A 129

JESUS ET LA FEMME ADULTERE

Jean 8 : 1-11

LEÇON 129 – COURS DES ADULTES

VERSET DE MEMOIRE :   « Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus » (Jean 8 : 11).

  • Une Accusation Pharisaïque
  1. Les scribes et les Pharisiens amenèrent à Jésus une femme adultère qui, dirent-ils, devait être lapidée selon la Loi de Moïse : Jean 8 : 1-5 ; Lévitique 20 : 10 ; Deutéronome 22 : 22.
  2. Les scribes et les Pharisiens voulaient porter contre Christ des accusations fondées qu’Il n’obéissait pas à la Loi de Moïse : Jean 8 : 6 ; 7 : 19-23 ; Marc 3 : 1-4 ; Jean 10 : 31-33.
  3. Les Pharisiens affirmaient qu’ils obéissaient à la Loi de Moïse et disaient que Christ ne le faisait pas : Jean 8 : 5-7 ; 7 : 19-26, 47-52.
  • Les Accusateurs Accusés
  1. Jésus ne répondit à leur question ni par l’affirmative, ni par la négative ; Il demanda que celui qui n’avait pas de péché jetât le premier la pierre contre elle : Jean 8 : 6-8 ; Deutéronome 17 : 4-7 ; 2 Corinthiens 10 : 6 ; 3 :6.
  2. Les Pharisiens condamnés par leurs propres péchés, laissèrent la femme accusée avec Jésus, sans lui faire du mal : Jean 8 : 9.
  • La Condamnée Acquittée
  1. Christ, le donateur de rédemption au pécheur, ne condamna pas la femme adultère, mais lui pardonna ses péchés et sauva son âme : Jean 8 : 10,11 ; 3 : 17 ; 12 : 47 ; Luc 9 : 56 ; Matthieu 9 : 10-13.
  2. La Loi de Moïse fut donnée par Dieu pour condamner le péché, pour que l’homme puisse voir son besoin d’un Sauveur : Jean 8 : 10,11 ; 1 : 17 ; Romains 7 : 5-14 ; Galates 2 : 21 ; 3 : 19-24.

COMMENTAIRE

Les Pharisiens Accusateurs

L’histoire de Christ telle que mentionnée dans les quatre Evangiles, nous révèle la tentative délibérée des Pharisiens et des scribes de détruire les œuvres de Christ, et, à la fin, Lui-même. Les scribes et les Pharisiens étaient des chefs religieux de leur temps. Ils étaient les commentateurs de la Loi et les interprètes de la justice ; ils étaient les soi-disant messagers de Dieu envers l’homme, pour lui apprendre comment il devait vivre et marcher devant Dieu. Ils occupaient des positions de grande autorité tant dans le gouvernement civil que religieux.

Les Pharisiens et les scribes étaient devenus depuis le temps de Christ, synonymes de fanatisme et d’hypocrisie religieux. Christ, au contraire, était l’image même de Dieu et de la justice de Dieu.

« Car la Loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » La vraie religion provient du cœur, et n’est pas une simple notion mentale.  Jésus a dit que ceux qui adorent Dieu doivent L’adorer en esprit et en vérité.  Des Pharisiens, Christ a dit : “Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’il m’honore, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. » (Matthieu 15 :7-9)

Le vingt-troisième chapitre de l’Evangile de Matthieu est une accusation mordante contre les faux professeurs de religion.  Jésus les a sévèrement repris pour leur hypocrisie et pour leur vie impie.  De tels hommes Il dit : « Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes » (Matthieu 23:1-39).

C’est de tels hommes qui vinrent L’accuser de désobéissance à la Loi et qui cherchaient quelque chose à mal interpréter et L’accuser d’injustice.

L’Accusation

Les Pharisiens amenèrent à Jésus une femme qui avait été surprise en adultère.  Ils ne l’amenèrent pas à Jésus dans l’intention de l’aider à s’échapper d’une telle vie de péché.  Ils trouvèrent une occasion de tenter Christ et de Le prendre au piège dans un complot astucieux ; pour qu’ils pussent le calomnier et avoir matière à parler contre Lui au peuple.

Les Pharisiens rappelèrent à Jésus que la Loi a dit que tous les adultères devaient être lapidés à mort ; « Toi donc, que dis-tu ? » Il y avait d’amples preuves de la bonté et de la miséricorde de Christ envers la population, alors les Pharisiens croyaient peut-être que Jésus n’accéderait pas à une quelconque demande exigeant qu’une femme, quels que fussent ses péchés, fût lapidée. Ce dont ils ne se rendirent pas compte était que Dieu n’est pas injuste dans Ses jugements.  Bien que Dieu ne tolère pas le péché, et qu’ll n’acquitte pas du tout le méchant, Christ, dans la mission qu’Il accomplit en tant que Médiateur entre Dieu et l’homme pour le péché, veillera que la miséricorde soit rendue, et que la justice soit faite à tous. (Nahum 1:3; 1 Jean 2:1,2).

Les Pharisiens aimeraient voir une femme lapidée à mort, pour pouvoir obtenir une preuve leur permettant de maintenir leur position de justes aux yeux de la population.  Combien leur position était contradictoire !  En réalité, ils s’étaient avilis jusqu’au meurtre pour être en mesure de dire qu’ils étaient de vrais adorateurs de Dieu, des enseignants de la justice, des chefs de ceux qui étaient dans les ténèbres spirituels. (L’Inquisition Espagnole était une répétition de masse de cette même idée).

Les Pharisiens n’étaient pas justes en amenant une femme coupable d’adultère à Jésus.  Un vrai Chrétien ne condamne pas à mort une personne quelle que soit la gravité de sa culpabilité.  C’est la part de Dieu.  Il est le Juge de toute la terre, et Celui qui tranchera le jugement de l’homme au bon moment et Il est Celui qui le mettra à exécution.  Paul nous dit : « C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !  » (Romains 8:33,34).

Christ fit comprendre clairement que les exigences de Dieu étaient plus que ce que dit la Loi : « Tu ne tueras point » (Lisez Matthieu 5 :21, 22).  « Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui » (1 Jean 3:15).

Par conséquent, les Pharisiens qui amenèrent la femme à Jésus étaient eux-mêmes coupables d’une transgression beaucoup plus mauvaise.  Ils avaient dans leur cœur la haine et le meurtre.  Ils voulaient voir la femme lapidée à mort, et ils s’abaissaient jusqu’à vouloir se débarrasser de Christ.  Ils prouvèrent combien ils allaient en profondeur dans le péché lorsqu’ils devinrent un instrument qui contribua à la crucifixion du Sauveur en fin de compte.

La Condamnation

Les Pharisiens à plusieurs reprises posèrent à Christ avec arrogance la question de savoir ce qui devait être fait à la femme adultère : « Que dis-tu ? ».  Sa réponse fut de loin différente de ce à quoi ils s’attendaient : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. »  Combien cela a dû les piquer !  C’est le commandement de Dieu à tous les hommes.  Ils étaient les enseignants de la Loi, mais ils se trouvaient face à face avec le divin Fils de Dieu qui était l’incarnation de toute justice et de toute vérité.  Jacques nous dit : « Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture :  » Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.  Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs.  Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous.  En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point.  Or si tu ne commets point d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi.  Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de la liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde.  La miséricorde triomphe du jugement » (Jacques 2 :8-13).

Dans les paroles de Jésus – « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle » – se trouve la différence entre la Loi et la Grâce.  La Loi était le retentissement de la juste exigence de Dieu que l’homme doit satisfaire en vivant sobrement, dans la justice, et dans la piété, dans le monde présent.  C’est la révélation du péché, et aussi la révélation à l’homme de son incapacité de garder toute la Loi.  Manquer de la garder entraîne la mort !  Dans Romains 7:7, nous lisons : « La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi.  Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point… Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi, je mourus. Ainsi le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort » (Lisez tout le chapitre 7 des Romains).

En bref, les Pharisiens ne s’éveillèrent brusquement au fait que la Loi à laquelle ils se fiaient tant, en tant qu’instrument pour réduire au silence Christ, s’était alors levée devant eux comme un spectre redoutable pour condamner le péché dans leur cœur.  Ils avaient reçu la permission de mettre à exécution la Loi de Moïse, et de lapider la femme adultère pour ses péchés.  Il n’y eut qu’une seule stipulation : Que celui qui jette le premier la pierre soit sans péché.  Il n’y eut personne qui fût sans péché. Ils s’en allèrent furtivement, vaincus, humiliés, et condamnés pour leurs actions.

La Grâce qui Pardonne

« Si votre justice ne surpasse celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux » (Matthieu 5 :20).  Jésus, parlant à la femme, dit : « Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ?… Je ne te condamne pas non plus ; va et ne pèche plus. » Voilà la grâce de Dieu qui pardonne.  La Loi est un pédagogue pour conduire les hommes à Christ.  Par la Loi vinrent le péché et la connaissance du péché.  Par cette connaissance est révélé le besoin d’être délivré du péché.  C’était le but de Christ, que les hommes puissent être pardonnés pour leur péché.  « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3:17).  Christ était l’Agneau de Dieu, immolé dès la fondation du monde, pour que l’homme pécheur, en se repentant de sa méchanceté, puisse avoir l’Agneau Sanglant comme Expiation pour ses péchés.

Sans nul doute, la femme adultère se rendit compte de son besoin d’une certaine raison de réconciliation pour plaider la miséricorde de Dieu.

Bien que les Pharisiens fussent coupables de beaucoup de péchés graves en amenant à Jésus cette femme pécheresse et déchue afin de tenter Christ et trouver une raison pour L’accuser, cela ne l’acquitta pas de son caractère coupable.  Quelle que soit la quantité des offenses subies par quelqu’un, il doit tout de même répondre de ses propres péchés.

Quiconque est coupable d’adultère est un pécheur : La Loi affirme : « Tu ne commettras point d’adultère » (Exode 20:14). Et sous la Grâce, Jésus regarda droit au cœur de l’homme et dit : « Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5 :28). Le divorce et le remariage sont admis par la société moderne, mais Jésus dit : « Celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère » (Matthieu 19 :9).  Et dans Romains 7 :2,3, nous lisons : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant… Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.  »

Nous pouvons voir que cette femme méritait la mort sous la Loi.  Elle n’avait rien à dire à Jésus ; elle était une pécheresse coupable, debout à la barre de jugement.  Mais Jésus vit un cœur repentant, et auprès de Lui, se trouve la miséricorde.

Combien merveilleuses ont dû être pour la femme les paroles de Jésus qui dit : « Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus ! » Quelle différence avec les scribes odieux qui ne s’intéressaient à elle que pour trouver l’occasion d’accomplir leur intention criminelle !

Avec quel émerveillement tout pécheur repentant se rend compte de la Grâce de Christ qui pardonne à travers le Sang expiatoire du Calvaire !  Il se tient devant Dieu sans recours, coupable de péché, condamné par la Loi de Dieu à la damnation éternelle, pour être séparé du Seigneur ; et puis, il reçoit le pardon, ses péchés sont ôtés, et il lui est dit d’aller, et de ne plus pécher !

Le Psalmiste a bien dit : « Si tu gardais le souvenir des iniquités, Eternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? » (Psaumes 130:3; 103:10).  Si Dieu traitait un pécheur selon ses péchés, qui jamais serait justifié devant Dieu ? Qui jamais serait en mesure de se tenir au sein de l’assemblée des saints et témoigner de la bonté et de la Grâce de Dieu envers lui ?

QUESTIONS

  1. Quel était le but des Pharisiens lorsqu’ils amenèrent une femme adultère à Christ ?
  2. Les Pharisiens furent-ils poussés par l’amour divin lorsqu’ils vinrent à Christ pour discuter de Moïse et de la Loi ?
  3. Pensez-vous que la Loi de Moïse était injuste en demandant que les adultères fussent lapidés ? Donnez vos raisons.
  4. Dieu est-Il injuste (en tant que auteur de la Loi) en demandant que les adultères fussent tués ?
  5. Pourquoi les Pharisiens pensèrent-ils que Christ ne permettrait pas que la femme fût lapidée ?
  6. Quel était le but de la Loi de Moïse ?
  7. Les Pharisiens vivaient-ils selon ce que demandait la Loi ?
  8. De quels péchés les Pharisiens furent-ils coupables ?
  9. Comment Christ sauva-t-Il la femme adultère de la mort par lapidation ?
  10. Pourquoi Jésus avait-Il l’autorité de lui dire : « Va, et ne pèche plus ? «