A 138

LA MALEDICTION PRONONCEE CONTRE CEUX QUI COMPROMETTENT

Deutéronome 13:1-18 ; Galates 1 : 6-9 ; 2 Jean 9-11

Leçon 138 – COURS DES ADULTES

VERSET DE MEMOIRE : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (Matthieu 4 : 10).

 

I    Un Avertissement contre les Faux Prophètes en Israël

  1. Un prophète ou un songeur peut annoncer un signe qui s’accomplit dans le but de tenter certains à suivre d’autres dieux : Deutéronome 13 : 1, 2 ; Jérémie 14 : 14.
  2. Que personne ne l’écoute, car c’est Dieu qui met son peuple à l’épreuve pour voir s’il L’aime de tout son cœur : Deutéronome 13 : 3 ; Jérémie 5 : 30, 31.
  3. Ils doivent Le suivre, Lui obéir, et punir de mort ce prophète ou ce songeur : Deutéronome 13 : 4, 5.

 II Au Cas Où le Prophète Est un Proche Parent ou un Ami

  1. Il peut être un frère, un fils, une fille, une femme ou un ami qui incite quelqu’un secrètement : Deutéronome 13 : 6, 7 ; Psaume 41 : 9 ; Matthieu 10 : 35, 36.
  2. Qu’il ne l’écoute pas, mais sa main se lèvera la première sur lui pour le mettre à mort : Deutéronome 13 : 8, 9 ; Zacharie 13 : 3.
  3. Qu’il le lapide, afin que tout Israël craigne, et se souvienne de sa délivrance de l’Egypte : Deutéronome 13 : 10, 11 ; Actes 5 : 10, 11.

   III  Au Cas Où le Peuple d’une Ville Va après d’Autres Dieux

  1. Des gens pervers peuvent séduire le peuple à aller servir d’autres dieux : Deutéronome 13 : 12, 13 ; 11 : 16.
  2. Si la chose est vraie, Israël doit les frapper du tranchant de l’épée, brûler la ville, et détruire le butin, faisant de cette ville un monceau de ruines, pour toujours : Deutéronome 13 : 14 -16 ; 7 : 25.
  3. Aucune de ces choses dévouées par interdit ne devait être trouvée parmi eux, et le Seigneur sera miséricordieux si Israël garde Ses commandements : Deutéronome13 : 17, 18.

     IV     Une Malédiction Prononcée Contre les Faux Docteurs

  1. Les Galates s’étaient détournés de l’Evangile qu’ils crurent une fois, pour passer à « Un autre évangile » : Galates 1 : 6 ; Hébreux 13 : 9.
  2. Il n’y a pas un autre évangile, mais ceux qui pratiquent le judaïsme voulaient pervertir l’Evangile de Christ : Galates 1 : 7 ; Esaïe 8 : 20.
  3. Si nous (Apôtres), ou un ange du Ciel, ou n’importe qui annonce un autre évangile, qu’il soit anathème : Galates 1 : 8, 9.
  4. Ne soyez pas en communion avec celui qui apporte une doctrine autre que la « doctrine de Christ » : 2  Jean  9 – 11.

 

COMMENTAIRE

L’Attitude de Dieu envers le Compromis sous la Loi

Personne ne peut, d’une manière réfléchie, lire le treizième chapitre de Deutéronome sans savoir que Dieu hait de façon absolue le Compromis. Le mot « compromis » ne figure pas dans la Bible, mais il exprime parfaitement l’action d’un homme qui se détourne du Dieu d’Israël, après avoir connu le Seigneur et Ses enseignements, pour passer à d’autres dieux et à d’autres enseignements. Cet homme, c’est celui qui compromet. Le prophète Balaam fut du temps de l’Ancien Testament, un type d’un tel personnage. Il est évident dans la Bible, que cet homme ait connu une fois Dieu, mais dans le but d’avoir la renommée et les richesses de ce monde, il abandonna le Dieu d’Israël et passa à la sorcellerie et aux divinations. A cause de la richesse, il essaya de maudire Israël, mais sur sa voie, il rencontra l’Ange du Seigneur qui lui fit connaître manifestement en ces termes, la situation dans laquelle il se trouvait : « C’est un chemin de perdition qui est devant moi ». Mais Balaam continua sa course fatale, jusqu’à ce qu’il entraînât Israël à l’idolâtrie des Madianites, ce qui coûta la vie à des milliers d’entre eux, et à Balaam lui-même qui fut tué.

Comme les Enfants d’Israël s’approchaient de la Terre Promise, ils furent mis en garde contre toute association avec les nations qui occupaient Canaan. Ils devaient, au contraire, détruire ces nations de peur qu’Israël ne prît pas part à leur idolâtrie et à leur adoration abominable. « Voici, au contraire, comment vous agirez à leur égard : vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, vous abattrez leurs idoles, et vous brûlerez au feu leurs images taillées… Sache donc que c’est l’Eternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa miséricorde jusqu’à la millième génération envers ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements. Mais Il use directement de représailles envers ceux qui le haïssent, et Il les fait périr ; Il ne diffère point envers celui qui le hait, Il use directement de représailles » (Deutéronome 7 : 5, 9, 10). L’ardente colère du Seigneur s’était inexorablement enflammée contre toute forme d’idolâtrie associée avec l’iniquité d’abomination, comme Il le révéla  en avertissant Israël de ne pas se tourner vers d’autres dieux. Si, en n’importe quel moment, les habitants de l’une de leurs villes venaient à être séduits par des gens pervers et à passer à d’autres dieux, les Israélites devaient les frapper, brûler la ville, détruire le butin, et faire de la ville un monceau de ruine pour toujours. Et le Seigneur continua : « Rien de ce qui sera dévoué par interdit ne s’attachera à ta main, afin que l’Eternel revienne de l’ardeur de sa colère, qu’Il te fasse miséricorde et grâce, et qu’Il te multiplie, comme Il l’a juré à tes pères » (Deutéronome 13 : 17).

L’Attitude de Dieu envers le Compromis sous la Grâce

Depuis que Dieu a nettement déclaré Sa colère envers le compromis dans le treizième chapitre de Deutéronome aussi bien que dans  plusieurs autres  portions de l’Ancien Testament, la question se pose de savoir quelle est,  de nos jours sous la grâce, Son attitude envers le compromis. Quelques religieux reconnaissent que sous la Loi, la réponse de Dieu s’était révélée, et qu’un châtiment subit était infligé à certaines nations. Mais maintenant ils soutiennent que nous vivons sous la grâce, et Il est présenté comme le Dieu d’amour — ce qui est parfaitement vrai. « Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (Jean 1 : 17). Mais c’est également vrai qu’Il est aussi le Dieu de jugement. Il est le Dieu de la loi aussi bien que le Dieu d’amour, et Son attitude envers le péché n’a pas changé le moins du monde. Il n’a jamais toléré le péché, et, Il ne le tolérera jamais en aucune manière ou sous aucune forme. Et le jugement de Dieu va s’abattre sur ce monde de péché et d’iniquité,  aussi indubitablement que la Parole de Dieu est vraie.

Voyons alors ce que le Nouveau Testament a à dire sur ce sujet de compromis. Au cours de ses voyages missionnaires, l’Apôtre Paul visita une fois la province de la Galatie où les gens l’écoutèrent avec joie. Par sa prédication, beaucoup d’entre eux crurent et furent ajoutés au troupeau, et l’Apôtre établit des églises là aussi (Galates 1 : 2). Le commencement était bon, mais très tôt, certaines personnes qui pratiquaient le judaïsme, commencèrent à se rendre aux lieux où Paul avait prêché et à détourner ces jeunes croyants vers la Loi de Moïse, quoique les jours de cette Loi se fussent passés, et qu’avec le commencement de l’Evangile, sa gloire fût bannie, semblable à la gloire des étoiles du ciel qui se fane au levé du soleil (2 Corinthiens 3 : 7, 8, 11 ; Hébreux 8 : 13). Et une certaine secte aujourd’hui prêche encore cette doctrine du judaïsme. Ses leaders essaient de soumettre les chrétiens à la Loi qui disparut à la venue de la Nouvelle Alliance ; leurs enseignements sont par conséquent une fausse doctrine que l’Apôtre Paul dénonça, il y a des siècles. Dans son Epître aux Galates, il dit :  » Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! « (Galates 1 : 6-9). Il est  évident, à partir de cette portion de l’Ecriture, que la malédiction de Dieu demeure toujours sur les faux prophètes qui voudraient détourner les enfants de Dieu de la Vérité.

Au sujet de l’Evangile que Paul avait prêché aux Galates, il dit dans son Epître aux Romains : « Je n’ai point honte de l’Evangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec » (Romains 1 : 16). Et en se référant à la Loi, l’Apôtre écrivit : « Car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient « (Romains 10 : 4). « Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi » (Romains 3 : 20). « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi » (Galates 3 : 24).

Alors quiconque a été amené à la liberté que nous avons en Christ Jésus, et lorsqu’ensuite il prête l’oreille aux arguments mensongers de quelque émissaire du diable, et abandonne la moindre partie des doctrines de la Bible qui a été insérée dans son cœur, celui-là ne se trouve plus dans la grâce –  il est en disgrâce et se retrouve dans les liens du péché. Et ce n’est pas chose aisée pour une telle personne de se tirer des enchevêtrements dans lesquels le diable l’a enfermée. Voilà justement combien il est grave de compromettre, dans une certaine mesure, la Vérité que Dieu a révélée. Sur ce sujet l’apôtre Jean écrivit : « Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit: Salut ! Participe à ses mauvaises œuvres (2 Jean 8-11). « Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apocalypse 3 : 11).

L’Apostasie des Derniers Jours

                   L’Apôtre Paul prophétisa que peu avant la venue du Seigneur, il y aurait premièrement une « apostasie », et cet homme du péché, l’Antéchrist, se révélerait :  » Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, (c’est, le jour de la venue du Seigneur) et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition » (2 Thessaloniciens 2 : 3). Et par « l’apostasie », on entend  la trahison ou l’abandon de la Foi. L’apostasie que l’Apôtre Paul prophétisa est par conséquent au milieu de nous. Certaines églises qui, une fois, avaient en leur sein la puissance et la présence de Dieu, ont, il y a quelques années seulement, renié les doctrines fondamentales de la Bible qui constituent le rempart de la Foi chrétienne. Et quel en est le résultat ? Ces églises ont perdu la puissance de Dieu, l’Esprit s’est envolé, et elles sont mortes. Elles ont abandonné la source d’Eau Vive, pour se creuser des citernes d’eau crevassées, qui ne peuvent pas retenir l’eau. L’une des sectes qui, à l’origine, était chaude et dont le renouveau spirituel réveilla l’Europe et l’Amérique s’est, en ces derniers jours, écartée des doctrines sur lesquelles ses églises furent  fondées, et a adopté le modernisme comme  sa religion. Et cette trahison de la Foi par les églises est un exemple alarmant du résultat que peut donner tout abandon de la Vérité qu’il y a dans la Parole de Dieu.

L’épître finale de Paul à Timothée contient un message sensationnel :  » Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d ‘entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2 Timothée 4 : 1- 4). Nous pouvons dire aujourd’hui que l’heure est venue où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine.

QUESTIONS

  1. Quelle était l’exhortation de Dieu aux Israélites au sujet des autres nations lorsqu’ils entreraient dans la Terre promise ?
  2. Quel était le danger en s’associant à ces nations ?
  3. Quelle était l’attitude de Dieu envers celui qui abandonne le Dieu d’Israël pour servir d’autres dieux ?
  4. Quelle peine devait-on infliger à l’homme qui fit une telle chose ?
  5. Que devait-on faire au prophète qui inciterait les Enfants d’Israël à servir d’autres dieux ?
  6. Supposons que ce prophète fût un proche parent ou un ami ; qui devait être le premier à lui infliger la peine ?
  7. Si toute une ville allait après d’autres dieux, que devait-on faire à cette ville, à ses habitants, et au butin ?
  8. Quelle est, sous la grâce, l’attitude de Dieu envers celui qui se détourne de Ses enseignements pour passer à d’autres enseignements ?
  9. Que signifie l’expression qu’on rencontre de temps en temps dans le Nouveau Testament :  » La doctrine de Christ » ?
  10. Quelle doit être l’attitude du Chrétien envers celui qui vient et n’apporte pas la doctrine de Christ ?