DÉVOTION 2020

DÉVOTION 2020

juin 16, 2020

lecture biblique : Ecclésiaste 1: 1-18; 2:1-26.
«Puis, j’ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j’avais prise à les exécuter; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun avantage à tirer de ce qu’on fait sous le soleil.» (Ecclésiaste 2:11)

Barbara Hutton, petite-fille et héritière du notable homme d’affaires Frank W. Woolworth, fondateur d’une chaîne de magasins de vente en détail, a souvent été décrite dans les reportages comme une jeune femme «chanceuse».À son vingt et unième anniversaire en 1933, elle avait hérité de quarante-deux millions de dollars, ce qui faisait d’elle l’une des femmes les plus riches du monde.

Au cours de sa vie, elle avait fait construire des hôtels privés dans le monde entier, dont une maison à Regent Park à Londres et un luxueux palais de style japonais à Cuernavaca, au Mexique.

Elle avait acheté des tableaux des anciens maîtres, des sculptures importantes et des bijoux précieux, y compris le diamant Pasha de quarante carats.

Ses habitudes de dépenses somptueuses la mettait souvent sous les projecteurs, et beaucoup de gens suivaient son style de vie extravagant avec fascination.

Si la richesse et la publicité pourraient apporter le bonheur, elle aurait été une femme très heureuse.

Cependant, elle n’était pas heureuse. Barbara s’était mariée et avait divorcé sept fois, puis avait tenté de se suicider et était souvent apparue ivre en public.

Parfois, elle offrait à des inconnus des jolis cadeaux et de l’argent pour rester avec eux parce qu’elle ne voulait pas être seule.

Bien qu’elle ait tout ce que son cœur pouvait désirer en termes de biens matériels, le vide et la solitude semblaient remplir sa vie.

À sa mort en 1979, il avait été signalé qu’il ne restait que 3 500 dollars environ de sa fortune. Un film réalisé sur sa vie quelques années après sa mort l’appelait «Pauvre petite fille riche».

Barbara Hutton aurait certainement pu s’identifier à l’auteur d’Ecclésiaste, qui a décrit le plaisir et la prospérité matérielle comme une simple «contrariété de l’esprit».

Certaines traductions définissent cette phrase: «poursuite du vent» par rapport à Barbara qui n’avait pas non plus réussi à atteindre le bonheur par la position, le plaisir ou les possessions, ce qui s’identifie à la poursuite du vent.

Où recherchons-nous la satisfaction?

Un bon point de départ pour trouver la réponse à cette question est d’examiner où nous investissons notre temps, notre énergie et nos ressources.

Nous voulons nous assurer que nous ne «poursuivons pas le vent»; mais que nous nous concentrons sur ce qui apportera une satisfaction durable: ce qui ne se trouve qu’en Dieu.

Contexte

Le livre de l’Ecclésiaste commence avec l’auteur s’identifiant comme «le prédicateur», indiquant que ses paroles étaient destinées à donner des instructions.

Le mot hébreu goheleth, prêcheur, signifie «une personne qui parle à une assemblée, une école ou un organisme religieux». Bien que l’écrivain n’ait jamais divulgué son propre nom, il s’est identifié comme étant le fils de David et le roi, il est donc normal d’accepter que ce soit Salomon, roi d’Israël.

Au verset 2, Salomon a déclaré son thème: «Tout est vanité».

Le mot hébreu pour vanité signifie «vide; quelque chose qui est transitoire comme une vapeur ou un souffle; vain ou inutile », et la répétition était à souligner.

L’écrivain disait que les efforts et les activités laïques ou terrestres de la vie n’ont aucun sens car ils disparaissent si rapidement. Cela établit le ton de futilité qui est caractéristique du livre.

Dans les versets 4-18, la vanité de la vie est illustrée par la nature. Les générations vont et viennent, et les cycles de la nature continuent.

Tout ce qu’une personne fait, a déjà été fait; et ce qu’une personne accomplit est vite oublié.

La sagesse mondaine uniquement, bien que recherchée avec diligence, ne suffit pas, car elle ne peut pas corriger tout ce qui est « tordu » et « manquant ». Plus on apprend, plus on a du chagrin.

Dans le chapitre 2, l’écrivain a raconté d’autres domaines où il cherchait du sens et du profit.

Il se mit à essayer le plaisir (versets 1-3), cherchant le divertissement par le vin, mais pas à l’excès car il se souvint de la sagesse en la matière.

Puis il a poursuivi la construction et la richesse (versets 4-11), la construction de maisons, de vignobles, de jardins et de vergers irrigués.

Il avait des serviteurs et des richesses, tout ce qu’il voulait, et son objectif était concentré sur lui-même. Pourtant, quand il a regardé tout ce qu’il avait fait et accumulé, cela ne lui a pas apporté de satisfaction.

Ensuite, Salomon a considéré la sagesse et la folie (versets 12-17). Il a perçu que la sagesse était meilleure, «car la lumière surpasse l’obscurité», mais les avantages étaient de courte durée.

La durée de vie des personnes instruites et non instruites prend fin au moment de la mort.

L’écrivain a observé qu’une fois un homme décède, il ne sait pas si celui qui hériterait de la richesse qu’il avait tant travaillé pour obtenir, l’utiliserait à bon escient ou non. De telles pensées ont désespéré l’écrivain et lui ont fait perdre le sommeil.

Enfin, Salomon a noté que la satisfaction dans la vie ne vient que de Dieu (versets 24-26).

Il s’est rendu compte que les gens devraient profiter de leur nourriture et de leur boisson ainsi que de leur travail, mais cela ne se produirait que s’ils reconnaissaient que Dieu le rendrait possible.

Le verset 25 pourrait être traduit: «Car qui peut manger et qui peut jouir en dehors de Lui?»

Dieu décide des circonstances de chacun dans la vie. Il donne à ceux qui Le suivent: sagesse, connaissance et joie.

Cependant, si quelqu’un ne travaille que pour des choses de ce monde, ses efforts seront finalement sans valeur pour lui.

Regarder de plus près

Comment l’auteur d’Ecclésiaste s’est-il identifié?

Selon vous, quel ton prédomine dans ces deux premiers chapitres d’Ecclésiaste?

Quelles mesures pouvons-nous prendre pour nous assurer que nous recherchons la satisfaction à la bonne source?

Conclusion

Une personne qui recherche la satisfaction dans les choses terrestres, finira par trouver ses efforts sans valeur; car la vraie satisfaction ne peut être obtenue par la prospérité ou le plaisir. Le véritable accomplissement ne peut être trouvé qu’en Dieu.