A 140

LES PROMESSES DE DIEU AU PENITENT

Deutéronome 30 : 1 – 20

Leçon 140 – cours des adultes.

Verset de mémoire : « ccCe que je désire, est-ce que le méchant meure ?  dit le Seigneur, l’Eternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Ezéchiel 18 : 23).    

 

I           De Grandes Miséricordes au Pénitent

  1. Le Seigneur promit de ramener les captifs Israélites lorsqu’ils se seront repentis pour se tourner vers Dieu : Deutéronome 30 : 1 – 3 ; I Rois 8 : 46 – 52 ; Jean 8 : 32 – 36
  • . Du milieu de toutes les nations et des extrémités du Ciel, Dieu rassemblerait son peuple : Deutéronome 30 : 3 , 4 ; Néhémie 1 : 4-11 ; Zacharie 8 : 7, 8
  • . Les Enfants d’Israël seraient une fois de plus ramenés dans la Terre Promise et le jour où ils reviendraient à Dieu, le Seigneur leur ferait du bien : Deutéronome 30 : 5 – 9 ; Esaïe 62 : 1 – 5 ; Luc 15 : 6 – 10, 12 – 24.
  • Ces promesses étaient accordées à condition que les Israélites observent les commandements de Dieu de tout leur cœur : Deutéronome 30 : 6, 10 ; Ezéchiel 18 : 21,22 ; 33 : 11, 19 ; Matthieu 22 : 36-40.

II Le Commandement Non Caché

  1. Le Seigneur insista par Moïse sur le fait que le commandement de Dieu était tout près, et facile à comprendre : Deutéronome 30 :11 ; Psaume 147 : 19 , 20 ; Esaïe 45 : 19.
  2. Le commandement n’était pas laissé au ciel : Deutéronome 30 : 12 ; Jean 1 : 9 , 10, 14.-
  3. La Parole n’était pas dispersée de l’autre côté de la mer, pour que Israël ait le besoin d’envoyer la chercher : Deutéronome 30 : 13 ; Matthieu 12 : 42 ; Actes 8 : 35.
  4. Lorsque la Parole est cherchée sincèrement, elle sera trouvée « dans ta bouche et dans ton cœur  » : Deutéronome 30 : 14 ; Romains 10 : 8, 10.

III        Le Choix Entre La Vie et la Mort

  1. Le Seigneur met devant Israël et toute l’humanité la vie et le bien, la mort et le mal : Deutéronome 30 : 15 ; Marc 16 : 16 ; Jean 3 : 16.
  2. Aimer le Seigneur, marcher dans Ses voies, et observer Ses commandements, apporteraient la bénédiction de Dieu à Israël dans le pays qu’il allait posséder : Deutéronome 30 : 16 ; Jean 14 : 21.
  3. La malédiction de Dieu reposerait sur tous ceux qui refuseraient d’entendre Dieu, sur tous ceux qui se détourneraient de Lui et adoreraient les idoles : Deutéronome 30 : 17, 18 ; Josué 23 : 15 , 16 ; Hébreux 12 : 25.
  4. Moïse exhorta les Enfants d’Israël à aimer Dieu et à choisir la vie, afin que eux et leurs Enfants demeurent longtemps dans le pays : Deutéronome 30 : 19 ,20 ; Luc 10 : 42 ; Actes 2 : 38 – 40.

COMMENTAIRE

Le Dessein de Dieu

            Les versets de ce chapitre devaient être considérés comme une promesse conditionnelle ; et à ce titre, ils concernent, non seulement Israël, mais aussi tous les autres peuples du monde. Ce chapitre est conçu pour rassurer tous les hommes que quand les plus grands pécheurs se repentent et se convertissent, ils auront leurs péchés pardonnés et seront rétablis dans la faveur de Dieu. La Parole de Dieu contient beaucoup de merveilleuses promesses pour le pénitent même sous l’Ancienne Alliance tandis que toute la signification de l’alliance de la Grâce est le salut des âmes immortelles et la réconciliation des hommes avec Dieu. « C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier » (I Timothée 1 : 15).

Israël en Captivité

            Bien avant que les Enfants d’Israël n’entrent dans le Pays de Canaan, le Seigneur pouvait voir qu’ils allaient violer l’Alliance qu’ils avaient traitée avec Lui, et qu’ils serviraient des idoles. Dieu dit que par suite de ce péché, Il enverrait Israël en captivité parmi les nations. Si, au cours de sa captivité dans le pays étranger, Israël se rappelait la bénédiction et la malédiction que Dieu avait mises devant lui, s’il revenait au Seigneur son Dieu, et obéissait à Ses commandements, alors Dieu promit qu’Il  ramènerait les captifs et aurait compassion des enfants d’Israël.

La prise de conscience est le premier pas vers la conversion : « Pécheurs, rentrez en vous-mêmes » (Esaïe 46 : 8). L’enfant prodigue rentra d’abord en lui-même puis se souvint des abondantes provisions de la maison de son père. Si les pécheurs considéraient à fond la paix et le bonheur qu’ils ont perdus en péchant, ainsi que la misère qu’ils ont fait venir sur eux-mêmes, s’ils considéraient que par la repentance, ils pouvaient échapper à la misère et retrouver le bonheur, ils retourneraient vite à Dieu.

Le retour au Seigneur et la volonté d’obéir à Sa voix sont le cœur et l’âme de la repentance. Sans cela, toutes autres expressions de repentance sont vaines. L’enfant prodigue fut justifié lorsqu’il se leva et alla chez son père. S’il était resté dans la porcherie, il aurait péri de faim même au milieu de toutes ses pensées sur la maison et l’abondance de pain en réserve. « Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner  » (Esaïe 55 : 7).

La Miséricorde Infinie de Dieu

La portée de la miséricorde de Dieu à l’égard du pénitent est sans borne. « Quand tu serais exilé à l’autre extrémité du ciel, l’Eternel, ton Dieu, te rassemblera de là, et c’est là qu’il t’ira chercher » (Deutéronome 30 : 4). Dieu peut amener des pécheurs les plus souillés et les plus vils, à devenir des êtres glorieux ; Il fait d’eux des saints alors qu’ils avaient été des transgresseurs. Comment ceci peut-il se passer ? A travers la miséricorde de Dieu et le Sang de l’Agneau, quand le pénitent vient réclamer la miséricorde. « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement  » (Psaume 34 : 19). « Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (Luc 18 : 13, 14).

La restauration dans la communion et dans la faveur de Dieu sera complète. « Il te fera du bien, et te rendra plus nombreux que tes pères ». Cette promesse était pour Israël mais combien beaucoup plus grande est la promesse de Dieu pour nous. « Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la Loi de Moïse  » (Actes 13 : 38, 39). Quelle excuse quelqu’un peut alors donner pour quelque péché qu’on peut trouver dans sa vie ? Dieu s’indigne contre ceux qui persistent dans le péché (Deutéronome 29 : 20), mais Il a compassion de ceux qui se repentent de tout leur cœur (Jérémie 31: 18-20).

Le Commandement à Portée de Main

Moïse attira l’attention des Enfants d’Israël sur le fait que le Commandement de Dieu était simple et facile à exécuter. Israël ne pouvait jamais présenter comme excuse, pour désobéir que Dieu avait prescrit quelque chose d’irréalisable ou d’inintelligible. La Loi leur avait été donnée du Ciel au mont Sinaï et avait demeuré avec eux au cours de leur pèlerinage, sous une forme fixe, écrite sur des tables de pierre. Les commandements et les statuts de Dieu étaient aussi écrits dans le Livre de la Loi qui était conservé dans l’Arche de l’Alliance (Deutéronome 31 : 26). Chaque fois que le besoin l’exigeait, Israël pouvait se référer à ces commandements de Dieu ; il n’avait pas besoin d’envoyer quelqu’un au Ciel chercher un nouveau code, et il ne leur serait pas non plus profitable d’aller jusqu’aux extrémités de la terre pour comprendre Dieu d’une nouvelle façon. « Car je suis l’Éternel, je ne change pas » (Malachie 3 :6). Une fois que Dieu s’est révélé, Il reste toujours le même. « Je n’ai point parlé en cachette, dans un lieu ténébreux de la terre ; Je n’ai point dit à la postérité de Jacob : cherchez-moi vainement ! Moi, l’Eternel, je dis ce qui est vrai, je proclame ce qui est droit » (Esaïe 45 :19).

La Grâce Abondante

Lorsque les Israélites mettaient tout leur cœur à servir et à aimer Dieu, ils se rendaient compte qu’ils pouvaient accomplir les commandements. Sans nul doute, la Loi était pesante en comparaison avec la Dispensation de la Grâce sous laquelle nous vivons aujourd’hui. La Bible dit que la Loi était l’ombre des bonnes choses à venir (Hébreux 10 : 1). Les hommes ne vivent plus sous l’ombre, mais ils sont entrés dans  la lumière resplendissante de l’Evangile. Point n’est besoin pour qui que ce soit d’envoyer chercher Christ au Ciel, car Il vint ici-bas dans Son incarnation pour laisser une connaissance limpide, en nous donnant Sa Parole,   concernant ce que les hommes doivent faire pour être sauvés. Point n’est besoin d’envoyer chercher Christ dans les profondeurs, car quoiqu’Il fût crucifié et enterré, Il ressuscita. Dans Son ascension, Il devint notre Avocat auprès du Père (I Jean 2 : 1). « C’est aussi pour cela qu’Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7 :25).

Comment un mortel peut-il venir à Dieu ? Et quelles sont les promesses de miséricorde étendues au pénitent ? « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé  » (Romains 10 : 13). « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6 : 37). Il y a une voie acceptable pour venir au Seigneur et L’invoquer. Jean-Baptiste déclare cette voie lorsqu’il dit : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche… Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3 : 2, 8). Jésus, plus tard, prêcha le même message en insistant là-dessus. Une fois, on demanda à un enfant l’explication du mot « se repentir ». La réponse fut la suivante : « Avoir un vif regret pour quelque chose et ne plus jamais recommencer à le faire ». Ceci est l’explication que la Bible donne de la repentance. « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7 : 10). Ces promesses sont faites au vrai pénitent – l’homme ou la femme qui a dans son cœur un vif regret des péchés commis, qui a l’ardent désir d’être délivré, qui cherche une vie libre de péché pour l’avenir ; un cri de cette sorte ne manquera pas d’atteindre le trône de Dieu.

L’Acceptation Mentale

            Une simple acceptation mentale de la vérité de Jésus et de l’Évangile sans aucune reconnaissance du péché dans sa vie – passée, présente ou future – ne  sera jamais prise en compte par Dieu. Accepter Christ ou le confesser mentalement n’apportera jamais le salut. Ce n’est qu’un premier pas en direction de la conversion. Dieu exige que le cœur et l’âme soient lavés dans le Sang de l’Agneau ; alors, la personne est en Christ : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5 : 17).

Un Conseil Sincère

Moïse acheva son discours adressé aux Enfants d’Israël par un fort point culminant, brandissant une lumière éclatante d’espérance à celui qui obéit mais un feu ardent de jugement à celui qui désobéit. Tout homme souhaite obtenir la vie éternelle et le bien. Moïse montra que par l’amour et l’obéissance à Dieu et à Ses commandements, Israël obtiendrait toutes les bénédictions qu’il désirait, et éviterait toute la misère qu’il craignait. Tout ce que le futur détient pour Israël sera déterminé par leurs propres décisions ; l’âme de Moïse était délivrée. Cependant comme dernières paroles, il exhorta les Enfants d’Israël à accepter la vie, car ceux qui auront la vie éternelle sont ceux qui l’auront choisie. Ceux qui meurent le sont de leur propre gré, et s’en prendront à eux-mêmes pour cela, parce qu’ils ont refusé la vie éternelle selon les termes proposés.

« Celui qui a violé la Loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ? »  (Hébreux 10 : 28, 29).

C’est une procédure dangereuse pour un homme de passer tout son temps à vivre pour le monde et le péché, puis compter sur la prière du pénitent sur son lit de mort. Parfois, sur le lit de mort, la souffrance et la douleur sont telles que toute idée de repentance ou de prière est complètement enlevée de l’esprit. D’ailleurs, beaucoup de gens sont soudainement ôtés de la terre, inconscients ou sans avoir la chance de prier. Ceci arrive aux jeunes aussi bien qu’aux vieux. Si vous n’êtes pas encore un chrétien, prenez aujourd’hui votre décision pour Christ et la vie, le bonheur et l’éternité. Ne tardez plus un instant car, « voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut » (2 Corinthiens 6 : 2).

 

QUESTIONS

  1. Lorsque les Enfants d’Israël se retrouveraient esclaves sur une terre étrangère, qu’est-ce que Dieu leur a dit de faire ?
  2. Si Israël revenait à Dieu, le Seigneur leur ferait-il du bien ou du mal ?
  3. Le Commandement de Dieu était-il caché ou éloigné ?
  4. Où la Parole de Dieu devait-elle être trouvée ?
  5. Comment Israël devait-il vivre pour s’assurer la vie et le bien ? Comment devons-nous vivre aujourd’hui pour nous assurer la vie et le bien ?
  6. Qu’est-ce qui apportera la mort et le mal ?
  7. Aujourd’hui, la Dispensation de la Grâce donne-t-elle de l’espérance au cœur pénitent ?
  8. Décrivez, en vos propres termes, comment un homme peut obtenir le salut. Que doit-il faire ?