A 131

QUI  EST  MON  PROCHAIN ?

Luc  10 : 25 – 37

LEÇON   131   –   COURS DES ADULTES

VERSET DE MEMOIRE  :  « Tu aimeras le Seigneur,  ton Dieu,  de tout  ton  cœur,  de toute ton âme, de toute  ta force,  et de toute ta pensée ; et ton prochain  comme toi-même » (Luc  10 : 27)

 

I       La  Question Embarrassante du Docteur de la Loi, et  sa Réponse.

  1. Une bonne question est posée : Luc 10 : 25 ; Matthieu 19 : 16
  2. Etant docteur de la Loi, il est orienté vers la loi de Moïse : Luc 10 : 26
  3. Les deux grands commandements sont cités par le docteur de la loi : Luc 10 : 27 ; Matthieu 22 : 37-40 ; Deutéronome 6 : 5 ; Lévitique 19 : 18
  4. Il est recommandé au docteur de la loi de les observer, afin qu’il vive : Luc 10 :  28

 

II   La  Question Suivante du Docteur Concernant son Prochain

  1. Il essaie de se justifier : « Qui est mon prochain « ?  Luc 10 : 29
  2. Un homme fut dépouillé, blessé, puis laissé à demi-mort : Luc 10 : 30
  3. Le sacrificateur qui le vit passa outre : Luc 10 : 31
  4. Le lévite qui le vit passa outre : Luc 10 : 32

 

III   Le Samaritain – La  Réponse à la Question du Docteur de la Loi

  1. Le samaritain qui le vit, fut ému de  compassion : Luc 10 : 33 ;  Jean 4 : 9
  2. Il fut ému de compassion et prit soin de l’homme blessé : Luc 10 : 34 ; Matthieu 9 : 36
  3. La question peu équivoque de Jésus : « Lequel … te semble avoir été le prochain »?  : Luc 10 : 36
  4. La bonne réponse du docteur de la loi :  » Celui qui a exercé la miséricorde envers lui » : Luc 10 : 37

 

COMMENTAIRE

Le Manque de Sincérité.

Un certain docteur de la loi se leva et tenta Jésus.  Ceci montre que l’homme  n’était pas sincère dans ce qu’il voulait savoir sur la vie éternelle, mais qu’il voulait plutôt rivaliser en esprit avec Jésus. Le docteur de la loi voulait se justifier plutôt que d’obéir à la Parole de Dieu. Il y a plusieurs aujourd’hui, qui adoptent la même attitude pour se justifier au lieu de se repentir de leur péché pour être justifiés devant Dieu. Lorsqu’on les aborde pour leur parler du salut, ces gens posent souvent la question  suivante : « Il y a beaucoup de religions – comment saurai-je celle qui est  la bonne ? ».

La Connaissance de la Loi

Jésus fut patient envers le docteur de la loi qui voulait des renseignements sur la vie éternelle. Jésus lui demanda : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? » Cet homme étant docteur de la loi connaissait la loi de Moïse.            Il étala sa connaissance de l’essence de la Loi en répétant les deux grands commandements dont  « dépendent toute la loi et les prophètes ». Ceci révèle la connaissance qu’il avait de l’importance de l’amour. Mais le docteur de la loi démontra aussi son désir de spécialiste et  de garant de la lettre de la loi, plutôt que l’esprit de la loi en posant la question suivante : « Et qui est mon prochain ? » Ceci amena Jésus à donner un bel exemple de ce que « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », veut dire  en réalité.

Le Sacrificateur

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent,  le chargèrent de coups, et  s’en allèrent, le laissant à demi-mort. Un sacrificateur, qui  par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme passa outre ».

Sous la Loi, les sacrificateurs avaient un important service à assumer dans l’œuvre de Dieu. Leurs devoirs étaient d’enseigner le peuple, de prier pour lui et d’offrir des sacrifices. Certainement un homme de ce grand appel devrait donner  l’exemple de la vertu de celui qui est appelé de Dieu, et manifester l’amour que la Loi exigeait. Trop souvent, ces sacrificateurs observaient les rituels de la Loi comme étant une affaire de routine. Ce sacrificateur qui descendait de Jérusalem y avait sans aucun doute accompli sa tâche et rentrait chez  lui. Il pensait peut-être  qu’il avait accompli tout son service exigé par Dieu vis-à-vis  de son prochain. Son  train-train quotidien était terminé. Qu’une autre personne prenne soin de ce compagnon.

La  Miséricorde  Exigée

Du temps d’Esaïe,  Israël continuait à faire des sacrifices et à jeûner lorsque Dieu s’écria : « voici le jeûne auquel je prends plaisir … partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable » Esaïe  (58 : 6, 7).

Il y a un danger dans notre service pour Dieu lorsqu’il devient une routine à tel point que nous oublions les actes de miséricorde que Dieu nous a appelés à offrir. En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés à servir, et nos  yeux doivent être  ouverts pour que nous ayons pitié de ceux qui sont dans le besoin.  Jésus dit : « Car J’ai eu faim,  et vous m’avez donné à manger ;  J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; J’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; J’étais nu,  et vous  m’avez vêtu ; J’étais malade, et vous m’avez visité ; J’étais en prison et vous êtes venus vers moi.  Les Justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger… Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites »  (Matthieu  25 : 35-40).

Le  Lévite

Après le sacrificateur sur la voie descendant de Jérusalem à Jéricho était un lévite. Les Lévites étaient des aides pour les sacrificateurs pour le service dans le Temple. Quand le Lévite vint et vit l’homme blessé,  lui aussi, passa à l’autre côté de la voie laissant le pauvre compagnon sans aide et sans soin, mourir. Il avait peut-être vu le sacrificateur faire la même chose et décida que si le sacrificateur, son supérieur, n’avait rien fait à propos, lui non plus. En tant que Chrétiens, nous sommes des modèles de la vie chrétienne. Le monde est en train d’observer notre manière de vivre. Ils lisent l’exemple que nous montrons dans le christianisme. Paul écrivit aux  Corinthiens : « C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes »            (2 Corinthiens  3 : 2.)

Le Samaritain

« Mais un Samaritain, qui voyageait étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit « . L’amour que les Juifs auraient dû connaître par la connaissance de la Loi était perdu  parce qu’ils n’avaient pas suivi de tout leur cœur la voie que Dieu leur avait indiquée. Jésus vint vers les Siens, les Juifs, mais ils ne le reçurent pas. Mais ici nous trouvons un Samaritain,  dont la nation était haïe par les Juifs, en train de manifester l’amour que les Juifs n’avaient pas. Paul parla des Gentils qui, n’ayant pas la Loi, font naturellement ce que prescrit la Loi. Quel blâme c’était pour les Juifs qu’un  Samaritain manifesterait un amour plus grand que celui de leurs Sacrificateurs et de leurs Lévites ! Ceci ne doit-il pas être une leçon que les Chrétiens doivent prendre en compte de peur que le monde ne manifeste un plus grand amour envers les nécessiteux, plus qu’eux ? Le Samaritain aida cet homme, par compassion, et non pour être vu des hommes. Il banda ses blessures. Il le plaça sur sa propre monture, et lui-même se  contenta de marcher. Il passa la nuit  dans l’hôtel, prenant soin du blessé ; non seulement cela, il pourvut au besoin de l’homme jusqu’à ce qu’il fût complètement rétabli.  Ceci est un exemple d’amour envers son prochain.

La Réponse

Le docteur de la loi trouva la réponse à sa question : « Et qui est mon prochain ? » Ce n’est pas uniquement l’homme qui vit dans la chambre voisine ; c’est aussi celui qui  est haï, le paria, le  pécheur ; en fait c’est tout nécessiteux.  « Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; s’il a soif, donne-lui de l’eau à boire. Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête, et l’Eternel te récompensera » (Proverbes 25 :21, 22). Les instructions de Jésus : « Va, et toi, fais de même », révélèrent au docteur  de la loi le besoin de l’amour de Dieu dans son propre cœur, comme la réponse à la question : « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »

QUESTIONS
  1. Quelles sont les deux questions que le docteur de la loi posa à Jésus ?
  2. Quelle réponse Jésus donna-t-il ?
  3. Comment le docteur de la loi révéla-t-il sa connaissance de la Loi ?
  4. Quels étaient les devoirs des sacrificateurs ? des Lévites ?
  5. Qui étaient les Samaritains ?
  6. Quels sont les autres Samaritains mentionnés dans le Nouveau Testament ?
  7. Qu’est ce qui manque aux Juifs, et qui est révélé dans cette leçon ?
  8. Pourquoi pensez-vous que Jésus parla du sacrificateur et du Lévite de la manière dont Il le fit?
  9. Qui, en dehors du docteur de la loi posa la question suivante : « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle » ?
  10. Quelle était l’instruction finale que Jésus donna au docteur de la Loi ?