DÉVOTION JOURNALIÈRE

DÉVOTION JOURNALIÈRE

octobre 30, 2019

Lecture biblique : Galates 2: 1-21


«J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »

(Galates 2:20)


Le major Daniel Webster Whittle (1840-1901) était un évangéliste américain, enseignant de la Bible et écrivain des hymnes.

Composant régulièrement sous le pseudonyme El Nathan, il avait écrit les paroles pour environ deux cents hymnes.

Dans l’un de ses hymnes les plus aimés, Whittle parle de sa propre conversion grâce à un événement qui avait été à l’origine de la merveilleuse assurance sur laquelle il avait basé sa chanson: «Une fois loin de Dieu et mort dans le péché, mon cœur ne pouvait voir aucune lumière. Mais dans la Parole de Dieu, j’avais trouvé la lumière. Maintenant, Christ vit en moi »1

Whittle et ses trois frères avaient été élevés dans une maison où leur mère, une chrétienne fervente, cherchait à leur inculquer les principes bibliques.

Bien que Whittle n’ait pas donné sa vie à Dieu dans sa jeunesse, à travers cette formation d’enfance, le Saint-Esprit avait jeté les bases d’un événement qui allait transformer sa vie. 

Pendant la guerre civile, Whittle a perdu son bras droit et s’était retrouvé dans un camp de prisonniers de guerre. C’était là qu’il avait commencé à prendre conscience de ses besoins spirituels.

À l’hôpital, il cherchait quelque chose à lire et avait trouvé un nouveau testament. Bien que ses paroles l’aient interpellé, il n’était toujours pas prêt à se donner à Christ.

Toutefois, Dieu savait comment l’attirer.

Il racontait : «J’étais réveillé à minuit par l’infirmier qui disait :« Il y a un garçon à l’autre bout du pavillon, un de tes hommes, qui est en train de mourir.

Il avait commencé par me supplier que pour sa dernière heure, de prier pour lui, ou de trouver quelqu’un qui puisse prier pour lui. Il insistait tellement au point où je ne pouvais plus me taire.
Puis il ajouta: « je suis un homme méchant et je ne peux pas prier, c’est pour cela que je suis venu te chercher. »

« Je lui demandai: pour quelle raison ? Mais je ne peux pas prier non plus. Je n’ai jamais prié de ma vie! Je suis aussi méchant que toi.

«Vous ne pouvez pas prier? demanda l’infirmier.

« Pourquoi? Eh bien, je pensais, en vous voyant lire le Nouveau Testament, que vous étiez un homme de prière, et vous êtes le seul homme du pavillon que je n’ai jamais entendu maudire quelqu’un.

Que dois-je faire? Il n’y a personne d’autre pour moi, auprès de qui je peux aller. Je ne peux pas me retourner là-bas tout seul. Ne voulez-vous pas vous levez et venir le voir?

«Ému par son appel, je me levai de mon lit et allai avec lui à l’autre bout du pavillon.

Là-bas, je vis un garçon blond de dix-sept ou dix-huit ans en train de mourir.

Il semblait être dans une agonie atroce lorsqu’il fixa ses yeux sur moi et dit: ‘Oh, priez pour moi! Je meurs!

J’étais un bon garçon à la maison à Maine. Ma mère et mon père sont membres de l’église et j’allais à l’école du dimanche et j’essayais faire les bonnes choses.

Mais depuis que je suis devenu un soldat, j’ai appris à être méchant.

Je bois, j’insulte, je participe aux jeux dangereux et je fréquente des personnes méchantes. Et maintenant je meurs mais je ne suis pas prêt à mourir!

Oh, demandez à Dieu de me pardonner! Priez pour moi! Demandez à Christ de me sauver!

«Tandis que je me tenais là à entendre ces plaidoiries, Dieu avait dit à mon âme par son Esprit, aussi clairement que s’Il avait parlé à haute voix:«Tu connais la voie du salut. Mets-toi à genoux et accepte Christ, et prie pour ce garçon. »

«Je m’étais mis à genoux et en tenant la main du garçon dans la mienne, en chuchotant quelques mots, j’ai confessé mes péchés et demandé à Dieu de me pardonner.

Ainsi, j’avais cru qu’il m’avait pardonné et que j’étais devenu l’enfant du Christ.

J’avais ensuite prié avec ferveur pour le garçon. Il s’est tu et me serra la main pendant que je plaidais les promesses de la miséricorde.

Quand je m’étais relevé de mes genoux, il avait rendu l’âme.

Mais il avait un visage apaisé, et je crois que Dieu, qui l’utilisa pour m’amener à mon Sauveur, m’utilisa pour attirer son attention sur Christ et le conduire à faire confiance à son précieux sang. J’espère le rencontrer au paradis. »

À partir de ce jour, le témoignage de Whittle fut: «Christ vit en moi. Oh! quel est ce salut, que Christ vit en moi. »

Cette phrase clé de son cantique est extraite de notre verset de réflexion.

Dans Galates 2:20, Paul décrivait sa position (et celle de tout croyant sauvé et sanctifié qui vit dans la soumission à la volonté de Dieu).

Paul avait donné à Christ son ancienne vie, son essai par sa propre force d’obéir à la loi de la vie.

Cette vieille vie était morte et il avait maintenant un tout nouveau mode de vie.

Le principe que Paul exprimait est encore vrai aujourd’hui. Quand un individu vient à Jésus-Christ pour être pardonné, il est justifié par la foi.

Lorsque la nature du péché d’une personne est mise à mort, cette personne meurt pour elle-même, pour le péché et pour le monde, et devient vivante en Christ.

À partir de ce moment, il vit avec Christ comme son centre et son noyau. 

Est-ce votre expérience? Vous êtes-vous entièrement donné à Christ, reconnaissant qu’Il est mort en tant que votre sacrifice pour enlever votre péché et sa peine de mort?

Avez-vous fait de Lui le modèle, le motif et la récompense de tout ce que vous faites?

Si tel est le cas, vous pouvez dire avec le major Whittle et l’apôtre Paul: « Christ vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »

Contexte

Au chapitre 2, Paul a continué à défendre son apostolat, relatant deux événements clés de son histoire spirituelle.

Dans les versets 1 à 10, il a passé en revue sa rencontre avec les dirigeants de l’église à Jérusalem, notant qu’ils avaient reconnu son appel à exercer le ministère des Gentils et sa position équivalente d’autorité.

Ensuite, dans les versets 11-14, Paul a décrit une confrontation qui a eu lieu à Antioche entre lui et Pierre concernant l’acceptation des gentils convertis.

Les versets 15 à 21 sont une présentation initiale de la preuve de Paul selon laquelle la justification est fondée sur la foi, sans s’appuyer sur la loi mosaïque.

Au verset 1, l’affirmation de Paul selon laquelle il est allé à Jérusalem «quatorze ans après» n’identifie pas ce que l’événement «après» désigne.

S’il voulait dire après sa conversion, la visite serait celle enregistrée dans Actes 11:30. S’il voulait dire après sa précédente visite, ce récit se trouve dans Actes 15: 2.

Les spécialistes de la Bible ont des points de vue divergents quant à la chronologie citée ici, mais la nature critique du message de Paul n’est affectée par aucune date.

Le but de la visite de Paul était de placer devant les dirigeants de l’église l’évangile qu’il prêchait parmi les païens.

Il voulait leur compréhension unifiée et leur soutien de la direction de son ministère, et il était également important qu’ils reconnaissent le droit de Paul de parler de la part de Dieu avec les autres délégués apostoliques. 

Paul s’est rendu à Jérusalem avec Barnabas, un lévite de Chypre qui avait la confiance de l’église, et Titus, un croyant des Gentils.

Selon le verset 2, il y est allé «par révélation» ou en réponse à la volonté révélée de Dieu. 

La déclaration de Paul au verset 3 selon laquelle Tite n’avait pas été forcé de se faire circoncire est la première mention dans cette lettre de la question spécifique à laquelle l’église est confrontée: si les convertis gentils étaient tenus d’obéir à la loi mosaïque.

Les versets 4 et 5 sont une insertion entre parenthèses décrivant certains qui étaient venus dans le but secret d’observer les croyants païens, avec l’intention de leur imposer l’observation de la loi.

Cependant, Paul a reconnu que si les dirigeants à Jérusalem insistaient sur la circoncision et d’autres rites de la loi pour les Gentils convertis, tout son travail parmi les Gentils aurait été en vain. Il ne doutait du message qu’il prêchait déjà depuis quatorze ans.

L’affirmation de Paul au verset 6 selon laquelle ceux qui étaient au conseil «ne m’ont rien ajouté» ne signifiait pas qu’il n’avait aucun respect pour les dirigeants de l’église, mais plutôt qu’ils ne faisaient aucune addition, correction ou suppression au message de Paul.

Au contraire, selon les versets 7 à 9, ils l’ont chaleureusement approuvé ainsi que son message aux Gentils.

Les actions de Cephas (Pierre), qui a été nommée avec Jacques et Jean en tant que dirigeants d’église au verset 9, ont été contestées par Paul dans la deuxième partie de ce chapitre.

Lors de sa visite à Antioche, Pierre avait mangé avec les convertis païens, démontrant ainsi qu’il les acceptait comme croyants et qu’il comprenait que la justification ne venait pas de l’observation de la loi.

Cependant, quand d’autres sont arrivés de Jérusalem, il s’est retiré de cette pratique, « craignant ceux qui étaient pour la circoncision » (verset 12).

En conséquence, certains étaient confus quant à la position et à l’acceptation des croyants païens, y compris Barnabas.

Il était donc nécessaire que Paul confronte publiquement Pierre à propos de ses actes (verset 14).

Au verset 16, Paul énonce le point critique selon lequel il continuera à argumenter aux chapitres 3 et 4: une personne n’est pas justifiée par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ. 

La déclaration de Paul au verset 20 selon laquelle il avait été «crucifié avec Christ» introduit l’un des concepts théologiques les plus significatifs de l’apôtre.

Il a enseigné que lorsqu’un croyant permet que la nature du péché soit mise à mort, cet individu entre dans la mort de Christ.

En mourant pour lui-même, le croyant devient relationnellement un avec Christ, tant qu’il reste en Christ.

Regarder de plus près

0. Qui Paul a-t-il identifié comme «colonnes» (dirigeants d’église) au verset 9?
0. Dans le même verset, qu’entend Paul par son affirmation selon laquelle ces dirigeants d’église ont étendu la «main d’association»? Pourquoi cette action était-elle si importante?
0. De quelles façons pouvons-nous nous assurer que Christ continue de vivre en nous? 

Conclusion

Le grand message de l’Evangile de Paul est que le salut vient par la grâce, par le moyen de la foi en Jésus-Christ et non par un effort de notre part.

 
1 El Nathan, Christ vit en moi, domaine public. Deux hommes nés
deux fois: Les vrais conversions de 100 hommes connus dans tous les rangs de la vie, compilées par Hy. Pickering. Londres: Pickering & Inglis, p.193-194.