A 130

JESUS, LE FILS DE DIEU

Jean 8 : 12-59

LEÇON 130   – COURS DES ADULTES

VERSET DE MEMOIRE : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8 : 31,32).

  • Le Rejet des Pharisiens du Témoignage de Jésus de Lui-même
  1. Jésus témoigne qu’Il est la Lumière du monde, et que Ses disciples ne marcheront pas dans les ténèbres : Jean 8 : 12 ; 1 : 9 ; 12 : 46.
  2. Les Pharisiens rejettent Son témoignage, disant qu’il n’est pas vrai : Jean 8 : 13 ; 3 : 19.
  3. Il justifie Son témoignage en ce que Lui-même et le Père sont ceux qui rendent témoignage de Lui : Jean 8 : 14-18 ; 5 : 36 ; 14 : 11 ; Deutéronome 17 : 6.
  4. A leur question : « Où est ton Père ?”, Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père » : Jean 8 : 19,20.
  • La Déclaration de Jésus qu’Il est d’en haut
  1. Lorsque Jésus affirme qu’Il s’en va, ils se demandent s’Il se tuera Lui-même : Jean 8 : 21,22.
  2. Il déclare qu’Il est d’en haut et qu’ils sont d’en bas ; qu’ils mourront dans leurs péchés, s’ils ne croient pas : Jean 8 : 23-25.
  3. Il maintient en outre qu’Il dit seulement ce que Son Père Lui enseigne : Jean 8 : 26-29 ; 7 : 16,17.
  4. Plusieurs crurent et Il les avertit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples » : Jean 8 : 30,31.
  • Le Fils de Dieu, le Libérateur des Hommes
  1. Aux croyants, Il affirme en outre : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » : Jean 8 : 32.
  2. Les incrédules répondent qu’étant de la postérité d’Abraham, ils ne sont jamais esclaves : Jean 8 : 33.
  3. Jésus explique que : « Quiconque se livre au péché, est esclave du péché » mais que « si le Fils vous affranchit vous serez réellement libres » : Jean 8 : 34,36 ; Romains 6 : 16-18.
  4. Il déclare qu’Il dit ce qu’Il voit auprès de Son Père, mais que ce qu’ils font eux, n’est pas d’Abraham, mais plutôt de leur père, le diable : Jean 8 : 37-44.
  • L’Accusation des Juifs que Jésus a un Démon
  1. Jésus les réprimande pour n’avoir pas écouté la Parole de Dieu : Jean 8 : 45-47.
  2. Il réfute leur accusation selon laquelle Il a un démon, et déclare que si quelqu’un garde Sa parole, il ne verra jamais la mort : Jean 8 : 48-51.
  3. Ils l’accusent par ailleurs de se faire plus grand qu’Abraham et les prophètes qui sont morts : Jean 8 : 52,53.
  4. Jésus met fin à cette controverse par ces merveilleuses paroles : « Avant qu’Abraham fût, Je suis » et ils tentent de Lui jeter des pierres : Jean 8:54-59 ; 1:1.

COMMENTAIRE

Le discours qui se trouve dans cette partie de l’Écriture (Jean 8:12-59) et que Jésus prononça devant les Juifs, fut délivré dans le Temple, au lieu où était le trésor (verset 20), pendant la Fête des Tabernacles. Et comme cela arrive souvent, les déclarations faites par Jésus ici ont été immédiatement contestées par Ses ennemis, les Pharisiens.

Le Rejet des Pharisiens du Témoignage de Jésus

La première déclaration de Jésus fut cette grande vérité jamais remise en question par les vrais Chrétiens : « Je suis la lumière du monde. » L’Apôtre Jean dit de Lui : « cette lumière était la véritable lumière, qui en venant dans le monde, éclaire tout homme » (Jean 1 : 9). Et on s’attend à ce que les gens marchent dans cette lumière. « Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (Jean 1 : 5-7). Le Fils révéla à ce monde assombri, la Lumière du Père, car Il était Dieu manifesté dans la chair, « le reflet de sa gloire, et l’empreinte de sa personne. » Le ministère de Jésus fut principalement exercé dans la province de Galilée proche de la mer où la plupart de Ses disciples furent recrutés ; et Matthieu, citant la prophétie d’Ésaïe, disait : « Le peuple de Zabulon et de Nephtali, de la contrée voisine de la mer, du pays au-delà du Jourdain, et de la Galilée des Gentils, ce peuple, assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière ; et sur ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort la lumière s’est levée » (Matthieu 4 : 15,16).

Les Pharisiens ont eux aussi vu la grande lumière – ils avaient entendu la vérité que Jésus avait prêchée, ils avaient été témoins des miracles qu’Il avait accomplis – mais ils avaient refusé de marcher dans la Lumière. Au contraire, ils avaient cherché à prendre Jésus au piège en Lui posant des questions astucieuses, et à L’accuser pour pouvoir Le mettre à mort. A cette occasion-ci, ils rejetèrent Son témoignage, en disant : « Tu rends témoignage de toi-même, ton témoignage n’est pas vrai. » Et ce faisant, ils prononcèrent leur propre condamnation. « Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3:19).

L’Autorité de Jésus en Tant que Fils de Dieu

Quand les Pharisiens dirent : « Ton témoignage n’est pas vrai, » ils semblèrent se rappeler un ancien discours dans lequel Jésus dit : « Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai » (Jean 5 : 31). Mais à cette occasion-là, Jésus parlait sur un plan humain, et il existait une maxime parmi les gens qui stipule que le témoignage sur soi-même ne doit pas être considéré comme vrai. Et même du point de vue humain Jésus détenait un puissant témoignage, car Jean-Baptiste était accepté par la foule comme prophète de Dieu. Mais en ce moment-ci, Jésus parlait sur un plan divin bien plus élevé que le point de vue des hommes, car Il fit appel au témoignage de Celui qui L’a envoyé, savoir celui de Dieu, le Père. Dieu n’avait-Il pas maintes fois témoigné de Sa divinité par de puissants miracles qui accompagnaient Son ministère ? Sa renommée était allée loin et tout le pays sut que les aveugles voyaient, que les boiteux marchaient, que les malades étaient guéris, et que même les morts ressuscitaient. Quelqu’un qui n’était personne d’autre que Nicodème, un membre du Sanhédrin, vint à Lui disant : « Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. » « Et lorsque déjà il approchait de Jérusalem vers la descente de la montagne des oliviers, toute la multitude des disciples, saisie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus » (Luc 19:37). Jésus Lui-même dit à Ses disciples qui doutèrent : « Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres » (Jean 14:11). Cette voix avait été entendue du Ciel par deux fois : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, » et la multitude était émue de Ses enseignements ; « Car Il enseignait comme ayant autorité et non pas comme leurs scribes » (Matthieu 7 : 29).

Pourtant, face à toutes ces preuves, les Pharisiens, de manière malveillante, Le rejetèrent en tant que Fils de Dieu, selon la prophétie d’Ésaïe : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance. »

L’Affirmation de Jésus qu’Il Vient d’En Haut

Pendant tout le ministère de Jésus, la grande controverse entre les Pharisiens en particulier et aussi entre les Juifs en général était de savoir si Jésus était plus qu’un homme, s’Il était en vérité le Fils de Dieu. Et c’était une question vitale, car Jésus leur dit : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » C’était la question qu’Il posa à Ses disciples à Césarée de Philippe : « Qui dites-vous que je suis ? » Et avec eux, il fut une fois pour toutes établi ceci : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

C’est tout autant une question vitale aujourd’hui qu’au temps des Juifs, et c’est tout autant aussi un sujet de controverse ; car les Modernistes, tout comme les Pharisiens qui ont refusé la Divinité de Jésus, ont rejeté le Christ en tant que Fils de Dieu. Et eux aussi, à moins qu’ils ne se repentent, mourront dans leurs péchés.

Sur ce, Jésus leur dit : « Vous êtes d’en bas ; moi je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde. » Et c’était une déclaration qui tourmentait le cœur des Pharisiens, car elle sapa tout leur orgueil. Dans le Temple, le Pharisien pria ainsi : « Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes. » Mais la Parole de Dieu nous place tous, dans notre état non régénéré, dans une seule classe. Que nous soyons esclaves ou libres, élevés ou humbles, riches ou pauvres, nous sommes tous des pécheurs. « Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second homme est du ciel » (1Corinthiens 15 : 47).

Les Pharisiens constituaient une secte fondée sur la propre justice et se vantait d’observer la Loi de Dieu – et la propre justice est comme des « haillons sales » devant Dieu. Et cet abominable orgueil du cœur humain est en train de fermer la porte du Royaume des Cieux devant une immense multitude de gens. Beaucoup de pécheurs, à cause de l’orgueil de leur cœur, ne vont pas fléchir leurs genoux devant le Très-Haut, ni honorer Celui qu’Il a envoyé pour racheter les hommes. Le Seigneur a mis en garde la multitude : « Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également ». « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la Croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2 : 5-11).

Beaucoup de Croyants Parmi la Multitude

Lorsque Jésus a déclaré qu’Il était d’en haut, beaucoup ont cru en Lui, et Il les a assurés d’une merveilleuse promesse, « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:31,32). Néanmoins,  il y avait certains incrédules présents qui étaient offensés par ces paroles, et qui disaient : « Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : vous deviendrez libres ? « . Toute leur conception de la grâce salvatrice de Dieu, malgré les enseignements de Jésus, était charnelle au lieu d’être spirituelle, et était entièrement basée sur le fait qu’ils étaient enfants d’Abraham, une grosse erreur que Jean-Baptiste reprochait sévèrement aux Pharisiens et aux Sadducéens qui vinrent se faire baptiser par lui. Jean dit : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham » (Matthieu 3:7-9). C’est pourquoi, ici, Jésus en s’adressant à ceux qui sont spirituellement aveugles, devant Lui, expliqua : « En vérité, en vérité, je vous le dis : quiconque se livre au péché est esclave du péché … Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »

 

 

 

Jésus Accusé par les Juifs d’Avoir un Démon

Mais comme la controverse continuait, elle devint plus cinglante, et la colère et la malveillance à l’égard de Jésus devinrent plus manifestes. Il leur dit : « Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité … Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. » En poursuivant, Jésus déclara : « En vérité, en vérité, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort » (Jean 8 :51).

Et en réponse à cette profonde affirmation, les Juifs en colère accusèrent Jésus d’avoir un démon, disant : « Maintenant, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être ? » Les ennemis de Jésus étaient ici proches d’un terrain dangereux, car à une autre occasion quand il fut amené à Jésus un démoniaque aveugle et muet, Il le guérit et il parla et vit à la fois. « Toute la foule étonnée, disait : « N’est-ce point là le Fils de David ? » Et certains des Pharisiens dirent : « Cet homme ne chasse les démons que par Belzébul, prince des démons. » Et Jésus connaissant leurs pensées répliqua : « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné » (Matthieu 12:31) ; ce qui visiblement impliquait que, attribuer au démon ce qui se révèle clairement être une œuvre de l’Esprit de Dieu, est un péché impardonnable. Et les Juifs savaient bien que les miracles de Jésus-Christ étaient manifestement les œuvres de l’Esprit du Dieu vivant.

La Déclaration Finale de Jésus

À la fin de Son discours Jésus dit : « Abraham, votre père a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. » Et, les Juifs, insistant toujours que Jésus n’était qu’un homme, répliquèrent : « Tu n’a pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! » Abraham a vécu mille neuf cents ans avant la naissance de Jésus à Bethlehem, et pourtant il avait vu son jour et s’était réjoui, ce que les enfants d’Abraham, aveuglés par « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, » ne pouvaient pas voir lorsque Jésus marchait au milieu d’eux. Au contraire, leurs cœurs meurtriers, attendaient le jour où ils pourraient Le faire mourir. Ils envoyèrent des huissiers pour Le saisir. Les huissiers retournèrent aussitôt sans Lui et les principaux sacrificateurs demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Et les huissiers de répondre : « Jamais, homme n’a parlé comme cet homme. »

Tout le discours que nous avons entendu est centré sur cette question à controverse : Qui est cet homme Jésus ? Ce fut un sujet de dispute parmi les Juifs à travers tout Son ministère. Mais quelques cœurs honnêtes, comme Pierre, Jean, Paul ont trouvé la réponse à genoux : « Tu es Christ, le Fils du Dieu vivant. » La déclaration finale de Jésus était : « Avant qu’Abraham fût, je suis« . Et c’était à cause de Sa déclaration qu’Il était le Fils éternel, en jugement devant Caïphe le souverain sacrificateur, qu’Il fut finalement conduit au Calvaire et crucifié.

Aujourd’hui, cette question est toujours controversée et l’on ne s’assure de l’éternité que par la prière victorieuse et cette confession implantée dans le cœur : « Tu es Christ, le Fils du Dieu vivant. » Sur cette Pierre est bâtie l’Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle.

QUESTIONS

  1. Où le discours enregistré au huitième chapitre de Jean a-t-il été prononcé ?
  2. Quelle était la première déclaration de Jésus ? Qui l’ont renié ? Et pourquoi L’ont-ils renié ?
  3. Quelle était Sa déclaration suivante ? Plusieurs crurent à ce moment-là, mais beaucoup plus de gens ne crurent pas, et s’opposèrent à Lui. Pourquoi ?
  4. La grande partie de ce discours était centrée sur Abraham. Sur quoi ces ennemis de Jésus basèrent-ils leur espérance du salut ?
  5. Quelle promesse Dieu fit-Il à Abraham dans Son Alliance avec lui, qui l’aurait amené à se réjouir du jour de Jésus ?
  6. De quelle manière Isaac (dont le nom signifie Rire) a pu avoir un rapport avec la joie d’Abraham ?
  7. Quel était l’objet de la controverse entre Jésus et les Juifs le long de tout ce chapitre ?
  8. Quelle affirmation de Jésus a poussé les Juifs à tenter de Le lapider ? Et pourquoi ?
  9. Quelle était la dernière déclaration de Jésus qui, au cours de Son jugement, amena les Juifs à prononcer contre Lui la sentence de mort ?