A 142

MOISE BENIT LES DOUZE TRIBUS

Deutéronome  33 : 1-29

LEÇON   142 – Cours des Adultes

VERSET DE MEMOIRE : ″Heureux le peuple dont l’Éternel est le Dieu″ (Psaume 144 : 15).

 

I        La Majesté de Dieu

  1. L’un des derniers actes officiels de Moïse était de bénir les Enfants d’Israël : Deutéronome 33 : 1 ; Genèse 49 : 1-28 ; Luc 24 : 50, 51.
  2. Moïse commença sa bénédiction par une merveilleuse description de l’apparition glorieuse de Dieu au moment où Il donnait la Loi : Deutéronome 33 : 2 ; Exode 19 : 18-20 ; Juges 5 : 4, 5.
  3. Dieu donna la Loi aux Enfants d’Israël parce qu’Il les aimait : Deutéronome 33 : 3 ; Jérémie 31 :1-3 ; I Jean 4 :19.
  4. Le Seigneur voulait, qu’Israël se souvînt de Moïse à jamais par rapport au don de la Loi : Deutéronome 33 : 4, 5 ; Jean 1 :17 ; Actes 7 : 37, 38.

II       Les Bénédictions de Moïse

  1. Il fut accordé à Ruben une longue vie et une grande tribu : Deutéronome 33 : 6 ; Nombres 26 : 2, 7.
  2. Moïse bénit Juda avec l’anticipation qu’il sera un peuple qui prie, et  actif pour Dieu : Deutéronome 33 : 7 ; Juges 1 : 1, 2 ; Michée 5 : 2 ; Hébreux 7 : 14.
  3. Les Lévites reçurent une bénédiction généreuse parce qu’ils avaient été les élus de Dieu : Deutéronome 33 : 8-11 ; Exode 32 : 26 – 29 .
  4. Benjamin reçut la promesse d’un héritage proche du sanctuaire du Seigneur et de riches bénédictions qui en découlent : Deutéronome 33 : 12 ; Josué 18 : 11-28 ; Juges 1 : 21.
  5. Éphraïm et Manassé étaient comptés dans la bénédiction abondante de Joseph : Deutéronome 33 : 13-17 ; Genèse 49 : 22-26.
  6. La bénédiction de Zabulon et d’Issacar consiste en une possession paisible et un travail profitable : Deutéronome 33 : 18, 19 ; Josué 19 : 10-23 ; I chroniques 12 : 32, 33 ; Esaïe 2 : 3.
  7. Gad était déjà béni à travers l’héritage que Moïse, le législateur, lui avait accordé ; il allait avoir la certitude de cette bénédiction après avoir aidé ses frères à conquérir Canaan : Deutéronome 33 : 20, 21 ; Nombres 32 : 1-6, 16, 17.
  8. Dan devait être une tribu guerrière, puissante : Deutéronome 33 : 22.
  9. Nephtali devait être satisfait de la faveur, et comblé des bénédictions du Seigneur: Deutéronome 33 : 23 ; Ésaïe 9 : 1, 2 ; Matthieu 4 : 13-16.
  10. Moïse bénit Aser au quadruple, en terminant par la promesse : « Que ta vigueur dure autant que tes jours ! » : Deutéronome 33 : 24, 25 ; Proverbes 3 : 3, 4 ; Esaïe 40 : 29.

III     L’Excellence d’Israël

  1. Israël excella parmi les nations parce qu’il avait confiance en le Dieu éternel qui est au-delà de toute comparaison : Deutéronome 33 : 26, 27 ; Esaïe 26 : 4 ; 43 : 10-15 ; Jude 24 : 25.
  2. Jamais auparavant, une nation n’avait été si bien située, abritée, ou bénie comme Israël le serait dans la Terre Promise : Deutéronome 33 : 28, 29 ; 2 Samuel 7 : 23 ; Psaume 33 : 12 ; Romains 2 : 28, 29.

 

COMMENTAIRE

La Dernière Bénédiction

            Le moment où les Enfants d’Israël devaient passer le Jourdain pour entrer dans la Terre Promise approchait rapidement ; ainsi, Moïse savait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps à passer dans ce monde. Moïse avait été le leader, le conseiller, l’intercesseur, et le prophète d’Israël pendant plus de 40 ans et avait appris à aimer ce peuple plus que sa propre vie. Toutes les fois qu’une maladie ou une plaie survenait, Moïse priait ; si des ennemis attaquaient, Moïse cherchait le conseil et l’aide de Dieu ; chaque fois qu’une difficulté surgissait dans le camp, quelle que fût la cause, il intercédait auprès de Dieu jusqu’à ce que la situation fût normalisée. Vraiment, Moïse avait porté les fardeaux du peuple, et maintenant, il voulait lui témoigner une fois de plus la bonté avant de lui faire ses adieux.

Comme Jacob avait béni ses fils et prédit leur futur dans ses derniers jours sur la terre,                    (Genèse 49 : 3-28), ainsi Moïse de la même manière bénit chaque tribu d’Israël. Il est merveilleusement juste que Dieu, pour un moment, écarte les rideaux du temps et permette aux éminents leaders religieux de voir les événements de l’histoire avant leur accomplissement.

La Bénédiction de Jésus

            Ces bénédictions nous rappellent un autre jour où un merveilleux Leader se tint sur la montagne et bénit Son peuple ; et pendant qu’Il les bénissait, Jésus se séparait des gens, et fut enlevé au Ciel (Luc 24 : 51). Que c’était merveilleux la bénédiction qu’Il donna aux Siens : « Je prierai le père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » (Jean 14 : 16). Les bénédictions de cette promesse furent accomplies au cours de l’Evangile de la Pluie de l’Arrière-Saison qui est dans le monde aujourd’hui. Jésus décrivit un futur glorieux pour Son Eglise : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris » (Marc 16 : 17, 18). Tout vrai soldat de la Croix reçoit sa part de la merveilleuse bénédiction. La couronne de toutes les bénédictions reste encore à venir. Lorsque Jésus s’en allait, les anges annoncèrent : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (Actes 1 : 11).

La Bénédiction Spirituelle

            Il y a une différence entre les bénédictions que Jacob donna à ses fils, et les bénédictions de Moïse aux douze tribus. Le futur que Jacob prédit était principalement temporel, ou avait rapport au statut national d’Israël, tandis que Moïse parlait à la fois des bénédictions spirituelles et temporelles dans le pays de Canaan. Dieu voulait donner à Son peuple, à ce moment-là, les meilleures bénédictions dans les domaines spirituel et matériel, comme Il le fait de nos jours. Les bénédictions spirituelles données aux Israélites sont semblables à celles que nous avons aujourd’hui ; et nous voyons à travers les bénédictions temporelles de Canaan, un type des plus grandes bénédictions spirituelles répandues au cours de cette dispensation de l’Evangile, sur des pèlerins affamés et offensifs.

Dieu avait appelé Moïse pour diriger l’Eglise dans le désert. De tout le peuple, il n’y eut aucun qui ait reçu une vision plus brillante ou un entendement plus clair des beautés et des profits de cette Église-là que Moïse. En tant que vrai berger d’Israël, l’ultime effort de Moïse fut de dépeindre les révélations de telle sorte qu’elles encouragent le peuple à saisir Dieu sans lâcher.

Tels sont, aujourd’hui, le privilège et le devoir de tout Chrétien. Un homme est Chrétien parce qu’il a embrassé la vérité de l’Evangile. Une opération de l’Esprit de Dieu sur son cœur, et une révélation du Père que : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16 : 16), l’ont amené à croire en Jésus. Lorsque la révélation de Jésus entre dans le cœur d’un homme, il y entre aussi la commission de parler à d’autres de la grâce qu’il a trouvée. Plus la vision est claire, plus grand est le désir de raconter l’Histoire. Le témoignage de Paul fut : « En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste : à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26 : 19, 20). Ne pouvons-nous pas entendre les paroles de Jésus résonner dans notre cœur : « Va, et toi, fais de même » ? (Luc 10 : 37).

Ruben, Juda, et Lévi

La bénédiction de Moïse donnée à la tribu de Ruben était qu’elle allait vivre et ne pas mourir. Peut-être Moïse pouvait entrevoir cette tribu dans un combat spirituel désespéré, essayant de servir Dieu, avec cette barrière, le Jourdain, qui la séparait du sanctuaire de Dieu. Dans sa bénédiction, Jacob avait dit que Ruben était impétueux comme les eaux, et qu’il n’aurait pas la prééminence (Genèse 49 : 4). Quoique plus de 200 ans se fussent écoulés depuis que Jacob avait parlé, la situation de Ruben n’avait apparemment pas changé.

Juda reçut une bénédiction de Moïse et de Jacob à la fois. Les deux bénédictions étaient plutôt du type spirituel, car c’était de cette tribu que le Messie devait venir. Moïse dit que Juda serait des gens qui prient, et que leurs prières seraient exaucées. Dieu lui permettrait de croître et de remporter la victoire sur leurs ennemis.

Le sacerdoce fut confié à la famille d’Aaron qui descendit de la tribu de Lévi. La bénédiction de cette tribu était entièrement spirituelle. Par suite du service de Dieu attribué à Lévi  quand Israël pécha au Mont Sinaï en faisant le veau d’or pour retourner en Egypte, Dieu dit : « C’est pourquoi Lévi n’a ni part, ni héritage avec ses frères : l’Eternel est son héritage » (Deutéronome 10 : 9). Quelle plus grande bénédiction quelqu’un pouvait-il désirer ?

Les Autres Tribus

Benjamin était reconnu comme étant le bien-aimé du Seigneur, sans doute par suite de la position d’estime qu’il tenait de son père. Le Seigneur pouvait aussi voir que l’héritage de Benjamin comprendrait une partie de la ville de Jérusalem, la ville que Dieu aimait, et qu’Il choisit pour y faire résider Son nom.

Joseph était une autre tribu qui reçut une bénédiction. Cette bénédiction comportait la prospérité spirituelle et la prospérité matérielle à la fois. Moïse demanda pour Joseph « la grâce de celui qui apparut dans le buisson », se référant   à la scène qui eut lieu au Mont Horeb lorsque Dieu apparut au milieu du buisson ardent (Exode 3 : 2,3).

Zabulon et Issacar  paraissaient avoir reçu un appel spécifique pour pousser leurs voisins à servir Dieu. Nephthali comptait aussi parmi ceux que Dieu appela. Plus tard, les prophètes parlèrent plus clairement à cet égard ; et nous trouvons que pendant le ministère de Jésus sur la terre, Son quartier général était à Capernaüm en bordure des territoires de Zabulon et de Nephthali (Matthieu 4 :13-15). Le pays de Galilée où Jésus trouva les multitudes qui l’écoutèrent avec joie et d’où la plupart des Apôtres vinrent, était situé à l’intérieur de l’héritage de ces tribus.

La tribu d’Aser reçut une bénédiction spirituelle remarquable : « Que ta vigueur dure autant que tes jours ! ». C’est une promesse que Dieu voulait gracieusement leur accorder malgré toutes leurs épreuves et tous leurs problèmes. C’est aussi une promesse certaine faite à tous les descendants spirituels d’Abraham à laquelle Dieu proportionnera la grâce et la force au service auquel Il appelle Ses enfants à accomplir et les souffrances qu’Il les appelle à traverser.

Ta Vigueur Autant Que Tes Jours

Le Seigneur ne demandera jamais aux Siens d’accomplir des devoirs dont l’exécution est impossible. Souvent, ils semblent être impossibles et, sans nul doute il en serait ainsi si l’homme était abandonné à ses propres moyens pour les accomplir. C’est là où la promesse de Dieu a le dessus : « Que ta vigueur dure autant que tes jours ». Cette vigueur dépend naturellement de la lutte entre Dieu et l’homme. La part de Dieu est d’assigner une mission ou un devoir à qui la vigueur de l’accomplissement est attribuée. La part de l’homme c’est d’utiliser toute la vigueur qui lui est accordée pour poursuivre la course dans la carrière qui est ouverte devant lui. Lorsque ces deux éléments – la vigueur de Dieu et la volonté de l’homme – sont combinés, il est littéralement vrai que tout est possible.

Quand l’appel d’aller en Égypte et de la délivrance des enfants d’Israël parvint à Moïse, il dit : « Qui suis-je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d’Egypte les Enfants d’Israël ? » (Exode 3 : 11). Il ressentit réellement sa propre insuffisance pour accomplir cette entreprise majeure. Le Seigneur répondit à Moïse : « Je serai avec toi » (Exode 3 : 12) ; et cela était suffisant. La présence de Dieu met l’honneur sur l’indignité, la sagesse dans la folie, la force dans la faiblesse. Moïse s’en alla, fortifié dans le Seigneur et dans la force de sa puissance ; et qui oserait dire que la mission avait échoué ?

La Vigueur de Job

Job expérimenta cette    « vigueur autant que ses jours » au moment où les traits enflammés de Satan furent lancés contre lui. Le fait que Job traversa l’épreuve sans pécher prouva que la vigueur de Dieu lui était fournie. Peut-être Job ne ressentait pas du tout la vigueur de Dieu ; en effet, il se demanda pourquoi Dieu lui cachait sa face (Job 13 : 24). Un Chrétien n’a pas besoin d’être conscient dans sa vie de cette vigueur donnée par Dieu ; mais ce dont il a tout de même besoin, c’est d’avoir une connaissance consciente de l’absolue nécessité de cette vigueur pour accomplir son devoir, et de la vraie foi en le Donateur de tout don excellent et parfait. Alors Dieu peut envoyer un jour à cet homme tel qu’il n’y en a jamais eu de pareil, car Il enverrait la vigueur suffisante pour rendre cet homme capable d’aller jusqu’au bout en triomphant victorieusement.

Les Dernières Paroles de Moïse

Comme la bénédiction des douze tribus d’Israël arriva à sa fin, et que l’inspiration de Dieu était encore sur lui, Moïse magnifia une fois de plus le Dieu d’Israël et l’Israël de Dieu. C’était là les dernières paroles rapportées de Moïse ; pour cela elles étaient les plus remarquables. Les dernières paroles d’un homme, surtout d’un homme craignant Dieu, sont notées avec intérêt.

Il n’y a pas de dieu qui puisse être comparé au Dieu d’Israël qui « est porté sur les cieux pour venir à ton aide, il est avec majesté porté sur les nuées. Le Dieu d’éternité est un refuge, et sous ses bras éternels est une retraite ». Donc Israël était protégé de tous côtés, par-dessus comme par-dessous.

Ceci n’est-il pas une réalité pour tout enfant de Dieu ? Nous avons un Père incomparable qui nous protège aussi de tous côtés. Il règne aux cieux, pour cette raison, aucun trouble suffisamment fort ne pourra venir de là pour nous vaincre. Il est notre refuge de tous côtés ; Alors « Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour » (Psaume 91 : 5). En bas, les armes éternelles soutiennent l’enfant de Dieu. On aura beau faire venir sur un enfant de Dieu la persécution ou l’épreuve, la misère ou le malheur, ces bras éternels sont là pour garder son esprit d’être abattu, sa foi d’être perdue, et pour ramener l’âme à un endroit de bien-être. Ne pouvons-nous pas, sincèrement dire avec Paul : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8 : 31).

QUESTIONS

  1. À quel moment de sa vie Moïse bénit-il les Enfants d’Israël ?
  2. En quoi la bénédiction de Moïse diffère-t-elle de la bénédiction que Jacob donna à ses enfants ?
  3. De laquelle des tribus d’Israël, Moïse dit-il qu’elle serait un peuple qui prie ?
  4. Pourquoi la tribu de Lévi reçut-elle une si merveilleuse bénédiction ?
  5. Citez certaines des choses contenues dans la bénédiction de Joseph. Joseph reçut-il une bénédiction spirituelle de Moïse ?
  6. Quel est le sens de la promesse « Que ta vigueur dure autant que tes jours » ?
  7. Qui était le refuge des Enfants d’Israël ?
  8. Qui est, de nos jours le refuge de l’enfant de Dieu ? Comment ?