A 137

LA  PRATIQUE  ET  LE  LIEU  DE  LA VRAIE  ADORATION

Deutéronome 12 : 1-32 ; Jean 4 : 19-24

Leçon 137 – cours  des  adultes.

Verset de mémoire : « L’heure vient,  et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont  là  les  adorateurs que le Père demande » (Jean 4 : 23).

 

I           Les Fonctions Spécifiques Prescrites

  1. Tous les lieux où les païens avaient adoré — leurs bosquets, autels, statues — et leurs idoles, devraient être tous détruits : Deutéronome 12 : 1-3 ; 7 : 5 ; Exode 34 : 13.
  • . Le Seigneur choisirait le lieu où Israël, Son peuple, devait adorer : Deutéronome 12 : 4, 5 ; I Rois 8 : 29 ; 2 Chroniques 7 : 12 ; Psaume 78 : 68.
  1. Ils devaient apporter toutes leurs dîmes et offrandes à ce lieu que l’Eternel choisirait, et eux et leurs familles mangeraient, se réjouiraient devant le Seigneur : Deutéronome 12 : 6-14 ; 16 : 2.
  2. A moins que ce soit une offrande à l’Eternel, ils pouvaient tuer et manger dans leurs portes tout ce dont le Seigneur les avait bénis, mais ils ne devaient pas manger du sang : Deutéronome 12 : 15-27 ; Lévitique 17 : 11-14 ; Actes 21 : 25.
  3. Les Lévites ne doivent pas être délaissés : Deutéronome 12 : 19 ; 14 : 27 ; Nombres 18 : 20 ; Psaume 16 : 5 ; Ezéchiel 45 : 4 ; Luc 10 : 7 ; I Corinthiens 9 : 13, 14

II     Des Avertissements

  1. Ils devaient prendre garde de peur d’être pris au piège et de vouloir suivre les abominations des païens : Deutéronome 12 : 28-31 ; Exode 23 : 2 ; I Samuel 8 : 20 ; I Rois 16 : 31-33.
  2. Rien ne devait être ajouté ni retranché à la Parole de Dieu : Deutéronome 12 : 32 ; 4 : 2 ; Proverbes 30 : 6 ; Apocalypse 22 : 18, 19.

III    L’Adoration Spirituelle

  1. La femme Samaritaine demanda à Jésus lequel était le vrai lieu d’adoration, la montagne de la Samarie ou Jérusalem : Jean 4 : 19, 20.
  2. Jésus lui dit que Dieu est Esprit, et le vrai adorateur L’adore en esprit et en vérité : Jean 4 : 23, 24

COMMENTAIRE

La Fausse Adoration Détruite

       « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » était le premier commandement écrit sur les tables de pierre. Le Seigneur dit aux Enfants d’Israël que quand ils se seraient établis dans le pays de Canaan, Il voulait que toute trace d’idolâtrie fût ôtée de leurs yeux. Les bosquets où les païens adoraient leurs idoles devraient être détruits. Leurs autels et leurs statues devaient être brûlés au feu, leurs images taillées abattues. Rien ne devait être laissé, qui pourrait les entraîner à adorer dans ces lieux.

Les païens plaçaient leurs idoles sous tout arbre vert et sur toute colline élevée, ce qui leur permettrait d’aller facilement adorer.

Beaucoup de gens sont assez satisfaits aujourd’hui de s’asseoir et d’écouter la prédication à la radio. Ils sentent que l’adoration a été amenée chez eux, et qu’ils n’ont plus besoin de faire un effort pour aller à l’église. Adorateurs paresseux ! « Veillons les uns sur  les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns » (Hébreux 10 : 24, 25).

Interdit de Manger du Sang

Quand les Enfants d’Israël tuaient un animal pour un sacrifice, le sang devait être  versé sur l’autel comme une offrande au Seigneur. S’ils tuaient un animal pour le manger chez eux, ils devaient verser le sang par terre car la vie était dans le sang, et il leur était interdit de manger le sang.

Tous ces sacrifices indiquaient et symbolisaient l’Agneau de Dieu qui verserait  Son propre Sang et donnerait Sa vie pour la vie du monde. « Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or,… mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (I Pierre 1 : 18, 19).

Le Lieu d’Adoration

            « Mais vous le chercherez à sa demeure, et vous irez au lieu que l’Eternel, votre Dieu, choisira parmi toutes vos tribus pour y placer son nom » (Deutéronome 12 : 5). S’il était laissé au peuple de choisir le lieu, il y aurait eu peut-être des disputes et des luttes parmi eux quant à l’endroit où il devrait être localisé et parmi quelle tribu.

Sur le Mont Sinaï, le Seigneur donna à Moïse une description du Tabernacle qu’Il voulait faire construire, et où ils devraient adorer. Le plan était simple dans sa forme, mais compliqué avec son équipement. Après que le Tabernacle fut construit, il était toujours un lieu spécial de rencontres pour l’Eternel et Son peuple (Nombres 11 : 24, 25 ; 12 : 4 ; 16 : 19 ; Deutéronome 31: 14).

Après qu’ils furent entrés dans Canaan, le Tabernacle était déplacé de camp en camp jusqu’à ce que la terre fût conquise ; puis il fut définitivement  placé à Silo (Josué 18 : 1). Il était resté là jusqu’aux jours    d’Eli, le sacrificateur, où les Philistins prirent l’Arche de l’Alliance. Depuis ce temps la gloire du Tabernacle fut bannie (Samuel 4 : 22). L’arche fut reprise aux Philistins et apportée par David à Jérusalem où elle fut mise sous une nouvelle tente (II Samuel 6 : 17). Après que Salomon avait construit le Temple à Jérusalem, l’ancien Tabernacle n’était plus utilisé.

Le Temple

Durant le règne de Salomon, le royaume d’Israël était à l’apogée de sa gloire. Il était devenu une nation grande, riche et paisible.

Avant que David ne mourût, il vit que la splendeur des constructions, et spécialement celle de sa propre maison, surpassait celle du Tabernacle. Il sentit que ce n’était pas juste ; et un jour comme il était assis dans               sa maison parlant à Nathan le prophète, il dit : « Voici, j’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de l’alliance               de l’Eternel est sous une tente ». Nathan dit : « Fais tout ce que tu as dans le cœur, car Dieu est avec toi »                             (I Chroniques 17 : 1, 2).

Parce que David avait été un homme de guerre et avait versé beaucoup de sang, le Seigneur ne laisserait pas David construire le Temple mais Il lui dit que Salomon, son fils pouvait le construire.

Le plan du Temple était selon le modèle du Tabernacle. Il nous est dit que ceux-ci étaient les modèles du Tabernacle céleste (Hébreux 9 : 23, 24). Au lieu de toiles, le Temple était construit en bois de cèdre et recouvert à l’intérieur par de l’or. Il est évalué à plus de Milliards de dollars d’or, soit environ 700.000.000.000 de francs CFA (avant la première dévaluation) la dépense due à la construction  du temple seul. Sa magnificence était au-delà de toute description. C’était un lieu d’adoration pour toute une nation. L’adoration et les cérémonies, lorsqu’elles étaient exécutées avec foi et sincérité, attiraient la présence, la puissance, et la gloire de Dieu. C’était pour toute une nation le moyen de s’approcher de son Dieu.

Le Temple se tint debout pendant 400 ans. Il fut  détruit par les Babyloniens au moment où ils emmenèrent les Juifs en captivité. Après 70 ans, il fut rebâti par Esdras et redevint un  lieu d’adoration pendant 500 ans. Il fut remodelé par Hérode et resta debout pendant plus de 90 ans. En l’an 70 après Jésus-Christ, Il fut détruit par les Romains. Depuis cette date les Juifs étaient dispersés parmi les nations et restaient sans Temple ni lieu d’habitation jusqu’en 1948 où les Juifs devinrent encore une nation. Le Temple sera encore construit selon la prophétie.

L’Uniformité de l’Adoration

Le plan du Seigneur, c’était que tout Israël adorât ensemble dans un lieu, et ce lieu serait choisi par le Seigneur (Deutéronome 12 : 5). Il y avait pour eux des ordonnances et des fêtes fixées à observer (Exode 18 : 20 ; Lévitique 23). Sa Présence divine remplirait le Tabernacle. (Exode 29 : 45 ; Lévitique 26 : 11, 12 ; I Rois 8 : 10, 11). Leur adoration était constituée de sacrifices (Exode 10 : 25 ; Lévitique 1 : 2 ; 2 Chroniques 5 : 6), de musique, de chants,                de louanges au Seigneur (2 Chroniques 5 : 12, 13), de prières (2 Chroniques 6 : 13), de lecture de la Parole de Dieu et de prédication (Exode 24 : 7 ; Deutéronome 31 :11 ; Néhémie 8 : 5,6). Il leur fut demandé d’assister à l’adoration (Exode 23 : 17 ; Deutéronome 16 : 11). Ils devaient connaître les lois (Lévitique 10 : 11) et les observer             (Deutéronome 16 : 12) « Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 12 : 32). L’homme mortel ne pouvait jamais aider un Dieu doué de toute sagesse en ajoutant à Sa Parole ou en y retranchant quelque chose. Depuis       des siècles, il y eut certains qui ont essayé de le faire, mais la Parole de notre Dieu subsistera éternellement                   (Esaïe 40 : 8). Dans le livre de l’Apocalypse nous avons appris ce qui arrivera à ceux qui ajoutent ou retranchent quelque chose de la Parole de Dieu. (Apocalypse 22 : 18, 19).

La maison du Seigneur était entretenue, et le ministère supporté par les dîmes et offrandes volontaires du peuple (Deutéronome 16 : 17 ; Nombres 18 : 21 ; Exode 25 : 2, 8). La tribu de Lévi était appelée à servir et à s’occuper des choses saintes. Dans cette leçon, Moïse exhorta le peuple à ne pas abandonner la tribu de Lévi.

Les  Synagogues

Durant la période Maccabéenne qui s’étendait entre le prophète Malachie et la naissance de Jésus, nous trouvons que les Juifs avaient érigé des synagogues dans presque toutes les villes. Le mot synagogue veut dire une assemblée. Quelquefois le peuple se rassemblait au bord d’un fleuve ou d’un ruisseau pour adorer (Actes 16 : 13). Chaque synagogue avait son dirigeant ou ministre et à chaque Sabbat la Loi de Moïse et les prophètes étaient lus. C’était dans ses synagogues que Jésus allait souvent le jour de Sabbat et enseignait le peuple. C’était à Nazareth que Jésus entra dans la synagogue et prêcha le merveilleux sermon du chapitre soixante-un d’Esaïe. « Il enseignait dans les synagogues, et Il était glorifié par tous…et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4 : 15 – 22). Peut-être c’était sur le modèle de ces synagogues que ces chrétiens primitifs construisaient leurs églises.

L’Accomplissement  de l’Ancien dans le Nouveau

Avec l’arrivée de Jésus une nouvelle dispensation fut introduite : la dispensation de l’Evangile. Il devait être une dispensation où l’adoration serait du cœur et non de simples formes et cérémonies. Dieu avait choisi la postérité d’Abraham comme un peuple particulier qui Lui appartint. A travers cette nation, la nation choisie de Dieu, Il allait révéler au monde Son grand plan de salut. La Loi était comme un pédagogue pour nous conduire à Christ. Ses sacrifices, ses formes et ses cérémonies n’étaient qu’une ombre des biens à venir. Ils ne pouvaient jamais amener les assistants à la perfection. S’ils le pouvaient, on n’aurait pas cessé de les offrir. Il a aboli la première chose pour établir la seconde (Hébreux 4 ; 10 : 9).

Nous entrons dans la dispensation de l’Evangile par un chemin nouveau et vivant, le Sang de Jésus. Nous sommes nés dans Son Royaume. Il est appelé « l’église des premiers-nés » dont les noms sont écrits dans le ciel. Quand nous sommes nés de nouveau, nos âmes sont vivifiées par l’esprit de Dieu. Nous sommes devenus de vivantes et nouvelles créatures en Jésus-Christ. Nous pouvons alors adorer Dieu en esprit et en vérité.

L’Adoration Spirituelle

Dans la conversation que la femme Samaritaine avait eue avec Jésus, elle dit : « Nos pères ont adoré sur cette montagne ; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem ». Jésus lui dit : « Femme, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce  que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà  venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4 : 20 – 24).

Lorsque Jésus vient dans notre cœur, Il s’y trouve un esprit d’adoration continuelle, mais le Seigneur veut toujours que nous ayons des lieux ou églises où nous pouvons nous rassembler pour L’adorer à travers des chants, des témoignages, des prières, la lecture et la prédication de Sa Parole.

Que c’est glorieux et inspirant pour les vrais saints de Dieu de se rassembler pour ainsi adorer le Seigneur en esprit et en vérité ! Ce genre d’adoration n’est jamais formaliste. Elle n’est jamais « fixée d’avance ». Elle n’est pas sujette à un modèle ou à un rituel. Les cœurs des adorateurs sont unis dans un amour réciproque, et d’une dévotion pour Dieu dans le but de Le laisser les conduire dans Ses voies, pour que les pécheurs puissent être convaincus de leurs péchés, et les croyants édifiés. Leur détermination, c’est que le Saint-Esprit demeure débridé et sans entrave en aucune manière.

« Là où est l’esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3 :17). Quand Il est en parfait contrôle, toute chose est faite convenablement, en ordre, pour l’édification de ceux qui sont présents. Cet Évangile de la Pluie de l’Arrière-Saison a témoigné, dans son histoire, plusieurs fois quand la présence de Dieu était manifeste de façon éminente. Ces glorieuses effusions n’ont pas trouvé ce à quoi on pouvait les comparer du temps de l’Ancien Testament, sauf peut-être lors de la dédicace du Temple de Salomon où l’Esprit de Dieu témoigna de l’œuvre qui avait été accomplie, et des consécrations faites en ce lieu. La grandeur de la dispensation dans laquelle nous vivons se manifeste dans le fait que nous ne sommes plus enfermés dans un Temple à Jérusalem, ou dans aucun autre lieu particulier, mais que le Saint-Esprit se manifeste n’importe où  des cœurs affamés L’invitent à entrer. L’Esprit de Dieu ne se manifeste pas seulement en de grands moments de bénédictions. Souvent, dans les petits détails apparemment insignifiants qui forment les unités qui vont ensemble pour organiser  tout le service, Dieu conduit et fait clairement connaître Sa volonté.

Ceux qui ne jouissent pas du privilège d’assister à de tels services sont spécialement réconfortés par le fait que Dieu a promis que là où deux ou trois sont assemblés en Son nom, Il sera au milieu d’eux. Ainsi nous voyons encore la providence de Dieu. La femme au puits, le paysan dans le champ, l’ouvrier dans le lieu de labeur quotidien et l’adorateur dans l’assemblée, tous peuvent recevoir l’eau vive et l’instruction spirituelle et le réconfort dont ils ont besoin — si dans une adoration sincère avec une foi vivante, ils élèvent leur cœur au Donateur de tout don bon et parfait.

 

QUESTIONS

  1. Qu’est-ce que le Seigneur voulait qu’il fût fait des bosquets et idoles où les païens adoraient ?
  2. Qui devait choisir le lieu où Israël devait adorer ?
  3. Comment les sacrificateurs et les Lévites devaient-ils être supportés ?
  4. Les dîmes pouvaient-elles être données n’importe où ou en n’importe quel endroit ?
  5. Combien pouvait-on ajouter à la Parole de Dieu ?
  6. Que devait-on faire du sang des animaux immolés ?
  7. Où était le vrai lieu d’adoration, sur la montagne de la Samarie ou dans Jérusalem ?
  8. Le Seigneur est-il confiné dans un certain lieu pour être adoré ?
  9. Comment devons-nous adorer Dieu ?
  10. Nommez les différentes constructions que les Juifs utilisent pour adorer ?