A 132

LES CHOSES TEMPORELLES ET LES BESOINS  SPIRITUELS

Luc  10 : 38 – 42

LEÇON   132   –   COURS DES ADULTES

VERSET DE MEMOIRE : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? » (Matthieu 6 : 25) 

 

I       Christ chez Marthe.

  1. L’hospitalité de Marthe est démontrée quand Jésus entra dans ce petit village : Luc 10 : 38 ;                 2 Rois 4 : 10 ; Matthieu   27 : 55 ; Romains 12 : 13 ; 16 : 12 ; 1 Timothée 3 : 2   ;  5 : 10 ; Hébreux 13 : 2 ;      1 Pierre 4 : 9.
  2. Marthe avait une sœur, Marie, qui était assise aux pieds de Jésus pour écouter Ses paroles : Luc 10 : 39 ; Proverbes 20 : 12 ; Luc 8 : 40 ; Actes 2 : 41 ; 17 : 11.

 

II         L’Impatience et l’Anxiété.

  1. Marthe, occupée à divers soins domestiques se plaignit au Seigneur de ce que Marie l’avait laissée seule servir : Luc 10 : 40 ; Psaume 142 : 3 ; Matthieu 7 : 4 ; Jean 6 : 43 ; 1 Corinthiens 10 : 10 ; Philippiens 2 : 3.
  2. Jésus réprimanda Marthe pour son esprit agité : Luc 10 : 41 ; 12 : 29 ; Matthieu 13 : 22 ; Philippiens 4 : 6 ; 1 Pierre 5 : 7.

3.      Jésus dit : « Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée  » : Luc 10 : 42 ; Ruth 1 : 16 ; Hébreux 11 : 25 ; 2 Corinthiens 4 : 18.

 

COMMENTAIRE

Jésus entra dans la petite ville de Béthanie, située à 2 miles (3,219 Km) de Jérusalem. Dans cette  petite ville vivaient deux sœurs, Marthe et Marie, et leur frère Lazare. Marthe, l’aînée et chef de la famille, reçut Jésus chez elle. En tant que dirigeante de la maison, Marthe sentit la responsabilité de servir Jésus, la charge d’apprêter le dîner.

Marie était tout absorbée à écouter les paroles gracieuses qui sortaient des lèvres du Maître. Peut-être, Marthe essayait d’apprêter un dîner très succulent. Elle était « occupée à divers soins domestiques « . Peut-être un repas plus simple lui aurait aussi  permis d’écouter Jésus. Au moins, les choses ne tournaient pas bien dans la cuisine. Peut-être la cuisson ne réussissait pas ; ou bien qu’il manquait de l’eau dans le seau ; ou encore qu’elle avait besoin des choses supplémentaires du marché. Marthe sentit qu’elle ne pouvait pas faire seule ces travaux. Elle avait besoin de l’aide. Marie lui avait laissée tout à faire. Certainement, ce n’était pas normal qu’elle eût toute la tâche à accomplir pendant que Marie, assise aux pieds de Jésus, écoutait Ses paroles. Marthe avait dû être obsédée par de telles pensées. Elle devenait vexée, puis tourmentée. Elle décida d’en parler à Jésus, car Il est juste et Saint, et ferait ce qui était normal.

 

La  Réprimande de Jésus

Jésus vit que Marthe était préoccupée par les travaux. Ce n’était pas mauvais que Marthe servît, mais elle ne mit pas les premières choses à la première place.  » Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu » (Matthieu 6 : 33). La seule chose nécessaire,  l’unique chose essentielle, c’était que l’âme fût nourrie de la manne céleste. Jésus dit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée » (Luc 10 : 41,42).

Plusieurs aujourd’hui, sont préoccupés par les affaires de cette vie, et par les choses qui, bientôt, périront  toutes par l’usage. Combien l’âme, qui vivra pour toujours, a beaucoup plus d’importance!

L’hospitalité

Voici une bonne leçon sur l’hospitalité. Vous trouverez parmi les croyants, certains dont les portes de leurs maisons sont toujours ouvertes, qui  accueillent bien les saints dans leurs maisons. D’autres n’ont jamais de place. Nous nous demandons parfois s’ils auront de place pour Jésus s’Il venait dans la ville. L’une des exigences de la part d’un évêque est « qu’il soit hospitalier » (Tite 1 : 8).

Ce jour-là  c’était pour Marthe un privilège merveilleux que de recevoir Jésus. La Parole nous dit : « N’oubliez pas l’hospitalité ; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir » (Hébreux 13 : 2). Marthe avait chez elle Celui qui était supérieur aux anges, qui avait créé toutes choses. Le Créateur des Cieux et de la terre, le Fils divin de Dieu, était son Hôte. Il était digne de recevoir tout ce que ses mains généreuses pouvaient Lui donner. Mais Marthe se soucia beaucoup des choses temporelles jusqu’à négliger son âme. Nous croyons que si elle avait arrêté ses travaux assez longtemps pour s’asseoir aux pieds de Jésus pendant quelques temps et écouter Ses paroles, les travaux dans la cuisine auraient été plus aisés. Sans aucun doute, au lieu de s’inquiéter et de murmurer, son âme serait en train de chanter  la louange de Dieu. Souvent nous constatons « qu’un peu d’entretien avec Jésus rétablit les choses  et rend tout parfait ».

L’Esprit Disposé de Marie

Le choix de Marie n’était pas fait dans le but d’opposer le bien au mal. Mais son choix était le  meilleur des deux manières de servir le Seigneur. Son choix était spirituel.   Son esprit calme et satisfait           couplé avec sa profonde spiritualité,  était supérieur et s’opposait à l’esprit actif, mais inquiet de Marthe. Quand les Marthe seront sanctifiées,  elles seront autant utiles à l’Eglise que les Marie.

Marie était spirituellement disposée. Elle prit place comme une élève aux pieds de Jésus. Elle était désireuse de gagner la sagesse céleste. Elle buvait à fond à ces fontaines d’Eau vive. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! » (Matthieu 5 : 6). Elle avait choisi la bonne part, cette bonne part qui ne lui serait pas ôtée. La seule chose nécessaire dans la vie est d’être saint, semblable à Christ, pour préparer notre âme pour vivre dans le monde à venir. Cette part devait avoir la prééminence sur les travaux domestiques. Marthe était activement occupée à apprêter le repas qui périt pour des corps qui périssent ; mais Marie sécurisait la nourriture spirituelle pour son âme immortelle. Le salut de l’âme devrait être la première et la plus grande chose qui intéresserait tout être humain. « La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement » (Luc 12 :23). Dans Actes 6 :1-5, nous lisons que les Apôtres ont été guidés à consacrer leur temps à la prière et au ministère de la Parole ; ils choisirent donc des hommes pleins de l’Esprit Saint  et de sagesse pour servir à table. Nous pourrions dire que Marthe avait une grande vocation, mais que Marie en avait une plus grande.

 

La Vocation de la vie.

Quand nous suivons la trace de la vie de ces deux sœurs, nous trouvons que Marthe répondait toujours à son appel qui consistait à servir (Jean 12 :2). Mais son esprit de service avait été plus pleinement consacré ; et quand Lazare, son frère mourut, elle était la première à aller à la rencontre de Jésus quand Il était venu dans la ville. Sa vie montre que l’Esprit du Seigneur peut changer notre vie, ôter les inquiétudes et les difficultés, et nous permettre d’accomplir l’œuvre que le Seigneur nous a assignée, avec des louanges dans notre cœur et non des murmures. La parole nous dit : « Ne vous inquiétez de rien » (Philippiens 4 : 6), et  « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent     par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste »              ( Luc 21 : 34).

« Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare » (Jean 11 :5). Lorsque Lazare était malade, ses sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade » (Jean 11 :3). Nous savons que Lazare mourut, et que Jésus le ressuscita d’entre les morts. A cause de ce miracle, plusieurs parmi les Juifs crurent à Jésus. Ensuite, lorsqu’Il vint à Béthanie six jours avant la pâques, ils Lui préparèrent à dîner. Nous trouvons Marthe en train  de servir tandis que Marie choisissait la bonne part. Pendant que Jésus et Ses disciples se régalaient du repas qui leur avait été préparé, Marie prit une livre d’un parfum de nard très coûteux, oignit les pieds de Jésus qu’elle mouillait de ses larmes, et qu’elle essuya avec ses cheveux (Jean 12 : 3).

Indignés, quelques-uns des disciples voulurent savoir pourquoi ce parfum n’avait pas été vendu, et l’argent donné aux pauvres. Jésus les reprit et dit : « Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours » (Jean 12 : 7, 8).

Nous voyons que Marie choisissait toujours la bonne part, nous prêchant un exemple de ce que signifie s’asseoir aux pieds de Jésus et L’écouter. L’âme qui a un désir ardent pour la nourriture spirituelle ne se verra jamais refuser une place à Ses pieds.

Marthe était occupée à préparer le repas dans la cuisine ; Marie se régalait d’un repas somptueux donné par le Maître Lui-même. Marthe était agitée. Marie était calme. Marthe avait le regard sur les difficultés présentes ; Marie avait le regard sur les choses célestes. Il y a, dans le monde aujourd’hui, plusieurs qui, semblables à Marthe, pensent uniquement au présent ; il y a très peu, qui,  semblables à Marie, regardent dans l’avenir pour voir ce qu’il réserve pour eux. Ceux qui sont seulement préoccupés par les choses de cette vie, n’auront pas d’espérance lorsqu’ils se trouveront face à l’éternité. Pourquoi ne pas choisir cette bonne part – une place aux pieds de Jésus – où les difficultés s’enfuiront ?

QUESTIONS
  1. Quel était le nom de la petite ville où Jésus entra ?
  2. Combien était-elle distante  de Jérusalem ?
  3. Dans quelle maison Jésus demeura-t-Il ?
  4. Quelle difficulté eut-il entre les deux sœurs dans la maison?
  5. Quel reproche Jésus fit-Il à Marthe ?
  6. Que dit Jésus au sujet de Marie ?
  7. Quelle est la chose essentielle dans la vie ?
  8. Quelle action empreinte d’amour Marie fit-elle et qui est racontée à travers les siècles ?
  9. Quelle part choisissez-vous : celle de Marthe ? ou celle de Marie ?