables mouvants le long de la côte nord de l’Afrique.

Le vent dirigeait le bateau à cet endroit et le transportait à un rythme si rapide que les marins baissèrent un grand nombre de voiles pour ralentir le navire.

Au verset 24, l’ange réaffirme la promesse faite par Jésus à Paul lorsqu’Il a annoncé que Paul vivrait pour être amené devant César (voir Actes 23:11).

Après avoir été entraînés par le vent pendant plusieurs jours, les marins ont senti qu’ils étaient proches.

Le mot «Sonde» au verset 28 fait référence au processus de mesure de la profondeur de l’eau à l’aide d’une ligne pondérée. Vingt brasses équivalaient à 36.5 mètres, et quinze brasses à 27.4 mètres de profondeur.
L’eau devenait de moins en moins profonde au fur et à mesure qu’ils s’approchaient de la terre.

Paul dit aux hommes à bord de prendre courage et de manger (versets 33 à 34). Le jeûne aux temps bibliques était souvent fait comme un signe de détresse, de chagrin ou de culpabilité, plutôt que comme un jeûne prescrit par la loi.

Dans ce cas, les membres de l’équipage étaient si affolés ou si malades du mal de mer qu’ils n’avaient pas mangé.

L’assurance de Paul selon laquelle «il ne se perdra pas un cheveux de la tête d’aucun » était un dicton juif commun voulant que tout le monde aurait une protection absolue.

Les hommes ont «allégé le navire» (verset 38) en jetant la cargaison de céréales par-dessus bord afin que le navire monte à la surface de l’eau et soit conduit aussi près que possible de la terre, permettant ainsi à ceux qui se trouvent à bord de se rendre à terre.

À la fin, tous à bord ont réussi à atterrir en toute sécurité.

Regarder de plus près

0. D’après le verset 11, pourquoi Julius a-t-il quitté Beaux Ports malgré l’avertissement de Paul?

0. Pourquoi pensez-vous que Julius a écouté Paul au lieu des marins alors qu’ils tentaient de fuir le navire, demandant à ses soldats de couper les cordes? (versets 31-32).

0. Quelles mesures positives pouvons-nous prendre lorsque nous faisons face à des tempêtes dans nos vies?

Conclusion

Dieu n’est pas indifférent lorsque nous faisons face à des défis dans nos vies.
Lorsque nous nous tournons vers Lui pour obtenir de l’aide, Il enverra des instructions et des encouragements, tout comme Il l’a fait pour Paul et ses compagnons de voyage.
 
1 Association américaine de l’anxiété et de la dépression, «À propos de l’ADAA: faits et statistiques», Association américaine de l’anxiété et de la dépression, https://adaa.org/about-adaa/press-room/facts-statistics (consulté le 1er juin 2019).