A 143

LA MORT DE MOISE

Deutéronome 31 : 14, 15 ; 32 : 48-52 ; 34 : 1-12

LEÇON   143 – Cours des Adultes

VERSET DE MEMOIRE : « Elle a du prix aux yeux de l’Eternel, la mort de ceux qui l’aiment ».  (Psaume 146 : 15).

 

I        Moïse, L’homme Mortel

  1. En tant qu’homme mortel, Moïse finit sa carrière par un sort commun à tous les hommes – la mort : Deutéronome 32 : 48-52 ; 2 Samuel 14 : 14 ; Job 30 : 23 ; Hébreux 9 : 27.
  2. Moïse, en tant qu’homme mortel, n’avait rien dire au sujet du temps, de la manière ou du lieu de sa mort : Deutéronome 31 : 14,15 ; 32 : 48-50 ; 34 : 1-12.
  3. La réaction momentanée au péché habituel d’Israël qui a entaché Moïse cette fois-ci était la principale cause de sa mort : Nombres 20 :12, 24-28 ; 27 : 12-14 ; Psaume 106 : 32, 33.
  4. Malgré sa position élevée, Moïse fut soumis comme tous les hommes aux limitations et au jugement de Dieu, et il a souffert pour sa mauvaise conduite : Deutéronome 32 : 48-52 ; Daniel 4 : 33-37 ; 5 : 22, 23, 30 ; Job 36 : 5-12 ; Colossiens 3 : 25

 

II       Moïse, Le Saint de Dieu

  1. Moïse vit la Terre Promise, mais n’y entra pas ; il en fut de même des anciens d’Israël, de Marie, et d’Aaron : Deutéronome 32 : 52 ; Nombres 20 : 1 , 28 ; Josué 5 : 6,7.
  2. Moïse appelé maître et prophète du peuple de Dieu, était le type de Christ : Exode 4 : 15 ; 24 : 12 ; Deutéronome 4 : 1, 14 ; 18 : 15 ; 34 : 10 ; Actes 3 : 22 ; 7 : 37-44.
  3. Moïse fut appelé à occuper une position élevée de par son travail sur la terre à savoir donner la Loi et instituer l’adoration dans le Tabernacle qui était l’ombre du tabernacle céleste : Exode 31 : 18 ; Jean 1 : 17 ; 7 : 19 ; Hébreux 8 : 5 ; 10 : 1 ; Romains 8 :3.
  4. Josué, le successeur de Moïse, fut un type de Christ en tant que capitaine de l’armée du Seigneur, et pour cela il poursuivit l’œuvre de Dieu là où Moïse l’a abandonnée : Deutéronome 34 :9 ; Exode 17 : 9 ; 24 : 13 ; 33 :11 ; Josué 1 : 2 ; Zacharie 3 : 1-10.

III      Moïse, L’Immortel

  1. Moïse fut, en sa mort, un type des saints de Dieu qui sont morts dans l’espérance de la vie éternelle non encore obtenue : Deutéronome 34 : 5, 6 ; Hébreux 11 : 13, 27, 39, 40 ; I Thessaloniciens 4 : 14-17.
  2. La renommée de Moïse fut attestée par Dieu Lui-même et par la révélation de Moïse avec Christ sur la Montagne de la Transfiguration : Deutéronome 34 : 10-12 ; Nombres 12 : 7, 8 ; Matthieu 17 : 3.
  3. L’amour personnel de Dieu envers Moïse se trouve dans le fait qu’aucune main humaine n’a secouru Moïse dans sa dernière heure. Dieu fut son Ami et son Compagnon durant sa vie, et sa consolation dans sa mort, Dieu Lui-même ayant enterré son corps : Deutéronome 34 : 5, 6 ; 2 Corinthiens 1 : 7.

 

COMMENTAIRE

La Fin de la Vie

L’étude de la vie de Moïse ne fut pas achevée jusqu’à ce que nous admirions sa mort triomphale. Elle             était triomphale malgré le faux pas momentané de Moïse lorsqu’il frappa deux fois le rocher à Mériba  (Nombres 20 :11). La désobéissance de Moïse au commandement de Dieu fut la cause première de sa mort. Moïse a souffert la punition de cette désobéissance. Il lui fut interdit d’entrer dans la Terre Promise à cause de cela. Néanmoins, sa vie brilla comme un grand témoignage dans les annales de l’Eglise.

Nous sommes les vases terrestres qui contiennent la gloire de Dieu si nous sommes les enfants de Dieu ; il en fut ainsi de Moïse. Il n’était pas fait d’argile impérissable, mais il était un être humain comme nous tous. C’est sa victoire triomphante sur lui-même en se soumettant à la volonté de Dieu, qui nous laisse un tel exemple impressionnant à suivre. Aussi longtemps que nous vivons dans ce corps mortel, nous sommes soumis aux corrections et aux châtiments de Dieu afin que nous puissions être purifiés pour la vie éternelle. Tel fut Moïse, et tel fut le combat qu’il remporta.

Le Réconfort du Chrétien

Dès le tout début, tous les croyants ont l’assurance que par la foi en Jésus ils pourraient échapper aux angoisses de la mort spirituelle et à une éternité perdue. Moïse avait des connaissances au sujet de Christ et de l’espérance de la résurrection, car il parla d’un Prophète semblable à lui-même, qui se lèverait et que les gens devaient écouter, c’est-à-dire Christ (Actes 3 :22).

Moïse avait de bonnes raisons d’avoir l’espérance de la possibilité d’une telle résurrection ; car Énoch le septième depuis Adam fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort (Genèse 5 : 24 ; Hébreux 11 : 5). Moïse dans sa mort ayant aperçue la promesse sans l’avoir héritée est une image claire des saints de Dieu qui moururent sous la loi dans la même espérance.

Paul, parlant de la foi de ces héros, dit : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin … Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection (Hébreux 11 : 13 , 39, 40).

Moïse n’était pas sans espérance dans sa mort. Il n’était pas non plus sans consolation ni réconfort dans cette mort. Alors que le saint comme le pécheur souffrent souvent l’agonie de la douleur physique, le pécheur meurt sans réconfort, sans consolation à l’heure du besoin et pire il meurt sans espérance quelconque pour la vie au-delà du tombeau.  Le pécheur meurt et descend dans l’enfer éternel et sans fin, préparé pour le diable et ses anges. Il n’en est pas de même pour l’enfant de Dieu. Dieu est son réconfort, et ses anges sont là pour le soutenir et l’aider à parcourir le dernier kilomètre de route qui mène à la vie éternelle.

La beauté de l’amour de Dieu pour ceux qu’Il aime se voit clairement à travers la mort de Moïse. Moïse alla sur la Montagne afin de mourir sans la compagnie d’un homme. Dieu avait occupé sa vie entière ; Il avait désiré connaître Dieu plus que toute autre personne dans cette vie.  Les affaires de Dieu ont été celles de Moïse. Moïse n’avait pas demandé autre chose que de Le connaître et d’être auprès de Lui. Marie et Aaron, prophétesse et prophète, sœur et frère de Moïse, avaient une fois failli à son égard et se sont opposés à lui. Ainsi, Moïse dans la vie a vécu pour Dieu et mourut pour Dieu ; sa vie fut privée de relation étroite avec une compagnie humaine, et il partit seul pour ce voyage que tout le monde doit faire. Toutefois, Dieu partit avec Moïse. Nul n’est jamais seul quand Dieu marche avec lui. Les Rabbins juifs nous disent que la vraie signification du texte de la mort de Moïse est que Dieu a embrassé son âme pour l’emporter. Quelqu’un pouvait-il jamais ressentir du regret au sujet de cette fin ?

Dieu enterra Moïse au pays de Moab. (Deutéronome 34: 6). C’est une pensée émouvante que de méditer sur la solennité et l’honneur qui accompagnèrent Moïse en cette heure-là, quand Dieu et Ses anges enterrèrent pour se reposer ce bien-aimé saint de Dieu. Ainsi meurt tout saint de Dieu. Les mains humaines peuvent enterrer la dépouille mortelle d’un corps humain, mais c’est la main de Dieu et Ses anges qui reçoivent l’âme et l’esprit.

 

« À la montagne solitaire de Nébo

A  ce côté des flots du Jourdain,

Dans une vallée de Moab

Il y a une tombe solitaire;

Personne ne connaît le sépulcre,

Personne ne l’a jamais vu ;

Car les anges ont enlevé la motte

Et mirent là, le mort.

 

Parmi les plus nobles du pays

Repose le sage

Qui a une place d’honneur,

Une robe de prix,

Au sein de la grand’Église

Eclairée de gloire,

Et d’où monte le long de la muraille

L’orgue du chœur.

 

« Et  n’avait-il un grand honneur –

Les collines pour drap,

La dépouille cernée d’anges

Au clair des étoiles,

Et les arbres, tous agités,

Au-dessus du cercueil,

Que Dieu Lui-même, en ce lieu solitaire

A mis en tombe ? »

 

L’Espérance de la Résurrection

Le saint de Dieu meurt en paix et en espérance. Il sait que le matin de la résurrection, quand l’âme et le corps seront réunis pour être enlevés dans l’immortalité, il sera le premier, et ceux qui seront vivants suivront (I Thessaloniciens 4 : 13-17).

Le récit de la transfiguration de Christ, dans l’Evangile de Matthieu, nous révèle que Moïse apparut avec Elie. Moïse est le représentant des saints endormis, qui attendent la résurrection, et Elie, le représentant des saints vivants attendant leur enlèvement. Jude se réfère à  Moïse, ce qui, incontestablement signifie que Moïse avait été ressuscité et avait reçu son corps glorieux quand il apparut avec Christ. « Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te réprime ! » (Jude 9).

Des Changements Importants

Il y a plusieurs repères remarquables du plan du salut de Dieu qui nous sont montrés au temps de la mort de Moïse. Moïse était l’instrument que Dieu a utilisé pour révéler à l’humanité Ses commandements, la Loi des sacrifices lévitiques, et l’adoration sacerdotale. Cette institution du culte du tabernacle devait instruire les hommes comment adorer Dieu. La loi était comme un pédagogue pour conduire les hommes à Christ ; les sacrifices lévitiques devaient montrer aux hommes la nécessité d’un sacrifice et l’effusion de sang pour l’expiation du péché ; et le sacerdoce était un type merveilleux de Celui qui serait notre Souverain Sacrificateur faisant pour nous l’intercession devant Dieu le Père. C’était le devoir et la tâche de Moïse d’établir ces choses, d’instruire le peuple en ce qui concerne la loi et l’adoration de Dieu. Il était un maître, un berger, et un prophète extraordinaire.

Une ère dans l’histoire d’Israël était close, et avec elle était aussi terminée l’œuvre du leader de cette époque. Quand Dieu trouve normal de prendre l’âme de l’un de Ses serviteurs aussi grand que Moïse, le travail en souffre assurément ; mais c’est le travail du Seigneur et Il en prendra bien soin. Parfois Dieu est beaucoup limité à cause du manque de capacité et de volonté de consécration chez les hommes qu’Il veut utiliser.

Dieu ne remplace pas Ses travailleurs par des doubles stéréotypés. Quand un leader est parti, Dieu permet qu’un autre occupe sa place. Heureusement pour Israël, Josué s’est entièrement consacré à la volonté de Dieu et pour le bien d’Israël.

Josué, le successeur de Moïse, était un type différent, et d’une personnalité différente, et avait un appel différent. Moïse était appelé pour instruire, pour établir, pour construire, et pour unifier ; Josué était appelé à continuer, à propager ce qui a été établi, et à construire, sur ce qui a été fondé. Josué était le chef des armées d’Israël, et à ce titre, il était un type de Christ qui est le Prince de notre salut, le Chef de l’armée du Seigneur, le Lion de Juda. Ce fut Josué qui sortit pour conduire Israël à la bataille quand Moïse resta pour prier pour la victoire (Exode 17 : 9).

Quand Israël était prêt à entrer dans la Terre Promise, on avait besoin de quelqu’un qui était appelé à les conduire à la guerre contre tous les ennemis. Le plan du salut de Dieu est suffisant pour toute circonstance. Le besoin de talents et de capacité des ministres et des bergers de Dieu pour instruire et guider convenablement le troupeau de Dieu n’a jamais été traité à la légère ; cela n’a pas été négligé dans le cas de Moïse ; et Josué, le successeur de Moïse, était entraîné pendant plusieurs années pour le jour où il deviendrait dirigeant. Quand Dieu, dans Sa sagesse, prit l’âme de Moïse, son successeur était prêt.

Probablement, Josué n’aurait jamais pu faire le travail que Moïse fit. Moïse avait mené une vie de lourde responsabilité ; et quand l’heure vint où les Israélites devaient entrer dans la Terre Promise, il restait un travail important encore à faire. Nul n’est appelé à accomplir tout le travail de Dieu. Certains sont appelés pour planter, d’autres, pour arroser, mais Dieu est celui qui fait croître (I Corinthiens 3 : 6-8). Moïse mit fin à sa tâche, sachant que la cause de Dieu ne souffrirait pas d’un manque de dirigeant. Il acheva sa course et il lui fut réservé une couronne de justice.

De nombreuses comparaisons remarquables doivent être vues dans les Livres du Pentateuque et de Josué, dans les quatre Evangiles et dans les Livres des Actes. Les cinq premiers livres de la Bible nous amènent à travers le commencement de la négociation de Dieu avec les hommes, à l’établissement d’une forme définie de l’adoration de Dieu. Moïse était le personnage que Dieu a utilisé pour établir cette adoration, et il demeura ferme comme un homme d’une qualité rare. Le Livre de Josué est un récit des Israélites concernant la manière de faire avancer l’adoration de Dieu après qu’elle avait été établie.

Les quatre Evangiles nous parlent de la vie et de la prédication de Christ. Naturellement, Il est la Figure qui remplit toutes leurs pages. Christ apporta à Israël et au monde une nouvelle forme d’adoration : l’adoration de Dieu en esprit et en vérité, en comparaison à la Loi avec ses sacrifices, et le sacerdoce. Les Actes des Apôtres sont un récit des disciples de Christ et de la manière avec laquelle ils poursuivirent l’adoration de Dieu telle que Christ l’avait introduite.

Après la mort de Moïse, il y eut un changement sur plusieurs plans dans la vie d’Israël. Alors que cela n’était pas un changement de dispensation ils entrèrent cependant dans la Terre Promise sous la conduite de Josué, et instituèrent le culte du tabernacle en un endroit permanent, Silo. De nouvelles situations devaient être à présent connues sous le nouveau leader.

La mort et la résurrection de Christ étaient un changement de dispensation. Le changement était grand pour tous. L’adoration de Dieu sous la Loi n’était plus. La Dispensation de la Grâce était arrivée. Jésus n’était plus sur terre, et le Saint-Esprit devait être le Maître, et Il l’est encore. Moïse, dans sa conduite, était un type merveilleux de Christ, ce grand Prophète, auquel Israël devait prêter l’oreille dans les futures années.

 

QUESTIONS

  1. Quelle était la cause de la mort de Moïse ?
  2. Est-ce qu’une chose telle que la providence de Dieu peut provoquer la mort des saints de Dieu ?
  3. Moïse mourut-il en disgrâce ?
  4. Qui aida à enterrer Moïse ?
  5. Comment Moïse fut-il un type de Christ ?
  6. Comment Josué fut-il un type de Christ ?
  7. Quel était le changement de politique qu’Israël avait opéré à la mort de Moïse ?
  8. Comment les Livres de Moïse et de Josué sont-ils comparables aux quatre Evangiles et au livre des Actes ?
  9. Qu’est-ce qui prouve que Moïse est au Ciel ?